Un jardin à l’@nnexe #2 – De quoi en faire des caisses

On est parti très tôt ce matin. A deux voitures. Direction la banlieue, pour récupérer ce qui va prochainement devenir l’ossature de notre jardin. Le temps était pourri. Pas vraiment une surprise… Heureusement, j’avais deux valeurs sûres avec moi. Ahmed, qui avait mis gentiment à disposition son Renault Espace familial rallongé et Giacomo sa Peugeot 307.

Grands bordeaux prochains sièges du végétal

Grands bordeaux prochains sièges du végétal

L’entrepôt est d’une belle taille. Moderne. Silencieusement moderne. Les ouvriers ne se parlent pas. Ils se calculent. Ils se croisent. Ils sont concentrés, mais nous accueillent correctement et leur disponibilité à nous guider vers le trésor est appréciable.

Leurs karts qui s’affairent dans tous les sens. Chaque cariste a sa feuille de route. Un casque sur les oreilles : c’est la commande vocale qui leur dit quel colis prendre et où le déposer. Ils ne savent pas exactement ce qu’ils transportent. Cela n’a pas d’importance. Ils sont leur propre patron. Voice picking que ça s’appelle. La voix qui ne vous lâche plus.

Nous nous frayons un chemin dans cet océan de rouges, blancs, rosés… cépages de toutes sortes. Le sang de la terre et là, le sang des hommes, sur leur kart et la voix qui ne les lâchent plus.

Plusieurs chariots nous attendent. Ils portent un drôle de nom que j’ai oublié. Ce sont les mêmes qu’à La Poste.

Le Renault Espace de Ahmed rempli jusqu'à la gueule

Le Renault Espace de Ahmed rempli jusqu’à la gueule

Au total, ce ne sont pas moins de 72 caisses de 12 bouteilles des meilleurs bordeaux. Ah, si seulement on avait pu les boire ! 72 x 12, ça fait 864. A raison d’une par jour, il nous aurait fallu presque deux ans et demi pour toutes les écluser. Joie du palais, plaisir des papilles. Imaginez le velours de notre estomac. Pas moins de 648 litres de bon pinard… même pas en rêve.

Après rapatriement sans encombres, déchargement dans la salle principale. On les pose où on peut. 72 caisses de 50cm de large ça prend un peu de place et de volume. Mises bout à bout on arrive à 36 mètres ! Notre linéaire de vitrine où nous jardinerons est plus modeste, mais néanmoins confortable pour aménager quelques espaces où une nature, recréée, aura ses droits. Le jeu ressemble à un Lego grandeur nature. Peintes dans différentes couleurs, les caisses formeront une mosaïque de pixels. L’informatique pénètre le végétal. Le végétal pénétrera l’informatique. Il le contaminera. Le dévoiera. Je vous le promets. Pour l’instant le pin des boîtes envahit la salle Linux et les stagiaires d’Élise s’acharnent sur le tableur.

Le Lego bordelais

Le Lego bordelais

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