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Informaticien mais gentil quand même!

Musique partout ! Du Multi-room avec Raspberry Pi.

Cet article est un tutoriel qui montre comment installer et configurer une installation multiroom audio à base de Raspberry Pi et du logiciel Volumio.

Une présentation de Volumio.

Volumio est un système (pas seulement une application) qui permet de jouer de la musique un peu partout avec une bonne qualité sonore.

Quelques fonctionnalités du logiciel :

  • il est libre et open-source,
  • Il tourne sur des petits systèmes tels que : Raspberry PI, UDOO, Cubox-i, Odroid.
  • Il sait lire les formats suivants : FLAC, Alac, Aac, Vorbis, Mp3, DSD,
  • Il sait lire sur les serveurs DLNA, les partages Samba (windows), il est compatible Airplay (Apple),
  • Il sait écouter les webradios (radios diffusées sur internet),
  • Il assure les fonctionnalités dites de multi-room. On va pouvoir par exemple écouter une musique différente dans différentes pièces ou la même musique en synchronisé dans plusieurs pièces,
  • ne nécessite pas de tirer des câbles audio. Le réseau filaire ethernet ou wifi suffisent,
  • il se pilote avec un navigateur depuis tout types d’ordinateurs (PC sous linux ou windows, Mac, Androïd, IOS, etc.),
  • etc.
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Un petit schéma pour mieux comprendre l’architecture. Source : volumio.org

Je vais vous présenter ici sa mise en œuvre sur Raspberry pi.

Le Raspberry pi

Le Raspberry pi est un formidable ordinateur, apparu en 2014. Il est souple, ouvert, petit et surtout peu coûteux (40€). Des tonnes de cartes additionnelles compatibles et des milliers de projets destinés à cette plateforme ont vu le jour.

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Raspberry Pi 3 Source : http://www.kubii.fr

Quelques défauts :

  • Il souffre d’une sortie audio médiocre.
  • Il n’a pas de bouton marche-arrêt.
  • Il n’a pas d’horloge intégrée.

On va doter notre raspberry d’une sortie audio de bonne qualité.

Plusieurs choix sont possibles :

  • Une carte avec une sortie RCA qui pourra se raccorder à une chaîne hifi par exemple.
    Hifiberry DAC+ 30 €

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    source Hifiberry

  • Une carte avec sortie numérique S/PDIF (non testée)
  • Une carte contient un amplificateur sur laquelle on pourra raccorder deux enceintes hifi.

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    source Hifiberry

  • Une variante avec amplificateur à tubes (non testée et très chère).

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    Ampli à tube, source : Volumio.org

Ces cartes se posent par dessus le raspberry pi, ce sont les broches du GPIO qui connectent la carte avec l’ordinateur.

Les matériels nécessaires

Version DAC

Pour la version DAC qui se branche sur une chaîne hifi :

  • 1 raspberry pi 2 ou 3
  • une carte Hifiberry Dac +
  • une alimentation pour le raspberry
  • une SD Card 8 Go ou plus
  • un boîtier pouvant accueillir le raspberry et la carte DAC.
  • un cordon RCA

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    Connectique RCA. Source : http://www.commentcamarche.com

  • une chaîne hifi ou un appareil disposant d’une entrée RCA

Version Amplificateur

  • 1 raspberry pi 2 ou 3
  • une carte Hifiberry AMP+ avec une alimentation qui alimentera le raspberry et l’amplificateur.
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  • une SD Card 8 Go ou plus avec un adaptateur
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Carte sd avec adaptateur. Source : http://www.kubii.fr

  • un boîtier pouvant accueillir le raspberry et la carte Amp+
  • Deux enceintes
  • du câble pour haut-parleur

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    câble haut-parleur source Castorama

Commentaires sur les matériels

Il faudra pour la configuration d’un PC de préférence sous Linux. Ce PC doit être équipé d’un lecteur de carte SD. Si ce n’est pas le cas vous pouvez acheter ceci pour ~6€ :

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Card reader. Source http://www.kubii.fr

Avec ce lecteur qui se branche sur un port USB on pourra lire et écrire les cartes sd.

Il est inutile de prendre une carte pré-gravée avec une distribution car nous devrons la re-graver.

Il faudra aussi disposer d’un câble ethernet même si vous souhaitez utiliser que la wifi au final, le câble ethernet sera nécessaire pour la configuration initiale.

