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11e édition des Vœux de l’Internet et des E-Toiles d’Or

En quelques mots

Faire des vœux pour l’Internet en 2015

C’est la période des vœux et vous n’y couperez pas. Ceux que nous vous présentons dans ce billet sont d’un autre type et ils nous touchent directement : les Vœux de l’Internet.

Depuis 11 ans, en janvier, l’association REUSSI organise cet événement original et un tantinet décalé dans le paysage des manifestations dédiées au numérique.

La Ville Intelligente ou la Cité Radieuse 3.0

Cette année, REUSSI et son responsable Denis Marion nous ont sollicité pour co-organiser l’événement et participer à la conférence thématisée qui est proposée aux internautes et à toute la société civile. L’intention principale qui anime la rencontre est de fêter une nouvelle et fructueuse année numérique où les usages sont au centre des préoccupations et des besoins des citoyens.

2015 inaugure une nouvelle formule. C’est la première fois que la rencontre a lieu simultanément dans trois villes différentes grâce à la magie des web conférences :

Paris deviendrait-elle une ville périphérique dans le champ numérique français ? Le débat est ouvert, car de villes, il sera question lors de ces vœux : la Ville Intelligente ou la Cité Radieuse 3.0.

Six intervenants projetteront une vision différente sur ce thème :

Retrouvez notre vision de la Cité Radieuse 3.0 et des citoyens intelligents :

Le 22 janvier à 18h à l’Incubateur Boucicaut

Pour ce qui nous concerne, restons locaux et parisiens. Les vœux se tiendront dans le 15e arrondissement au tout nouvel Incubateur Boucicaut de 18h à 20h.

Comment s’y rendre

Incubateur Boucicaut 124/136 rue de Lourmel 75015 Paris – Métro Boucicaut

Remise des E-Toiles d’Or 2015

Selon la coutume, vers 19h30, la rencontre se clôturera par la remise des E-Toiles d’Or. Ces récompenses sont décernées à des personnalités qui ont contribué, par leur(s) action(s) ou par l’ensemble de leur œuvre, à promouvoir la défense de l’Internet au bénéfice des internautes en général et de la société civile française en particulier. Les prix seront remis dans six catégories :

  • Art
  • Politique
  • Économie
  • Société civile
  • Start-up
  • Collectivités locales

20h15 : cocktail

Réserver pour assister à la rencontre

Pour assister et participer, c’est GRATUIT, mais il est indispensable de réserver en ligne.

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Tablettes et seniors : retour d’expérience

La semaine dernière, je recevais sur notre répondeur téléphonique un message venant du Jura. Il s’agissait d’Émilien qui travaille pour l’association Prodessa, une importante structure (600 employés et 4e employeur jurassien) qui fait de l’aide et du maintien à domicile à destination des familles, des personnes malades, des personnes âgées et des personnes handicapées.

Depuis quatre mois, Émilien utilise les tablettes tactiles avec certaines personnes qu’il accompagne. Il leur fait faire des jeux de mémoire. Nos cours de tablettes et notre expérience avec les seniors l’intéresse. Voilà pourquoi il a choisi de nous interroger.

1. Avez-vous bénéficier de subventions pour ce projet ? Si oui lesquelles ?

Pour lancer nos ateliers de formations au tablettes numériques pour les seniors, nous avions, en juillet 2011, déposé un dossier auprès de la CNAV Ile-de-France qui avait répondu favorablement à notre projet CLIC Tablettes en novembre 2011. La subvention allouée s’élevait à 14 000 euros. Elle couvrait, pour une période d’un an, l’achat de 11 tablettes (6000 euros) et des frais de fonctionnement (8000 euros). Ce projet faisait l’objet d’un suivi trimestriel avec la CNAV et d’une évaluation finale devant les administrateurs du Comité Régional et la DASIF.

