Réaménagement de l’@nnexe #10 : Olivier, un gars doué !

fixation-switch

Un switch fixé sous un poste informatique avec des techniques de Géo Trouvetou

Rien de tel que le contact ! Les relations de proche en proche. En jargon numérique on dirait « de P2P » (peer to peer,  » de pair à pair »). Le réaménagement collaboratif de notre espace fête en ce moment sa première année. Tout est chantier chez nous. Mais on ne se trompera pas en disant qu’entre la V1 et la future V2, l’@nnexe a connu de substantiels changements.

Si vous avez suivi les épisodes précédents, vous savez qui est Michelle, Jean-Luc, Claudine, Muriel, Lourdes, Liliana, Sheila, Francis, François… et tant d’autres petites abeilles qui alimentent la ruche  ! L’une a fait un audit du lieu avec des recommandations, l’autre a réalisé les plans de l’@nnexe version 1.9. D’autres encore ont cousu les rideaux qui nous protègent de l’aveuglement, apporté des coups de main et des gâteaux, des ondes positives, des encouragements et des gentillesses.

Chez les râleurs on trouve de bons bricoleurs

Aujourd’hui, c’est Olivier[1] qui a droit à son quart d’heure de célébrité, mais ne lui dites surtout pas, car il ne voudrait pas qu’on en parle ! Le contact, le proche en proche, je vous dis.

C’est parti simplement sur une remarque. Olivier fréquente régulièrement les accès libres. On se connaît. On s’apprécie, on parle de temps à autre, mais ça ne va pas plus loin.

Je me retrouve à aider quelqu’un sur un poste quand j’entends râler Olivier sur l’organisation des tables de la petite salle informatique. Soupe au lait comme je suis, je prends ça pour moi et pour celles et ceux qui ont sué avec nous pour améliorer l’espace. Je lui explique que c’est facile de critiquer, mais que nous avons passé un temps de damnés pour démonter, déplacer et remonter les tables. Que nous avons passé des semaines à trouver des solutions, à faire les plans… le tout, avec les moyens du bord : des bouts de ficelles. Je tais l’épisode de la découpe des tubes en alu, mais je le pense fortement et dans un mouvement romantique de la main, je lui lance un « si tu veux nous donner un coup main, tu es le bienvenu ! ». Oui, j’avais oublié de préciser que je le tutoie, car on a le même âge et quelques anecdotes en commun. Le proche en proche je vous dis. Et notre Olivier, d’un œil vif et malicieux de renvoyer : « ah ben ouais, OK, moi j’ai du temps, ça dépend de vos besoins ».

L’affaire n’en reste pas là. Nous nous isolons un instant et nous faisons le point sur ses envies et ses savoir-faire. J’apprends qu’il aime bricoler, qu’il sait souder et pour le reste, je l’ai découvert plus tard. Rendez-vous est pris. J’aime mettre les gens au pied du mur pour savoir ce qu’ils ont dans le ventre ; ce que vaut leur parole. Les « challenger » comme on dit maintenant.

Avec Olivier, on aime bricoler

Une semaine plus tard, Olivier est là, le jour J à l’heure H. On commence par concevoir comment habiller un de nos chariots métalliques avec du bois. L’idée, c’est d’en faire une armoire roulante pour stocker nos carcasses et autres pièces informatiques détachées. Nos DEEE[2] quoi.

Nos caisses de 12 bouteilles de grands crus de bordeaux pourront répondre à une partie de nos besoins. Le reste sera assuré par des planches de palettes.

Olivier se met donc au travail. Comme convenu, il fixe deux caisses sur le côté sur chariot en guise de casiers de rangement. Joli coup ! Il bosse bien Olivier et en autonomie. Le rêve !