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Connecteur RS45 ethernet Source http://www.kubii.fr

On note aussi qu’aucun clavier, ni souris, ni écran ne sont requis.

Bon on y va ?

Installation et configuration.

Assemblage du matériel.

Assez enfantin, on fixe la carte additionnelle sur le raspberry pi. On pose les entretoises (éléments dans les coins des cartes qui les relient entre-elles)

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Les entretoises sont livrées avec les cartes.

On pose le tout dans le boîtier.

Préparation de la carte SD

Récupération de l’image Volumio

On récupère une image volumio ici : https://volumio.org/get-started/

L’image obtenue est compressée donc on la décompresse avec le programme de gestion des archives. Quand on « double-clique » sur l’archive zip çà lance le gestionnaire d’archives. Dans ce programme on demande d’extraire le fichier contenu. C’est un fichier dont l’extension est img.

L’image du genre : volumio-2.030-2016-11-20-x86.img sera gravée sur la carte sd.

Gravure de la carte sd.

On place la carte sd dans son lecteur et le lecteur sur le port usb du pc. Dès l’insertion on doit voir le montage de la carte se faire et cela se voit dans le gestionnaire de fichier.

Il faut à ce stade identifier le lecteur vu du système.

Pour cela le logiciel « disques » sous Mint va nous aider.

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Le logiciel « Disques »

Dans l’exemple ci-dessus on voit le lecteur monté en sdd.

On ouvre un terminal. On se place dans le répertoire qui contient l’image Volumio.

sudo dd bs=4M if=mon image volumio.img of=/dev/sdx

Cette commande va copier notre image sur la carte.

On remplace « mon image volumio.img » par le nom de l’image qu’on téléchargé puis extrait.

On remplace sdx par le disque de montage de la carte. Dans mon exemple ce la donnera :

sudo dd bs=4M if=volumio-2.030-2016-11-20-x86.img of=/dev/sdd

Attention une erreur de destination du genre : j’écris sda au lieu de sdd écrasera tout le disque sda !!! A vous d’éviter de vous tirer une balle dans le pied.

Quand on est bien sur, on inspire un grand coup, on lance et on laisse l’exécution se faire. (tsin tsin tsin – musique hitchcokienne)

Quand c’est fait on démonte proprement le lecteur dans le gestionnaire de fichier.

On installe la carte sd dans le raspberry pi éteint au préalable !

On effectue les branchements hifi  : RCA ou haut-parleurs.

On branche le connecteur ethernet (même si la cible de fonctionnement finale sera le wifi).

Le câble ethernet va relier le raspberry avec votre réseau. Vous pouvez vous brancher sur une prise disponible de votre box.

Nota important pour l’alimentation de l’ampli AMP+. Je recommande de brancher le câble secteur (entre l’alimentation et la prise secteur) en dernier car sinon la connexion côté amplificateur provoque des étincelles  certes très jolies mais susceptibles de faire des dégâts sur les cartes. C’est vous qui voyez…

Enfin au dernier branchement de l’alimentation le raspberry démarre dans une ambiance tendue mais pleine d’espoirs musicaux. (tada!)

Et pendant ce temps Volumio démarre…

Le premier démarrage de Volumio est long, voire très long. Plusieurs minutes. Çà tombe bien pendant ce temps nous avons des choses à faire sur le PC.

Préparation depuis une station linux

Sur la station linux (pas le raspberry) on installe le logiciel nmap qui permet entre autres de scanner son réseau local.

Sur les distributions de la famille Ubuntu le logiciel se trouve dans la logithèque.

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La logithèque sous Linux-Mint

Ce logiciel s’utilise dans un terminal. Nous l’utiliserons pour découvrir l’adresse ip de notre raspberry.

Nota : Pour les malins qui pensent plus rapide de se connecter directement sur le rapberry et modifier les fichiers de configuration réseau : laissez-tomber ! Cela ne fonctionne pas ! Je le sais car j’ai perdu plusieurs soirées avec çà!

Dans quel réseau suis-je ?