Nous avions aussi sollicité des caisses de prévoyance qui ont toute un service d’action sociale, avec une commission qui se réunit plusieurs fois dans l’année. Nous avions bon espoir pour obtenir un financement d’une de ces caisses, dont j’ai oublié le nom, car la personne que nous avions rencontrée avait beaucoup apprécié notre projet. Malheureusement, la commission n’avait pas retenu notre projet. Je pense parce que nous étions trop en avance.

2. Sur une année combien de participants avez-vous formé au total ?

La première année (décembre 2011-décembre 2012) était une année d’apprentissage et de « rodage ». Nous avons formé 32 personnes uniques sur 7 sessions soit 122 heures dispensées.

En 2013, nous avons formé 103 personnes sur 16 sessions et 116 heures de cours. La montée en charge est évidente, même si le volume d’heures dispensées est quasiment identique. Ceci est dû à un taux de remplissage des séances bien meilleur qu’en 2012. En l’espace d’une année, la tablette tactile est devenue tendance. Le grand public (seniors compris) a bien identifié la tablette et les nouveaux usages qu’elle propose. Les primo-utilisateurs du numérique – que sont certains seniors – se sont tournés assez vite vers ce nouveau support.

Comme nous étions parmi les pionniers dans ce domaine, nous avons bénéficié d’une bonne couverture médiatique (articles dans la presse papier et en ligne). Les gens nous appelaient de toute la France, croyant que nous vendions des tablettes spéciales pour les seniors et que nous formions sur tout le territoire !

En 2013, nous avons fait évolué nos ateliers dans leur découpage et leur durée. Dans leur première version, nous proposions des sessions uniques de 20h. Dans la deuxième version (toujours en vigueur), nous avons créé trois cycles :

Le cycle 1 (4h) : 2 séances de 2 heures permet de faire un rapide tour d’horizon pour se familiariser avec une tablette :

  • Présentation d’une tablette : spécificités et points communs avec un ordinateur classique. Différentes familles, selon les systèmes d’exploitation
  • Identifier les éléments de la tablette : bouton marche/arrêt, bouton du volume sonore, connectique pour le casque, webcam arrière et faciale, hauts-parleurs, connectique pour le chargeur de batterie et l’adaptateur aux supports USB
  • Allumer/éteindre/mettre en veille/sortir de la veille
    Régler le son
  • Connaître l’écran d’accueil et ses icônes
  • Prendre des photos et des vidéos
  • Acquérir les gestes de base : toucher simple, balayage
  • Prendre connaissance avec le clavier

En 4 heures, une personne ne possédant pas de tablette peut se faire une idée de l’appareil et peut faire le choix de continuer les cours en vue d’un achat. A contrario, elle peut renoncer aux cours et à l’achat d’une tablette ; cela limite grandement son investissement (temporel et financier).

Le cycle 2 (12h) : 6 séances de 2 heures pour acquérir les fondamentaux :
Faire les premiers paramétrages :

  • se connecter au wi-fi, paramétrer la mise en veille, activer/désactiver la géolocalisation et le bluetooth
  • Naviguer/faire des recherches sur le Web
  • Envoyer/recevoir des e-mails
  • Rechercher/installer/désinstaller des applis

Le cycle 3 (8h) : 4 séances de 2 heures pour se perfectionner :

  • Gérer ses dossiers et fichiers
  • Se perfectionner en courrier électronique : envoyer/recevoir des pièces jointes
  • Utiliser/gérer des podcasts
  • Rechercher/télécharger/utiliser des ebooks
  • Traiter des questions spécifiques apportées par les stagiaires

Ces programmes sont des canevas et nous les adaptons à chaque session, selon les profils des groupes que nous formons.

