Archives de Catégorie: Culture numérique

Un mot de passe sinon… rien !

Les médiateurs numériques devront-ils bientôt adopter le myosotis comme gri-gri ?

Si vous êtes le « Pierre Richard du numérique« , les mots de passe ne sont sûrement pas vos amis ! Heureusement, les médiateurs numériques sont là. Pour le meilleur et pour le p(r)ire.

Quel est le médiateur ou la médiatrice numérique qui n’a pas rencontré, dans son activité d’accompagnement, quelques « petites déconvenues » avec les mots de passe ? Aucun(e) ! Mémoriser une suite de caractères, surtout si elle est un tant soit peu complexe, est un véritable défi qui tourne souvent en cauchemar pour les publics fragiles que nous formons (seniors, chômeurs de longue durée non qualifiés, personnes handicapées…). Or, aujourd’hui, le mot de passe – et son acolyte l’identifiant – est un des trousseaux de clés de nos multiples « serrures du quotidien ». Ne pas avoir de trousseau ou le perdre régulièrement rend la vie de ces personnes encore plus instable, les place dans une situation de dépendance jusqu’à signer parfois une petite mort sociale.

Faut-il en pleurer ou en rire ? Ça dépend des jours. En tout cas, notre médiateur bénévole Alexis, impliqué dans notre Espace Public Numérique auprès des seniors fréquentant le « club tablettes« , lui, préfère prendre ça sur le ton de l’humour pour mieux faire passer la pilule. Il m’a envoyé aujourd’hui cet échange familier entre Nestor et Windows 10 que vous avez peut-être déjà vu passer. Avant que ne passe la cybercolombe pascale et pour conjurer ce que j’appelle le « syndrome du Capitaine Haddock« , voici de quoi soulager les nerfs de nos chers confrères et consœurs dans leur via crucis quotidienne.

Un grand coup de chapeau à tous les médiateurs-trices bénévoles et salariés pour leur patience d’ange. Joyeuses Pâques !

Windows 10 : Introduisez votre mot de passe.

Nestor : Chou

Windows 10 : Désolé, le mot de passe doit contenir au moins 10 caractères.

Nestor : chou-fleur

Windows 10 : Désolé, le mot de passe doit contenir au moins 1 chiffre.

Nestor : 1 chou-fleur

Windows 10 : Désolé, le mot de passe ne peut pas comporter d’espace.

Nestor : 50foutuschoux-fleurs

Windows 10 : Désolé, le mot de passe doit comporter au moins 1 majuscule

Nestor : 50FOUTUSchoux-fleurs

Windows 10 : Désolé, le mot de passe ne peut pas contenir de majuscules successives

Nestor : 50FouTusChoux-fleursdemerde!

Windows 10 : Désolé, le mot de passe ne peut pas contenir de signe de ponctuation.

Nestor : 50FoutusChoux-Fleurs-de-merde-que-tu-peux-te-foutre-où-je-pense-si-c’est-pas-bon

Windows 10 : Désolé, ce mot de passe est déjà attribué

Publicités

3 Commentaires

Classé dans Culture numérique, Le coin des bénévoles

Un Profil pour deux : de l’utilité du médiateur numérique

Aujourd’hui, sort la comédie, Un Profil pour deux, avec l’inénarrable Pierre Richard qui met en scène un senior isolé acariâtre et retors auquel sa fille envoie à domicile un jeune homme pour le déniaiser en informatique.

Au centre de cette comédie, le choc des générations, le choc des cultures. La rencontre parfois difficile entre insiders et outsiders du digital. Une situation parfaitement connue et, la plupart du temps, maîtrisée par le/la médiateur-trice numérique.

Après Moi, Daniel Blake de Ken Loach qui brossait plus en creux un portrait de fracturé numérique, Un Profil pour deux est une nouvelle ode à l’utilité impérieuse de la médiation numérique dans notre société où le digital est désormais, comme le gaz, à tous les étages.