Dans un terminal on va déterminer dans un premier temps la plage d’adresse de notre réseau local avec la commande ifconfig

thierry@ioannina-mint ~ $ ifconfig
enp4s0    Link encap:Ethernet  HWaddr f4:6d:04:4f:07:67  
          inet adr:192.168.0.9  Bcast:192.168.0.255  Masque:255.255.255.0
          adr inet6: fe80::c87b:9b52:57f8:88f0/64 Scope:Lien
          UP BROADCAST RUNNING MULTICAST  MTU:1500  Metric:1
          Packets reçus:1273021 erreurs:0 :0 overruns:0 frame:0
          TX packets:534723 errors:0 dropped:0 overruns:0 carrier:0
          collisions:0 lg file transmission:1000 
          Octets reçus:1630221999 (1.6 GB) Octets transmis:62082400 (62.0 MB)

Les informations qui nous intéressent sont : inet adr:192.168.0.9 et Masque:255.255.255.0

La première donne l’adresse ip de mon poste et la seconde comment les adresses peuvent varier dans le réseau local.

255.255.255.0 dit que seul le dernier bloc d’adresse peut changer.

192.168.0.9 dit que mon adresse commence par 192.168.0

Donc mon réseau local va de l’adresse 192.168.0.0 à 192.168.0.255 et comme les adressses .0 et .255 sont réservées mon réseau local va effectivement de 192.168.0.1 à 192.168.0.254.

Vous serez très probablement dans le même cas ou éventuellement des adresses en 192.168.1.x

Ou est mon Volumio  ?

Nous allons déterminer l’adresse IP de notre raspberry et pour cela nous allons faire de la haute voltige dans notre terminal.

On passe la commande qui suit en remplaçant le x par ce que vous avez trouvé à l’étape précédente :

sudo nmap -sP -PT -PI -T 3 192.168.x.*

donc pour moi c’est :

sudo nmap -sP -PT -PI -T 3 192.168.0.*

Dans la réponse obtenue vous aurez les machines et appareils connectés au réseau local.

Chaque bloc correspond à une machine (un interface réseau pour être précis).

Nmap scan report for 192.168.0.240
Host is up (0.00032s latency).
MAC Address: B8:27:EB:4C:D9:D8 (Raspberry Pi Foundation)
Nmap scan report for 192.168.0.241
Host is up (0.047s latency).
MAC Address: B8:27:EB:A5:97:F9 (Raspberry Pi Foundation)

Dans l’extrait ci-dessus on voit deux raspberry, un en 192.168.0.240 et l’autre en 192.168.0.241

Notez l’adresse de votre raspberry.

Ouvrez votre navigateur favori (Firefox) dans la zone d’adresse du site inscrivez l’adresse trouvée.

Si tout s’est bien passé vous devriez avoir une page ressemblant à ceci :

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Écran d’accueil Volumio

Là vous pouvez être très satisfait de vous. Il ne reste plus que la configuration de volumio à faire !

Normalement il devrait être tard dans la nuit quand vous serez arrivé là. Je préconise donc d’aller dormir en attendant la publication du second épisode où l’on ouïra la musique jaillir de nos petits mais efficaces engins.

Configuration de Volumio

Description de la page d’accueil de Volumio

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Page d’accueil Volumio

De haut en bas et de gauche à droite nous avons :

  1. Le lien qui pointe vers l page d’accueil (Volumio)
  2. Les boutons de pilotage audio (morceau précédent, lecture/pause, morceau suivant)
  3. Le bouton pour aller vers les différents réglages (la route dentée)
  4. Le module de suivi du morceau en cours (ici on a écouté 2:30 sur les 4:19 totaux)
  5. Le module de présentation du morceau : titre de l’album, titre du morceau, artiste, pochette de l’album.
  6. Module de contrôle du volume
  7. La zone d’affichage des Volumio présents sur le réseau (ici c’est deux)
  8. Le lien « Parcourir » qui permet de naviguer dans l’ensemble de la musique disponible
  9. Le lien « Jouer » c’est pour jouer (étonnant non ?)
  10. Le lien « Queue » qui permet de gérer la file en cours des morceaux.

Les paramètres vite !

Ok ok on y va.

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Menu apparence

Pour commencer on va faire parler français notre système.

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Menu apparence

Je vous laisse choisir la langue et le thème graphique qui vont iront bien…

Menu Système

Ensuite nous allons dans « Système »

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Page « Système »

Ici nous allons donner un nom à notre système. Chaque système Volumio doit avoir son nom qui sera unique sur le réseau.

Nota : je recommande l’option : « Son de Démarrage » qui donne un son au démarrage du système c’est assez pratique pour savoir si le son fonctionne.

Ensuite on clique sur « Vérifier les mises à jour ». Si nécessaire on installe la mise à jour.

Pour la prise en compte de ces premières opérations nous allons re-démarrer le système.