Cachez ces câbles que je ne saurais voir

Cette première mission en appelle d’autres. Depuis le redéploiement de notre mobilier dans tout l’espace, opéré pendant les vacances de Pâques 2014, je n’arrive pas à trouver du temps pour sécuriser et rationaliser les câbles de toutes sortes qui jonchent le sol des salles informatiques et débordent dangereusement de l’arrière des postes. J’ai bien essayé de motiver quelques personnes chez nous pour s’y coller tous ensemble, mais rien à faire. A part moi, le bricolage ne passionne pas les foules à l’@nnexe. Dommage…

Un superbe exemple de basse technologie : bande métallique galvanisée, tube de mousse de protection pour les tuyauteries en guise de passe-câbles

Un superbe exemple de basse technologie :
bande métallique galvanisée, tube de mousse de protection pour les tuyauteries en guise de passe-câbles. Une barrette en fer blanc récupérée sur une PC pour fabriquer une patte de fixation.

Je branche donc Olivier sur les câbles. Il ne fait aucune résistance. Le matériel nécessaire était prêt depuis des mois pour faire le job. J’avais phosphoré sur comment rassembler les câbles ensemble, les guider dans des goulottes. Le tout, bien sûr, à moindre coût. Pour trouver la solution j’avais donc à nouveau convoqué mon cerveau de hacker[3]. Un rouleau de 10 mètres de bande perforée en galvanisé d’une largeur de 8mm environ (autour de 10 euros) + des tubes de mousse à calfeutrer les tuyaux d’eau pour éviter le gel (moins de 1 euro le tube) feraient bien l’affaire.

Je vends donc la solution à Olivier qui tente vainement de m’emmener vers des matériels professionnels inabordables pour l’association. Je tiens bon, malgré les derniers coups de boutoir. Un test est décidé sur 2 postes. Le résultat est probant. Olivier termine la petite salle de 6 postes et attaque courageusement la grande salle où il faut fixer un switch[4] et ranger au mieux les câbles réseau. Une rangée sert de test. La rigueur et la patience d’Olivier fait le reste. Le switch est posé avec des techniques à la MacGyver : des vis improbables et des plaquettes en fer blanc carottées sur nos carcasses informatiques.

Nous en sommes là. Encore 6 postes à traiter et les deux salles informatiques (15 postes) seront pleinement fonctionnelles.

Nous attendons prochainement un lot de machines que nous hériterons de l’Institut du Cancer. Cela donnera à notre parc informatique un petit coup de jeune et améliorera, une fois de plus, les services que nous pouvons rendre à nos usagers.

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Notes :

[1]. Il ne s’agit pas d’Olivier D., mais d’Olivier B. Eh oui, nous avons désormais deux Olivier dans notre fertile et beau tiers lieu !

[2]. Les DEEE (ou D3E) désignent les Déchets d’Équipement Électrique et Électronique qui sont difficilement recyclables, mais néanmoins très polluants, car ils contiennent toutes sortes de métaux lourds, de plastiques et autres composants chimiques ayant un impact important sur l’environnement et les milieux naturels.

[3]. Le hacker est une personne qui aime comprendre en détail le fonctionnement interne d’un système (informatique ou pas) ou d’un objet en général. En maîtrisant ce fonctionnement, il peut ensuite détourner l’objet de son usage initial pour en créer un nouveau. Il existe des hacker dans tous les domaines et, surtout, plein de hackers et de hackeuses qui s’ignorent à travers le monde !

NB : dans le champ informatique, ne pas confondre hacker et pirate.

[4]. Un switch (ou commutateur) est un boîtier électronique qui est utilisé dans le domaine des réseaux pour redistribuer une connexion réseau ou une connexion Internet. Grâce à un switch, un seul câble, qui apporte la connexion Internet, peut être démultiplié en plusieurs câbles (4, 6, 8 ou plus, selon la taille du boîtier) pour alimenter plusieurs ordinateurs. C’est comme une multiprise, mais pour la connexion Internet.

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Classé dans Chantiers collaboratifs, La vie de l'EPN

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