Nos confrères et consœurs médiateurs numériques seraient fort inspirés de s’appuyer sur ces deux films parfaitement complémentaires pour expliquer la forte valeur sociale ajoutée de leur métier.

1 commentaire

Classé dans Actu des TIC, Culture numérique

Mais au fait : c’est quoi un médiateur numérique ? #1

Lost in mediation

Il y a quelque temps, j’ai passé environ une heure au téléphone avec une jeune journaliste qui enquêtait, pour le magazine Directions, sur le concept de médiation numérique et sur le rôle de son fidèle serviteur : le médiateur numérique.
Au fil de l’entretien, je sentais monter son agacement. J’avoue qu’en décrivant mon activité, je n’avais pas le sentiment de jargonner. Pourtant, quelque chose d’obscur demeurait, raison pour laquelle elle reposait inlassablement les mêmes questions. Elle ne cernait pas ce qui devait sans doute me sembler évident.

Cet échange m’a donc mis la puce à l’oreille et inspiré une réflexion sur ce qui pourrait définir un(e) médiateur-trice numérique. Je compte sur mes homologues pour amender cette investigation avec leurs commentaires, remarques et suggestions : la réflexion n’en sera que plus vivante.

Cet article fait écho à ce que j’avais écrit en juillet 2011 sur le profil du coordinateur EPN idéal.

Le médiateur et la médiation mis en mots et en métiers

Se demander qui l’on est ou qui l’on devrait être renvoie nécessairement au besoin de se définir avec des mots et des images. Le but étant de mieux se comprendre et de mieux faire comprendre ce que l’on fait à celles et ceux qui ignorent notre existence… et ils sont nombreux ! L’enjeu ultime serait (soyons fous !) de réussir à établir dans les esprits une relation aussi naturelle que « le boulanger fait du pain » ou « le vigneron fait du vin ». A chaque médiateur numérique de trouver les meilleurs vecteurs pour « pitcher » son travail en quelques mots simples et évocateurs.

L’occurrence « médiateur » (et ses féminins « médiatrice » ou même « médiateure ») n’est pas très fréquente dans les noms de métiers et elle apparaît récemment dans notre société (à partir des années 90). Ce sont les champs de la justice et du social qui font apparaître les premières dénominations renvoyant à l’activité de médiation comme « médiateur judiciaire » ou encore « médiateur familial ».

Aujourd’hui, on trouve, pêle-mêle, « médiateur de justice »/ »médiateur judiciaire », « médiateur civil », « médiateur social », « médiateur familial », « médiateur conjugal », « médiateur culturel », « agent de prévention et de médiation »… la liste est plus fournie, mais pas très longue en fin de compte. Pour s’en convaincre, il suffit d’interroger la liste des métiers du Répertoire opérationnel des métiers et des emplois (ROME).

Sur les 11610 appellations répertoriées (version de décembre 2016), seulement 11 métiers portent la mention de « médiateur » et 11 autres celle de « médiation ».

Cherche médiateur numérique désespérément

K comme médiation

Même si le ROME n’est pas exhaustif, cela donne déjà une idée de ce que peut recouvrir la notion de médiation. Si on veut être un tantinet plus précis, on constate que tout se joue dans la lettre K. Pour comprendre le fonctionnement du ROME, on peut rappeler qu’il est composé d’une lettre (de A à N) et de quatre chiffres. Décomposable à la manière d’une cote de bibliothèque, sa structuration s’articulant sur trois niveaux :

  • lettre = une famille de métiers (14) ;
  • lettre + 2 chiffres = domaine professionnel (110) ;
  • lettre + 4 chiffres = code ROME avec sa fiche métier (531).

Faire une recherche de fiches métiers à partir des codes ROME

Dans le ROME, la lettre K est celle qui porte le nom de « Service à la personne et à la collectivité ». Et c’est là que se cachent les médiateurs de tous poils. Descendons pas à pas l’arborescence de ce domaine :

On remarque clairement que deux domaines professionnels se partagent les métiers : l’accompagnement de la personne (K11) et le droit (K19).