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Écran d’arrêt et redémarrage

Je vous laisse deviner sur quel bouton on clique.

Nota : les redémarrages sont toujours longs, soyez patients avant de passer vos nerfs sur ce qui vous tombe sous la main.

Les réglages audio, menu lecture.

Pour la version AMP+ c’est assez simple. Voici mes réglages

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Écran des réglages audio

Pour la version DAC+ c’est plus fourni :

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Options de lecture

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Options de lecture – suite

Nota : après toute modification n’oubliez pas le bouton « Sauver » associé au groupe de paramètres.

Les réglages du réseau

Vous êtes toujours là ? Maintenant on arrive dans une partie plus délicate : les paramètres réseau.

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En premier lieu choisissez le mode de connexion que vous voulez : câblé (filaire) ou wifi.

Si vous voulez utiliser le mode câblé : il faudra désactiver le wifi et renseigner la partie « réseau câblé ».

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Partie Wifi

Vous positionnez « Réseau Sans Fil (Wifi) sur OFF. Vous effacez les saisies dans les 3 champs qui suivent et vous cliquez sur « Sauver »

Pour rappel : dès qu’on modifie cette partie après sauvegarde vous pouvez perdre la visibilité sur votre volumio. En effet si vous connecté sur l’adresse 192.168.0.10 et vous demandez qu’il passe en 192.168.0.20 il faut dans votre navigateur passer sur la nouvelle adresse. Enfin chaque modification nécessite un redémarrage. Il faudra être patient.

Les débutants en réseau choisiront l’allocation dynamique (dhcp). Les autres feront comme bon leur semblera.

En allocation dynamique. Vous sélectionnez IP automatique sur ON. C’est le mode le plus facile.

Pour simplifier vos changements d’adresses vous pouvez accéder à volumio avec son nom (le nom qu’on a renseigné sur la page système) au lieu de son adresse IP.

exemple : http://volumio1.local

Facile non ?

Les réglages des partages

Le raspberry pi est un ordinateur formidable mais il ne dispose pas de beaucoup de place de stockage.

Pour ceux qui veulent faire simple il faudra déposer sa musique dans une clé usb et brancher cette dernière sur le raspberry.

Pour ceux qui disposent d’un serveur samba volumio sait y accéder.

Pour cela on va dans le menu « Ma Musique ».

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Page des partages

On peut ajouter un disque en cliquant sur « Ajouter un nouveau disque »

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Page d’ajout de disque

On sélectionne son serveur et on renseigne les champs demandés.

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Page de configuration du partage

Ensuite on sauve tout çà.

Au passage on peut noter que la sécurité n’est pas le point fort de Volumio car quiconque accède à Volumio pourra voir le compte et son mot de passe.

On demandera ensuite à Volumio de faire un « scan ».

Cette opération est longue, soyez patient et vos morceaux finiront par apparaître.

Nota : quand vous avez fini la configuration, n’importe quel outil disposant d’un navigateur pourra piloter vos appareils Volumio : un pc, une tablette, un smartphone.

Petit bilan.

En résumé les points forts et points faibles de Volumio.

Avantages

  • mise en œuvre économique
  • souplesse de fonctionnement car il est multi-plateforme,
  • Bonne ergonomie du logiciel, des pages avec l’essentiel,
  • Esthétique agréable et claire,
  • Francisation complète,
  • Bonne qualité sonore.

Inconvénients

  • le système est fréquemment lent, le Raspberry y est probablement pour quelque chose
  • la sécurité est quasi absente
  • Le plus grave pour moi : avec plusieurs appareils le système ne sait pas synchroniser différents systèmes sur la même musique.

Liens utiles

Hifiberry : https://www.hifiberry.com

Volumio : https://volumio.org

Kubii : https://www.kubii.fr

Un excellent tutoriel sur le même sujet avec un autre logiciel : http://www.maison-et-domotique.com/56929-realisation-de-multiroom-audio-a-base-de-raspberry-pi-hifiberry/

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Classé dans Mémos et tutos

Le meilleur outil de gestion de mots de passe – La révélation finale !

Résumé des épisodes précédents

Dans un billet précédent j’ai tenté de vous mettre l’octet à la bouche à propos d’un outil merveilleux pour la gestion des mots de passe.

Le moment est venu de vous dévoiler le nom de l’outil formidable.

Un dernier indice en forme de bonne nouvelle ?