3. Les formations se déroulaient-elles tout au long de l’année, ou uniquement sur certaines périodes ?

Les cours de tablette ont lieu toute l’année, sauf au mois d’août où notre espace ferme et les trois premières semaines de septembre qui correspond à une période d’organisation des plannings, des inscriptions et des recrutements de nos bénévoles. C’est aussi une période où les seniors sont encore en vacances. Il est donc inutile de commencer trop tôt à la rentrée de septembre. Nous lançons généralement nos cours aux environs du 25 septembre. Il est indispensable de bien comprendre les rythmes, habitudes et contraintes de notre public : voyages et déplacements réguliers (la plupart du temps hors périodes scolaires), garde des petits enfants pendant les vacances et le mercredi, périodes de convalescences. Il vaut donc mieux privilégier les cours en semaine : lundis, mardis et jeudis. De préférences le matin ou tôt dans l’après-midi, surtout pendant les périodes automnales et hivernales, car les personnes âgées n’aiment pas circuler lorsqu’il fait nuit.

4. Combien de formateurs pour combien de participants ?

Que ce soit pour l’informatique classique ou pour les tablettes, nous privilégions les petits groupes de maximum 8 personnes. Chez nous, un seul formateur prend en charge un groupe. Pour les cours de tablettes, former 8 personnes en même temps nécessite une grande expérience de la formation avec les seniors. Les tablettes sont des supports plus sensibles que les PC. Il se crée beaucoup plus de « bruit » (ie de fausses manipulations, de stress, d’agitation, etc.) dans ce type de cours. C’est inhérent à l’outil. Depuis un an et demi environ, la majorité des personnes sont équipées. Nos groupes sont de plus en plus hétérogènes tant d’un point de vue du niveau que du matériel. Devoir gérer plusieurs types de tablettes (Android, Ipad, Windows 8) et plusieurs versions relève désormais du tour de force.

Je conseillerais, pour une personne qui n’a pas l’habitude, soit de former en binôme soit de commencer par des groupes de 4 personnes maximum pour un formateur. Surtout s’il s’agit de personnes âgées de plus de 70/75 ans.
Trouver des relais avec des personnes qui peuvent, sur des moments plus courts et plus informels pour aider individuellement est un très bon complément aux cours en collectif. C’est pour cela que nous avons institué des moments conviviaux : les clubs tablettes où nous incitons les gens à s’entraider, autour d’un apéro numérique.

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E2C : une ACA de bonheur

C’était un après-midi comme je les aime. Comme dans les kinder, avec une surprise à l’intérieur. J’étais invité vendredi par les Écoles de la 2e Chance (E2C) de Paris à la remise des ACA (Attestations de Compétences Acquises).

Briser les plafonds et les murs de verre

Le rendez-vous avait lieu au siège du groupe La Poste, proche de la gare Montparnasse. Dans une cathédrale de verre tellement transparente qu’en descendant l’escalier menant au rez-de-jardin, je ne trouvais pas l’accès à l’auditorium. Une impasse vitrée. Un plafond de verre vertical. Une vitrine qui me permettait d’appréhender l’espace où je voulais me rendre, sans pouvoir y accéder.

Mon inconscient venait de créer par l’absurde la situation que vivent des milliers de jeunes dans notre pays : assister, impuissants, à la vie qui se joue devant leurs yeux, sans pouvoir prendre part à la scène.

Sentir les portes se refermer devant soi et se dire :
Mon instinct s’est évanoui, il ne reviendra pas c’est fou
J’ai eu ma deuxième chance en même temps
L’attente a été longue, très longue et stressante
J’ai brûlé mes plus belles années comme ça, mais bon me voilà… (Akhenaton – « Deuxième Chance » – Universal Music © 2014)

Rester calme. Chercher. Me donner une deuxième chance et… trouver l’ouverture. Ouf , compris. Pousser la lourde porte. Descendre. J’y suis !

De décrocheur à prescripteur

J’ai manqué le début. C’est la pause avant la remise des attestations. 360 degrés. On sent la tension des jeunes et de leurs supporters. La bonne adrénaline.

Je m’informe : cette place est réservée ?

Non, vous pouvez la prendre, ils ne viendront plus, me dit gentiment une membre de l’équipe administrative de l’E2C.