Les 22 métiers de médiateur y figurent, mais jusqu’ici aucune trace de notre médiateur numérique.

Gardons pour la seconde partie de notre enquête quelques mots-clés significatifs : personne, accompagnement, service, collectivité, facilitation, vie en société.

E-G-H-I-K comme numérique

Poursuivons notre recherche en attaquant la liste par l’adjectif qui qualifie notre activité : « numérique ».
Pour ce terme, le ROME est un peu plus bavard mais pas du tout pléthorique (29 occurrences au total).

Les 5 domaines qui font référence à « numérique » en tant qu’adjectif (et jamais en tant que nom) tournent autour de :

  • la communication, les médias et le multimédia (E) : images et sons (E12), industries graphiques (E13) ;
  • l’hôtellerie-restauration, le tourisme, les loisirs et l’animation (G) : l’animation d’activités de loisirs (G12) ;
  • l’industrie (H) : l’industrie du bois (H22), la mécanique, le travail des métaux et l’outillage (H29) ;
  • l’installation et la maintenance (I) : l’installation et la maintenance électronique (I1305) ;
  • le service à la personne et à la collectivité (K) : recherche (K24), Recherche en sciences de l’univers, de la matière et du vivant (K2402)

La plupart des occurrences renvoient très majoritairement à des métiers de technicien comme, par exemple :

L’animateur mène au médiateur…

Là encore, pas de médiateur numérique à l’horizon, mais en y regardant de plus près, ce qui sort néanmoins du lot c’est un intitulé qui nous est familier, « Animateur d’espace public numérique« , rattaché au domaine de l’animation d’activités culturelles ou ludiques. La fiche métier, plutôt fourre-tout, regroupe 32 métiers de l’animation parmi lesquels 6 ont un rapport direct avec notre sujet :

  • Animateur / Animatrice d’atelier Internet
  • Animateur/Animatrice d’initiation aux -TIC-
  • Animateur conseiller/Animatrice conseillère en -TIC-
  • Animateur / Animatrice de cyberespace
  • Animateur / Animatrice d’espace multimédia
  • Animateur / Animatrice d’atelier multimédia

Même si le descriptif métier est, encore une fois, très générique – car il faut trouver un dénominateur commun pour une large typologie d’animateurs – on tient une piste sérieuse :

Définition

  • Met en place et anime des activités culturelles, techniques ou ludiques selon les besoins du public et la spécificité de la structure (centre socioculturel, séjour de vacances, maison de retraite, …).
  • Peut animer un espace multimédia.
  • Peut coordonner l’activité d’une équipe (source : Pôle Emploi – Information Marché du Travail (IMT))

L’onglet « compétences » de cette même fiche, organisé en « Compétences de base » et « Compétences spécifiques », chacune redécoupée en « Savoirs et « Savoir-faire » nous donne quelques éléments intéressants dont on se servira dans le portrait/profil que l’on tentera de brosser du médiateur numérique.

À ce stade de notre enquête, il apparaît clairement que :

  1. La médiation numérique se construit en France sur des fondations précédemment érigées par le secteur de l’animation socioculturelle. À l’exception du feu CATIC, la majorité des titres professionnels requis pour exercer l’activité d’animateur d’EPN sont des brevets ou des diplômes codifiés et encadrés par Jeunesse et Sports : BAFA, BPJEPS TIC, DEJEPS…
  2. L’animateur d’EPN est une dénomination qui vit ses derniers souffles, car il tend, dans un futur proche, à disparaître. De ce fait, Pôle Emploi et le ROME feraient bien de mettre à jour leur base et leurs fiches métiers, en les faisant correspondre avec le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP).