Il ne nécessite presque aucune formation pour la prise en main car vous l’utilisez déjà !

Et le gagnant est…

Alors vous ne voyez toujours pas ?

Il s’agit de Libre Office Calc !

Tada ! Tuba_Monster_28J_Conn_BBb

Reprenons notre cahier des charges :

Quelles fonctionnalités devait proposer l’outil idéal ?

  • il est libre, c’est le cas de Calc ;
  • Il utilise des formats de fichier ouverts existants : ODS par exemple ;
  • Il est sûr et fiable, aucun outil n’existe sur le marché pour casser les fichiers cryptés par ses soins, Calc est comme ça.
  • Il permet tous les imports et exports dans les formats connus, donc on peut reprendre un tableau de mots de passe existants, Calc fait tout ça.

Il est souple et configurable. On peut, à sa convenance, ajouter toutes les colonnes que l’on voudra.

Voici les colonnes que je vous propose :

  • service : le nom du service concerné exemple une url du site : http://www.lessitesenbeauce.fr
  • compte : le nom du compte à utiliser
  • mot de passe : le mot de passe
  • complément 1 et complément 2 : certains sites ont besoin d’autres informations
  • catégorie : pour le classement, exemple perso/prof
  • sous–catégorie : informatique/services/loisirs, etc.
  • adresse liée : l’adresse de courriel associée au compte. Très utile si un jour en changeant de fournisseur d’accès internet vous seriez obligés de changer d’adresse e-mail.

Ensuite comment crypter ?

C’est très simple : on sélectionne « enregistrer sous » dans le menu fichier

enregsous

On donne un nom à notre coffre-fort. On coche en bas de la fenêtre Enregistrer avec mot de passe.

saisie

On saisit deux fois le mot de passe. Attention ce mot de passe sera le seul à retenir et le plus important de tous car il donne tous les autres ! Il doit donc être à la fois sûr et simple à retenir.

Conseils : utiliser des majuscules, des minuscules, des chiffres et quelques caractères spéciaux.

De l’usage raisonné du Günther

Il ne faut jamais utiliser dans un mot de passe des caractères accentués ou particuliers à la langue française comme le c cédille (ç).

En effet vous pourriez un jour vous retrouver à l’étranger avec un clavier qui ne connaît pas ces caractères. Et dans ce cas on a pas toujours un Günther sous la main qui sait faire tous les caractères du monde avec n’importe quel clavier. Eh oui Günther est le grand maître des caractères étranges mais il est peu disponible.

Il est  multi-plateformes, je parle de Calc maintenant, il faut suivre un minimum.

Il existe donc sous Linux, sous Windows, sous MAC OS/X et sous Android. Il existe aussi en version portable pour Windows. C’est une version qui ne nécessite pas de droits d’administration pour l’installation sur le poste Windows.

Sous Android plusieurs candidats possibles pour lire votre fichier de mot de passe. Personnellement j’utilise un simple lecteur car sur un smartphone la mise à jour d’un tableau ne sera jamais facile à cause de la taille réduite de l’écran. Mon lecteur de tableau s’appelle Open Document Reader.

Pour le cloud il suffit de déposer votre fichier dans votre cloud préféré. Sur Google Drive ça fonctionne très bien.

Voilà. Le produit a toutes les qualités requises.

Désolé pour les amateurs d’usines à gaz ;-)

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Classé dans Culture numérique, Les bonnes recettes de l'@nnexe, Mémos et tutos

Le meilleur outil de gestion de mot de passe du monde et du treizième arrondissement !

La sécurité c’est pénible

Les mots de passe sont un mal nécessaire en informatique. Ils assurent la sécurité de nos accès, de nos données mais on finit par en avoir énormément, trop même.

Pas question de mettre toujours le même partout ! En effet, imaginez que vous alliez régulièrement sur un forum de discussion. Pour y aller vous avez un compte et un mot de passe. On ne sait pas toujours quel niveau de sécurité est mis en œuvre sur les sites. Si le site est piraté les pirates ont la clé qui ouvre toutes vos portes, tous vos coffres.

La feuille de papier posée à côté de l’écran… n’y pensons même pas !

Avoir plusieurs mots de passe est indispensable. Comment faire pour mémoriser tous ces précieux sésames ?

Il existe différents outils en particulier des outils libres sous Linux. Il existe aussi des méthodes basées sur la mnémotechnique.