Remise des ACA 2014 (Attestation de Compétences Acquises) - E2C ParisJe suis dans la tribune des partenaires. Aux premières loges. Je peux voir les visages, leurs expressions et le non verbal qui s’animent sur la scène. Toutes ces coulisses qui ne disent pas leur nom.

Je suis ému de voir ces gens émus. Sofiane, Kumar, Antoine et les autres.  Je repense aux jeunes que nous accueillons en stage depuis cinq ans à l’@nnexe qui veulent se diriger vers un métier de l’informatique [1]. Des jeunes qui donnent, pour la plupart, satisfaction. Des jeunes curieux, qui s’intéressent souvent à ce qui les entoure dans un espace public numérique : les gens.

Quand ils s’impliquent, ils réalisent que l’informatique ça peut être ça aussi : aider celles et ceux pour qui le numérique n’est pas une seconde nature. Alors ils conseillent, ils assistent, deviennent prescripteurs, passent de l’autre côté de la barrière, réalisent qu’ils peuvent être utiles. Que les rôles peuvent s’inverser et qu’on est toujours le « décrocheur » de quelqu’un. Cette fois c’est eux qui aident à raccrocher, à braver la tempête qui submerge les naufragés du numérique que nous recevons quotidiennement.

Revisionner la vie en général

J’étais en échec scolaire depuis la 6e. J’en ai pas honte aujourd’hui. Comment accueillir les paroles de Johanne qui, en recevant son attestation aujourd’hui, montre qu’elle a court-circuité bien des systèmes ? Peut-être par les mots du discours de clôture de Denis Bouchard, président de l’E2C Paris : une société qui ne donne pas la deuxième chance est une société qui meurt ? Ou peut-être encore par ceux de Charles (ex-décrocheur de 1re année de CAP menuiserie) embauché en CDD et en passe de devenir animateur : revisionner la vie en général ?

Remise des ACA - Attestations de Compétences AcquisesJe fais un songe : presser le bouton rewind pour revoir le match. Analyser au ralenti les actions de cette vie où le poids de l’habitude et des clichés fait, chaque année, tant de victimes collatérales. Cette vie qui enferme encore trop de jeunes (et de moins jeunes) dans des boîtes solidement verrouillées : « décrocheurs », « éléments perturbateurs », « mauvais élèves« …

Briser ces schémas mentaux pour éviter d’avoir des plans de secours au cas où (dixit Charles), c’est une des missions périlleuses que les E2C et leurs partenaires ont accepté de conduire. Des missions périlleuses ou démission périlleuse ? La langue a l’ironie solidement chevillée dans ses sons.

Il était temps ! Il était temps que la société française, à travers ces dispositifs parallèles (initiés à la fin des années 90) commence à s’intéresser à ces jeunes. A « ses cancres ». Il était temps qu’elle leur donne la chance d’enrichir leur GPS personnel [2] afin qu’ils puissent engager un travail de résilience. Il était temps qu’elle leur présente un étrier pour qu’ils puissent chevaucher un avenir meilleur et crier au monde leur haka de bonheur.

En bon entraîneur, cette énergie, Denis Bouchard sait la faire passer. On sent chez lui la force de l’indignation. Il galvanise la salle par un dernier accrochez-vous ! qui donne le frisson et par une sentence qui sonne comme un avertissement : l’École de la Deuxième Chance ça doit être l’École de la Réussite.

Je reprends la télécommande. Je mets un instant sur la pause de la réalité. Une petite voix libriste me chuchote à l’oreille la route est longue, mais la voie est libre pendant que Mohamed me vole la conclusion : tout le travail doit venir de nous.

Notes :
[1] Je remercie Franck Le Billon de l’E2C Éole qui nous fait confiance et nous oriente régulièrement des jeunes
[2] C’est un des témoignages recueillis pendant la remise des attestations

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Budget participatif : notre bilan

bilan vote participatif

Vous avez des choses à dire sur ce premier vote participatif ? N’hésitez pas à réagir en laissant un commentaire à la fin de cet article.