… en passant par le CATIC

Mais le beau pays de Descartes est avant tout celui de Rabelais et chacun, chaque ministère, chaque institution ajoute forcément son grain de sel pour que la sauce et le mystère, du même coup s’épaississent. Il suffit de pousser un peu l’investigation pour tomber sur une autre fiche métier intitulée « Animateur multimédia » produite par le Portail des Métiers de l’Internet. Et c’est là qu’apparaissent nos premières mentions de « médiateur », dans les intitulés connexes :

Médiateur Internet, Médiateur multimédia, Médiateur numérique

Ça y est, on le tient ! Ce descriptif montre à lui seul l’évolution et la transition qui s’opère autour de la notion de médiation numérique et l’acteur principal qui la porte : le médiateur et la médiatrice numérique. Mais l’affirmation reste encore modeste, car l’intitulé principal reste « animateur multimédia ». On mettra ça sur le compte de la non mise à jour de la fiche, même si les derniers commentaires ne sont pas trop anciens (avril 2016).

Avec cette découverte, l’envie nous prend d’aller faire un tour sur la fiche métier du « Conseiller(ère) et assistant(e) en technologies de l’information et de la communication (CATIC) » que l’on connaît bien dans notre EPN, car on accueille chaque année des stagiaires CATIC venant principalement de l’AFPA et du centre de formation LASER.

Cette bonne intuition nous permet, par rebond, de mettre enfin la main sur notre suspect.

On apprend d’abord que le CATIC n’est plus et qu’il est remplacé par un autre titre professionnel (TP) :

L’accès à la certification n’est plus possible (La certification existe désormais sous une autre forme (voir cadre « pour plus d »information »))

TP : Titre professionnel Conseiller(ère) et assistant(e) en technologies de l’information et de la communication

Nouvel intitulé : Conseiller(ère) médiateur(trice) en numérique

Voici donc la pièce centrale de notre dossier : la fiche métier Conseiller(ère) médiateur(trice) numérique (CMN) du RNCP, code 26573

Les pièces du dossiers

Notre première partie d’enquête s’achève ici et en guise de synthèse, il est utile de redonner ces 4 pièces du dossier qu’on aura plaisir de décortiquer pour comprendre qui se cache vraiment derrière le médiateur numérique :

Poster un commentaire

Classé dans Culture numérique

Le meilleur outil de gestion de mots de passe – La révélation finale !

Résumé des épisodes précédents

Dans un billet précédent j’ai tenté de vous mettre l’octet à la bouche à propos d’un outil merveilleux pour la gestion des mots de passe.

Le moment est venu de vous dévoiler le nom de l’outil formidable.

Un dernier indice en forme de bonne nouvelle ?

Il ne nécessite presque aucune formation pour la prise en main car vous l’utilisez déjà !

Et le gagnant est…

Alors vous ne voyez toujours pas ?

Il s’agit de Libre Office Calc !

Tada ! Tuba_Monster_28J_Conn_BBb

Reprenons notre cahier des charges :

Quelles fonctionnalités devait proposer l’outil idéal ?

  • il est libre, c’est le cas de Calc ;
  • Il utilise des formats de fichier ouverts existants : ODS par exemple ;
  • Il est sûr et fiable, aucun outil n’existe sur le marché pour casser les fichiers cryptés par ses soins, Calc est comme ça.
  • Il permet tous les imports et exports dans les formats connus, donc on peut reprendre un tableau de mots de passe existants, Calc fait tout ça.

Il est souple et configurable. On peut, à sa convenance, ajouter toutes les colonnes que l’on voudra.

Voici les colonnes que je vous propose :

  • service : le nom du service concerné exemple une url du site : http://www.lessitesenbeauce.fr
  • compte : le nom du compte à utiliser
  • mot de passe : le mot de passe
  • complément 1 et complément 2 : certains sites ont besoin d’autres informations
  • catégorie : pour le classement, exemple perso/prof
  • sous–catégorie : informatique/services/loisirs, etc.
  • adresse liée : l’adresse de courriel associée au compte. Très utile si un jour en changeant de fournisseur d’accès internet vous seriez obligés de changer d’adresse e-mail.

Ensuite comment crypter ?