J’en ai essayé plusieurs sans jamais en adopter aucun car aucun n’avait toutes les caractéristiques requises de mon point de vue.

128px-Padlock.svg

Portrait robot du mouton à cinq pattes

Quelles fonctionnalités devrait proposer l’outil idéal ?

  • D’abord il serait libre

C’est un principe, ça ne se discute pas :-) Pas de licence à payer pas de dépendance à une société commerciale. L’avenir et la sûreté du produit ne devraient pas être remis en cause par un changement de politique commerciale. Il utiliserait des formats de fichier ouverts existants.

  • Il serait sûr et fiable

Aucun outil ne doit exister sur le marché pour forcer le coffre-fort qui contiendra toutes vos clés.

  • Il n’enfermerait pas l’utilisateur dans son choix

Le logiciel permettrait des exports vers des formats du marché si on veut changer d’outil.

  • Il accueillerait le nouvel utilisateur avec bienveillance

Il autoriserait des imports qui évitent de tout resaisir si c’est déjà fait. L’informatique est la science des fainéants qui sont prêts à réfléchir pendant plusieurs heures pour éviter de travailler une minute. Donc pas de saisies redondantes.

  • Il serait souple et configurable

Il permettrait à la convenance d’ajouter des informations autres que le nom du service, le nom du compte et le mot de passe.

Ce point a son importance car on pourrait avoir envie d’ajouter d’autres informations comme : catégorie (personnel, professionnel), sous catégorie : messagerie, banque, commerce, forum, etc. Ainsi le classement des mots de passe serait possible. Autre information pertinente : l’adresse de messagerie liée. En effet les comptes sont presque toujours associés à une adresse e-mail. Si comme moi vous avez plusieurs adresses de  messagerie il serait bien pratique de savoir à quelle adresse est liée quel compte, surtout si un jour on change d’adresse.

Puisqu’on ajoute des informations il faudrait pouvoir trier nos clés comme bon nous semblera.

  • Il serait  mutiplateformes

On devrait pouvoir l’utiliser depuis presqus tous les types de systèmes existants : Apple, Androïd, Windows, Linux. Il faudrait aussi une version portable, c’est-à-dire qu’on peut l’utiliser sous Windows sans disposer des droits d’administrateur sur le poste informatique utilisé.

  • Il fonctionnerait avec ses données locales, un disque dur, une clé USB,  ou sur un serveur ou sur un espace cloud sans jamais renoncer à la sécurité.
  • Il serait facile d’apprentissage, l’idéal serait qu’il n’en nécessite même pas.

Avec un cahier des charges aussi copieux on pourrait douter de l’existence du produit solution… et pourtant il existe.

And the winner is… (et le gagnant est…)

J’ai très envie de vous présenter le vainqueur dans un prochain billet, histoire de faire durer le suspens…

J’attends vos remarques peut-être des fonctionnalités que j’oublie ? J’attends aussi vos suggestions pour le nom du gagnant.

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Classé dans Culture numérique, Mémos et tutos

Le Passeport Tablette

Un « Tablette-Jedi » es-tu ?

Petit Padawan voici la liste de ce qu’il faut savoir faire avec une tablette tactile. Te sortir des poches les doigts tu dois.

  • Allumer la tablette
  • Éteindre la tablette
  • Mettre en veille la tablette
  • Sortir de la veille
  • Naviguer dans les pages du bureau
  • Configurer ma tablette : luminosité, volume sonore
  • Lancer une application
  • Fermer une application
  • Installer une application
  • Organiser les icônes sur le bureau
  • Désinstaller une application
  • Connaître et utiliser des applications courantes : informations, météo, transports, jeux,
  • Se connecter à un point d’accès wi-fi
  • Envoyer un courriel (e-mail)
  • Recevoir un courriel
  • Répondre à un courriel
  • « Surfer » sur internet
  • Lire un QR-Code
  • Connaître les principaux risques informatiques
  • Mettre en œuvre des mesures de sécurité
  • Gérer un agenda
  • Gérer une liste de tâches
  • Prendre une photo
  • Filmer
  • Déposer photos et films de la tablette vers l’ordinateur et inversement
  • Connaître les règles de téléchargement
  • Écouter des web-radios
  • Regarder des vidéos
  • Utiliser le GPS avec une application de cartographie

Cette liste non exhaustive ne contient que ce qui semble nécessaire au « citoyen tabletteur ». Certains items peuvent être omis selon les centres d’intérêts de chacun. En rouge ce qui est indispensable.