Le vote du budget participatif ouvert à tou-tes, quel que soit l’âge ou la nationalité, était une première à Paris. Comme de nombreuses associations du territoire, nous avions été sollicités par différentes directions de la Ville de Paris et nous avions répondu présents. Parallèlement, les Espaces Publics Numériques  (EPN) parisiens étaient aussi invités à participer à l’opération. Cela faisait donc deux bonnes raisons de soutenir cette initiative.

Petite vue d’ensemble

Le 12e s’en sort bien

En toute première lecture, si l’on regarde la répartition des votes par arrondissement, on constate que le 12e arrondissement, en volume de voix, arrive au troisième rang, à quelques voix derrière le 18e. On remarque aussi que c’est le Nord et l’Est parisien qui arrivent en tête et que ce ne sont pas forcément les cinq arrondissements les plus peuplés qui occupent les cinq premières places. Par exemple, le 15e arrondissement qui possède la première population de la capitale ne se classe que 7e en nombre de votants. Pour élargir l’analyse, nous nous sommes donc livrés à un petit comparatif en tenant compte :

  • Du nombre d’habitants par arrondissement
  • Du nombre de votants par arrondissement

Dans le tableau ci-dessous, les arrondissements ont été classés par ordre de population décroissant (du plus peuplé au moins peuplé).

Nos sources :

Arrondissement Classement par nb d’habitants Votes par arrondissement Classement par nb de votants
15e 240 823 2658 7e place
18e 204 546 3502 2e place
20e 199 790 4382 1re place
19e 187 766 3392 5e place
13e 185 110 3299 6e place
16e 172 605 1014 14e place
17e 171 978 1763 10e place
11e 156 485 3577 4e place
12e 146 058 3488 3e place
14e 141 664 2510 8e place
10e 94 926 2098 9e place
5e 61 651 893 15e place
9e 60 972 1121 13e place
7e 58 756 428 19e place
6e 44 790 447 18e place
8e 41 187 528 17e place
3e 36 848 1168 12e place
4e 28 203 1274 11e place
2e 23 102 584 16e place
1er 17 620 258 20e place

Dans le second tableau ci-après, nous avons poussé l’analyse un peu plus loin, car il semble plus intéressant de mesurer quelle est la proportion de votants par rapport à la population totale d’un arrondissement. Cette analyse mériterait d’obtenir des informations plus précises sur la population : les tranches d’âges, les personnes privées de leurs droits civiques, par exemple.

Dans le cas du vote du budget participatif, il n’existait pas de limite d’âge ni de nationalité. Cela facilite donc grandement nos calculs ! Néanmoins, on ne peut raisonnablement pas demander à un enfant de moins de 3 ans ni à une personne atteinte d’une maladie mentale très handicapante de participer au vote. Même si nous ne possédons pas ces informations, nos calculs permettent de donner une idée générale des taux de participation par arrondissement.

Une participation générale plutôt faible

Avec ce nouveau calcul, la donne change sensiblement. Ce sont certains arrondissements de l’hypercentre parisien (le 4e, le 3e et le 2e arrondissement) qui sont « les plus civiques ». Notre arrondissement (le 12e) passe de la troisième à la quatrième position. Le 20e arrondissement plonge de la première à la septième place.

Arrondissement Proportion de votants en %
Classement
4e 4.52% 1re place
3e 3.17%  2e place
2e  2.53%  3e place
12e 2.39%  4e place
11e 2.29%  5e place
10e 2.21%  6e place
20e 2.19%  7e place
9e  1.84%  8e place
19e 1.81%  9e place
13e 1.78%  10e place
14e 1.77%  11e place
18e 1.71%  12e place
1er 1.46%  13e place
5e 1.45%  14e place
8e 1.28%  15e place
15e  1.1% 16e place
17e 1.03% 17e place
6e 1% 18e place
7e 0.73%  19e place
16e 0.59%  20e place

Les quartiers riches s’en fichent ?