C’est très simple : on sélectionne « enregistrer sous » dans le menu fichier

enregsous

On donne un nom à notre coffre-fort. On coche en bas de la fenêtre Enregistrer avec mot de passe.

saisie

On saisit deux fois le mot de passe. Attention ce mot de passe sera le seul à retenir et le plus important de tous car il donne tous les autres ! Il doit donc être à la fois sûr et simple à retenir.

Conseils : utiliser des majuscules, des minuscules, des chiffres et quelques caractères spéciaux.

De l’usage raisonné du Günther

Il ne faut jamais utiliser dans un mot de passe des caractères accentués ou particuliers à la langue française comme le c cédille (ç).

En effet vous pourriez un jour vous retrouver à l’étranger avec un clavier qui ne connaît pas ces caractères. Et dans ce cas on a pas toujours un Günther sous la main qui sait faire tous les caractères du monde avec n’importe quel clavier. Eh oui Günther est le grand maître des caractères étranges mais il est peu disponible.

Il est  multi-plateformes, je parle de Calc maintenant, il faut suivre un minimum.

Il existe donc sous Linux, sous Windows, sous MAC OS/X et sous Android. Il existe aussi en version portable pour Windows. C’est une version qui ne nécessite pas de droits d’administration pour l’installation sur le poste Windows.

Sous Android plusieurs candidats possibles pour lire votre fichier de mot de passe. Personnellement j’utilise un simple lecteur car sur un smartphone la mise à jour d’un tableau ne sera jamais facile à cause de la taille réduite de l’écran. Mon lecteur de tableau s’appelle Open Document Reader.

Pour le cloud il suffit de déposer votre fichier dans votre cloud préféré. Sur Google Drive ça fonctionne très bien.

Voilà. Le produit a toutes les qualités requises.

Désolé pour les amateurs d’usines à gaz ;-)

Poster un commentaire

Classé dans Culture numérique, Les bonnes recettes de l'@nnexe, Mémos et tutos

Le meilleur outil de gestion de mot de passe du monde et du treizième arrondissement !

La sécurité c’est pénible

Les mots de passe sont un mal nécessaire en informatique. Ils assurent la sécurité de nos accès, de nos données mais on finit par en avoir énormément, trop même.

Pas question de mettre toujours le même partout ! En effet, imaginez que vous alliez régulièrement sur un forum de discussion. Pour y aller vous avez un compte et un mot de passe. On ne sait pas toujours quel niveau de sécurité est mis en œuvre sur les sites. Si le site est piraté les pirates ont la clé qui ouvre toutes vos portes, tous vos coffres.

La feuille de papier posée à côté de l’écran… n’y pensons même pas !

Avoir plusieurs mots de passe est indispensable. Comment faire pour mémoriser tous ces précieux sésames ?

Il existe différents outils en particulier des outils libres sous Linux. Il existe aussi des méthodes basées sur la mnémotechnique.

J’en ai essayé plusieurs sans jamais en adopter aucun car aucun n’avait toutes les caractéristiques requises de mon point de vue.

128px-Padlock.svg

Portrait robot du mouton à cinq pattes

Quelles fonctionnalités devrait proposer l’outil idéal ?

  • D’abord il serait libre

C’est un principe, ça ne se discute pas :-) Pas de licence à payer pas de dépendance à une société commerciale. L’avenir et la sûreté du produit ne devraient pas être remis en cause par un changement de politique commerciale. Il utiliserait des formats de fichier ouverts existants.

  • Il serait sûr et fiable

Aucun outil ne doit exister sur le marché pour forcer le coffre-fort qui contiendra toutes vos clés.

  • Il n’enfermerait pas l’utilisateur dans son choix

Le logiciel permettrait des exports vers des formats du marché si on veut changer d’outil.

  • Il accueillerait le nouvel utilisateur avec bienveillance

Il autoriserait des imports qui évitent de tout resaisir si c’est déjà fait. L’informatique est la science des fainéants qui sont prêts à réfléchir pendant plusieurs heures pour éviter de travailler une minute. Donc pas de saisies redondantes.

