Elle maaarrrche !!!

Vous croyez aux miracles ? Nous, oui. Le dernier du genre s’est produit ce soir entre 18h25 et 19h avec la K8200.

Le club électronique et robotique suivait mollement son cours quand soudain Jean-Marc, par on ne sait quel tour de passe-passe, détourna l’attention du groupe et opéra un mouvement vers l’atelier pour montrer la K8200 qu’il s’était remis à régler à l’heure du déjeuner. Deux curieux l’avaient suivi et l’avaient aidé à rapporter la machine sur la grande table où officie le club tous les mercredis. L’intérêt pour l’engin contamina bien vite le reste de l’assistance et Jean-Marc s’était déjà penché sur une énième mise au point. Des bruits étranges surgissaient çà et là. Tous étaient attentifs aux moindre mouvement. C’est alors que le plateau bougea. Sur un axe. Puis sur l’autre. Jean-Marc le pilotait à distance avec RepetierHost en guise de télécommande. Comme à son habitude, il était confiant. Imperturbable. Des sourires s’affichaient. Personne ne comprenait très bien. Il y avait quelque chose dans l’air d’irréel. Comme si chacun savait confusément qu’un truc inhabituel allait se produire.

1.75 ou 3mm ?

J’osai une initiative pour ne pas faire retomber la tension et partis en quête d’une bobine.

– C’est quel diamètre de fil ? lançai-je à Jean-Marc.

– 1,75 ou 3mm.

– Cherchez les specs pendant que je cherche les filaments continuai-je mécaniquement. C’est une K8000 fis-je et chacun de s’affairer pour trouver le précieux sésame.

SOS imprimante

Un saut de quelques mois dans le passé nous ferait patienter. La K8200 est une imprimante 3D de chez Velleman. Elle est arrivée chez nous fin janvier par le truchement d’Hologramme, jeune association que nous avons accueillie en résidence à l’@nnexe (voir notre article). Hologramme souhaitait organiser chez nous des ateliers de modélisation et d’impression 3D en laissant à disposition une imprimante et un scanner 3D. Une logique de partage et de mutualisation que nous aimons pratiquer.

Seulement voilà, l’imprimante 3D montée en kit n’avait jamais fonctionné car des pièces avaient été cassées lors du montage. Dans un accès de folie ou de générosité, c’est selon, le président d’Hologramme était allé acheter début février une nouvelle imprimante avec la ferme intention de lancer au plus vite ses ateliers. Le montage de la nouvelle bête, une Vertex K8400 à deux têtes allait bientôt être montée après bien des turpitudes (voir notre article).

Des mois ont passé, sans qu’Hologramme ne reparut sérieusement chez nous. Tout juste avaient-ils donné deux ateliers test de modélisation 3D en avril pour disparaître à nouveau. Le contact avait finalement été rétabli, non sans mal, en juillet ; puis, plus sérieusement, en septembre où nous avions réussi à arracher l’historique des pannes des deux machines en jachère. Jean-Marc et Jean-Pierre, nos commandos d’élite, avaient donc pu s’atteler aux réparations et aux interminables réglages qui n’avaient pas encore abouti. Nous en étions là, en ce 19 octobre de l’an de grâce 2016. Au milieu du guet avec deux machines réparées, mais pas fonctionnelles.

Du gros calibre

Satellisé pendant quelques minutes dans les entrailles de notre joyeux bazar, je revins finalement avec 3 bobines de PLA : deux noires et une verte. Une de 1.75 et deux de 3mm. Personne n’avait encore trouvé la réponse à l’insoutenable question. Avec K8000, on trouve un modèle de carte d’interface de PC me lançait Stéphane. T’es sûr que c’est ça la référence ?

Un rapide coup d’œil sur la boîte de la seconde imprimante me fit comprendre que nous étions dans une gamme de K8200. L’erreur aussitôt corrigée nous mit rapidement sur les rails : c’était du gros calibre. Il fallait donc du 3mm.

Et le plastique fondit

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Il ne restait plus qu’à engager le filament dans le guide. Sans me poser de question, je plaçai la bobine sur son axe et poussai le filament dans l’orifice du guide jusqu’à sentir un arrêt. Jean-Marc, toujours aussi concentré restait à la manœuvre et manipulait Repetier comme si de rien n’était. Et le travail avançait. Le grand ordonnanceur nous préparait en douce un chien de sa chienne. C’est ainsi que se mit en branle le plateau et la buse qui crachait en virtuose une gelée verdâtre qui laissa l’assistance un instant silencieuse. Le miracle se produisait devant nos yeux et le plastique fondait et le plateau bougeait et la buse tournait, virevoltait et les convives étaient bouches bées. Elle marche. Elle marche… Nan, c’est pas vrai, elle marche !!! La patience avait payé. La réparation avait payé. Les réglages commençaient à payer… Quelques temps seulement : la pièce venait de bouger et la buse continuait cette fois à vomir sa bile sur la pastille qui se profilait gentiment.

L’impression 3D avait eu lieu. Là, sous nos yeux ébahis. Un grand pas pour le club qui attendait ce moment, mais un petit pas pour l’impression 3D qui nous remettait très vite sur le chemin de croix qu’elle comporte : des réglages, des réglages… et encore des réglages. Un miracle qui en créera tant d’autres !

 

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Classé dans La vie de l'EPN

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