Une bonne partie des quartiers les plus riches de Paris (1er, 5e, 6e, 7e, 8e, 15e, 16e et 17e) ne se sont, apparemment, pas enflammés pour le vote du budget participatif. Ce sont les moins impliqués (les moins concernés ? les moins civiques ?). Nous vous laissons imaginer une réponse.

Notre bilan quantitatif

Pendant les sept jours et demi qu’a duré le scrutin (en réalité cinq jours et demi pour nous puisque le centre était fermé le samedi et le dimanche), nous avons fait voter 66 personnes. Dix votes n’ont pas été pris en compte, car ils nous sont parvenus juste après la fin du scrutin (le 1er octobre à midi).

Votes valides tous supports Votes papier hors délais Votes papier valides Votes électroniques Votes effectués à l’EPN
56 10 45 11 22

Notre bilan qualitatif

Voter, faire voter : ce n’était pas gagné

Nous avions donc demandé une urne et des bulletins de vote papier, car nous savions que le vote électronique pourrait présenter des difficultés. La suite nous a, de fait, donné raison.

On en avait parlé un peu partout dans le centre social. Par voie d’affichage, par le bouche à oreille, par e-mail et dans nos différentes activités : cours informatiques, accompagnement scolaire, cours de français pour adultes, halte-garderie, activités pour les familles. Notre EPN avait programmé trois ateliers spéciaux les 26, 30 septembre et 1er octobre pour aider nos usagers à voter en ligne.

Malgré ce dispositif, personne ne demandait à voter de son propre chef. Il a fallu bataillé dur pour susciter l’intérêt, pour inciter les gens, petits et grands, à choisir un, deux, trois, quatre ou cinq projets.

Plutôt qu’un vote, un grand sondage

Avouons que ce premier vote était… comment dire… plutôt bizarre. C’était en effet la première fois qu’un scrutin durait plusieurs jours et pour lequel il était possible de changer plusieurs fois d’avis. Pour lequel on pouvait voter sur deux supports différents.

Plus qu’un vote, il nous a semblé qu’il s’agissait en fin de compte (dans sa forme en tout cas) d’un sondage à grande échelle.

Des projets mal compris ou mal accueillis

La liste des projets proposés a été souvent au cœur des interrogations des votant-es. D’où viennent ces projets ? Qui les a choisis ? Pourquoi ? N’y a-t-il pas des domaines plus prioritaires que des tipis à l’heure où de nombreuses personnes connaissent de grandes difficultés à Paris ? Telles ont été souvent les réactions des gens que nous avons accompagnés.

Un vote papier pas vraiment sécure

La question de la sécurisation du vote a été plusieurs fois abordée. Rien ne nous empêchait en effet de faire voter plusieurs fois la même personne, de bidonner les noms, de faire voter des non Parisien-nes. Loin de nous cette idée, mais la possibilité existait bel et bien.

Pour éviter les dérapages, nous avons constitué une feuille d’émargement pour pointer les bulletins mis dans l’urne. Ce n’était pas toujours chose facile, car certaines personnes ne mentionnaient pas leur nom ni prénom. Malgré cela, le vote était valide puisqu’il n’était pas obligatoire de laisser ses coordonnées.

Notons que puisque le vote courait sur une semaine, avec la fin du scrutin en plein milieu de journée, certains habitant-es ont eu bien du mal à intégrer la date de début et de fin. D’où la proportion importante de bulletins parvenus hors délai (dans l’après-midi du 1er octobre), alors que l’urne était déjà rentrée au bercail : 15,15% sur l’ensemble des bulletins.

Le vote en ligne pas encore au point

Pour l’EPN, le vote électronique, cela va de soi, était notre Graal. Convaincre les usager-es à voter en ligne a été plus complexe que les faire voter sur bulletin papier. Peut-être sentaient-ils inconsciemment que cela leur prendrait beaucoup plus de temps et d’énergie ?