  • Il serait souple et configurable

Il permettrait à la convenance d’ajouter des informations autres que le nom du service, le nom du compte et le mot de passe.

Ce point a son importance car on pourrait avoir envie d’ajouter d’autres informations comme : catégorie (personnel, professionnel), sous catégorie : messagerie, banque, commerce, forum, etc. Ainsi le classement des mots de passe serait possible. Autre information pertinente : l’adresse de messagerie liée. En effet les comptes sont presque toujours associés à une adresse e-mail. Si comme moi vous avez plusieurs adresses de  messagerie il serait bien pratique de savoir à quelle adresse est liée quel compte, surtout si un jour on change d’adresse.

Puisqu’on ajoute des informations il faudrait pouvoir trier nos clés comme bon nous semblera.

  • Il serait  mutiplateformes

On devrait pouvoir l’utiliser depuis presqus tous les types de systèmes existants : Apple, Androïd, Windows, Linux. Il faudrait aussi une version portable, c’est-à-dire qu’on peut l’utiliser sous Windows sans disposer des droits d’administrateur sur le poste informatique utilisé.

  • Il fonctionnerait avec ses données locales, un disque dur, une clé USB,  ou sur un serveur ou sur un espace cloud sans jamais renoncer à la sécurité.
  • Il serait facile d’apprentissage, l’idéal serait qu’il n’en nécessite même pas.

Avec un cahier des charges aussi copieux on pourrait douter de l’existence du produit solution… et pourtant il existe.

And the winner is… (et le gagnant est…)

J’ai très envie de vous présenter le vainqueur dans un prochain billet, histoire de faire durer le suspens…

J’attends vos remarques peut-être des fonctionnalités que j’oublie ? J’attends aussi vos suggestions pour le nom du gagnant.

3 Commentaires

Classé dans Culture numérique, Mémos et tutos

Le Passeport Tablette

Un « Tablette-Jedi » es-tu ?

Petit Padawan voici la liste de ce qu’il faut savoir faire avec une tablette tactile. Te sortir des poches les doigts tu dois.

  • Allumer la tablette
  • Éteindre la tablette
  • Mettre en veille la tablette
  • Sortir de la veille
  • Naviguer dans les pages du bureau
  • Configurer ma tablette : luminosité, volume sonore
  • Lancer une application
  • Fermer une application
  • Installer une application
  • Organiser les icônes sur le bureau
  • Désinstaller une application
  • Connaître et utiliser des applications courantes : informations, météo, transports, jeux,
  • Se connecter à un point d’accès wi-fi
  • Envoyer un courriel (e-mail)
  • Recevoir un courriel
  • Répondre à un courriel
  • « Surfer » sur internet
  • Lire un QR-Code
  • Connaître les principaux risques informatiques
  • Mettre en œuvre des mesures de sécurité
  • Gérer un agenda
  • Gérer une liste de tâches
  • Prendre une photo
  • Filmer
  • Déposer photos et films de la tablette vers l’ordinateur et inversement
  • Connaître les règles de téléchargement
  • Écouter des web-radios
  • Regarder des vidéos
  • Utiliser le GPS avec une application de cartographie

Cette liste non exhaustive ne contient que ce qui semble nécessaire au « citoyen tabletteur ». Certains items peuvent être omis selon les centres d’intérêts de chacun. En rouge ce qui est indispensable.

Les gestes de base avec la tablette ne sont pas indiqués mais sont implicitement indispensables. Ils peuvent d’ailleurs varier selon le modèle de la tablette utilisée.

Une bonne façon d’atteindre la dextérité nécessaire peut être de jouer avec des jeux simples sur la tablette comme des réussites par exemple.

Une excellente façon de maîtriser votre tablette : venir vous former à l’EPN le lundi après-midi au club tablette !

Poster un commentaire

Classé dans Culture numérique, Mémos et tutos