Les gestes de base avec la tablette ne sont pas indiqués mais sont implicitement indispensables. Ils peuvent d’ailleurs varier selon le modèle de la tablette utilisée.

Une bonne façon d’atteindre la dextérité nécessaire peut être de jouer avec des jeux simples sur la tablette comme des réussites par exemple.

Une excellente façon de maîtriser votre tablette : venir vous former à l’EPN le lundi après-midi au club tablette !

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Classé dans Culture numérique, Mémos et tutos

Microsoft et la mise à jour impossible

Au risque de faire mon « Günther » je viens ici protester. Si. Je dispose chez moi d’un PC avec deux systèmes : Windows Seven et Linux Mint. Le tout est configuré en double amorçage (double boot pour les geeks), je peux donc, en choisissant dans un menu au démarrage, choisir quel système d’exploitation je veux lancer. Depuis quelques jours j’avais des alertes venant de Windows. Elles m’indiquaient qu’une mise à jour importante n’avait pas pu être installée et cela de manière systématique à chaque démarrage. Le scénario était le suivant. Arrêt de Windows : pose de la mise à jour. Re-démarrage : l’échec à l’installation de la mise à jour provoque un nouveau démarrage pour annuler les changements entamés. Deuxième démarrage : Windows démarre avec des avertissements indiquant que les mises à jour ne sont pas installées. Dans un premier temps j’ai fait fi de ces messages avant d’analyser ce qui n’allait pas.Capture1 Code erreur 80070308 !? Après de longues recherches j’ai trouvé la réponse chez Microsoft : visiblement il ne faut pas avoir de boots multiples ! Non content d’être ni libre ni ouvert Windows ne tolère pas les autres systèmes !

Je vais lui faire une ordonnance et une sévère !

Comment faire pour avoir un Windows à jour et un Linux dans un même PC ? Oui je veux tout en mode Günther. J’ai trouvé un contournement. Mon PC dispose de plusieurs disques. Au démarrage du PC le BIOS qui a la charge du lancement du système est paramétré pour lire le MBR d’un disque. MBR ? C’est le Master Boot Record premier secteur de tout disque. C’est dans ce MBR qu’est stocké Grub, le programme de gestion de l’amorçage qui permet de choisir le système qu’on veut démarrer. J’ai modifié le BIOS pour qu’il aille chercher sur le MBR de l’autre disque. A partir de là, plus rien ne fonctionne en l’état. On boote (amorce) sur le DVD d’installation Windows. On passe ensuite en mode ligne de commande pour « réparer » le système. Réparer pour Microsoft signifie supprimer les systèmes étrangers. Les commandes utilisées :

bootrec  /fixboot
bootrec /FixMbr

Ensuite on sort et on « boote » à nouveau sur le disque (on a retiré le DVD). Maintenant il ne reste plus que Windows, les mises à jour peuvent se faire. Quelques amorçages plus tard on a un Windows à jour. Pour retrouver Linux il faut retrouver le Grub et son menu. Il suffit de configurer le BIOS sur le disque initial. Tout redevient normal jusqu’à la prochaine mise à jour sectaire…

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Tableur niveau 2 : c’est reparti !

Nous allons commencer une nouvelle série de sept séances Tableur niveau 2.

Au programme des réjouissances nous avons :

  • révision des bases
  • utilisation de ressources en ligne
  • calculs de base
  • calculs sur les entiers
  • références absolues et relatives de cellules
  • calculs de dates
  • fonctions logiques
  • traitements sur les caractères
  • traitement de données tabulaires
  • importation de données
  • tableaux croisés-dynamiques
  • nommage des cellules
  • formatages conditionnels
  • graphiques
  • CALC et Excel comparés

Beaucoup de travail sur les fonctions et pourtant nous n’en verrons qu’une petite partie (celle qui est la plus utile). Beaucoup de calculs et de logiques seront mis en œuvre.

Ce cours n’a pas pour ambition de vous faire connaître CALC de fond en comble mais de vous donner les éléments qui sont utiles dans le cadre d’une utilisation professionnelle du tableur.

Le cours niveau 2 ne donne pas d’automatismes d’utilisation comme celui du niveau 1. Il nécessite plus de calcul et d’analyse pour résoudre les exercices proposés.

Pas d’inquiétude cependant je ferais en sorte de rendre ça le plus amusant possible.

A bientôt pour de nouvelles aventures numériques !

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