C’est peu dire ! Notre expérience du vote électronique est, somme toute, plutôt négative et ce, à plus d’un titre. Retenons, avant toute chose que pour aller jusqu’au bout du vote en ligne, il faut :

  1. être à l’aise voire très à l’aise avec les outils numériques
  2. être patient-e
  3. très déterminé-e

Fort des expériences d’ateliers menés dans l’e-administration (Pôle Emploi, Ameli, etc) et des déconvenues qui en découlent, nous avions flairé les difficultés de nos usagers. Nous nous sommes donc mobilisés pour les aider lors de trois ateliers qui n’ont pas eu un grand succès (11 participants en tout), comme c’est régulièrement le cas lorsque nous annonçons une aide à l’e-administration. La raison de cette désaffection est simple : les usagers préfèrent décider eux-mêmes du moment où ils souhaitent être aidé-es. C’est eux qui donnent le tempo et pas nous ! En d’autres termes, chaque fois qu’ils en ont besoin, ils nous sollicitent, ce qui pose régulièrement des problèmes de disponibilité. Dans l’idéal, il faudrait une personne dédiée toute la semaine, comme peut le faire un écrivain public pour des démarches administratives classiques. La question de l’écrivain public numérique se repose à nouveau.

Procédures pour voter et ergonomie

Commençons par la façon la plus « simple » de voter en ligne, c’est-à-dire avec un ordinateur fixe ou portable. Nous devons pour cela créer un petit algorithme, car deux options se présentent au votant :

  1. Si vous avez un compte Paris Connect, alors connectez-vous et vous pourrez directement procéder au vote du budget participatif
  2. Sinon créez-vous un compte Paris Connect, puis procédez au vote du budget participatif

Inutile de préciser que chez nos usagers (et chez une écrasante majorité des Parisien-nes) on ne possède pas de compte Paris Connect.

Le premier écueil est donc de comprendre ce double mécanisme : je remplis le formulaire Paris Connect, je valide mon compte puis je remplis le formulaire pour le vote. Comprendre que le vote en ligne est assujetti à un compte Paris Connect est donc essentiel.

Comment, avec le référentiel et la culture numérique/Web que possède nos usager-es  espérer qu’il comprennent ce processus en deux temps ?

L’utilité d’un mode d’emploi, rédigé et communiqué aux structures aidantes (EPN et autres accès publics à Internet)  avant le vote, aurait été d’un grand secours pour tous. Cela permettait d’expliquer clairement les enchaînements, les étapes, les logiques sous-jacentes. Une personne avertie en vaut… beaucoup ! Nous appelons de nos vœux que lors du second vote des améliorations seront apportées à cette procédure et que des structures comme les nôtres seront consultées pour rendre l’exercice plus fluide.

Enfin, dans l’ultime écran, la compréhension des boutons vert, rouge, bleu a posé problème à nos usager-es.

Ecran de vote des projets

Les trois boutons ci-dessous se voulaient accessibles. Néanmoins, il semblerait que dans un questionnaire à choix multiples, la « grammaire » classique des cases à cocher et à décocher est plus largement admise. Réinventer des codes est pour le moins perturbant. Nous reviendrons sur cette question plus bas pour le vote avec des appareils tactiles.

Nous déplorons également l’absence d’écran de confirmation indiquant que la personne a procédé au vote avec un message lui signifiant :

  • la validation de ses choix
  • le récapitulatif de ses choix
  • la possibilité de revenir sur ses choix jusqu’à une date limite
  • l’annonce du prochain vote du budget et son principe
  • un bouton de déconnexion très visible pour clore le processus

Un e-mail de remerciement est aussi envisageable pour une version 2. Cela ne mange pas de pain et remercier est un geste gratuit et attentionné, qui peut souvent rapporter gros auprès des personnes qui s’impliquent. Surtout si elles ne sont pas très aguerries dans le numérique. Perdre les personnes les plus motivées dans un acte de participation est contre-productif.

Voter avec un appareil tactile : chronique d’un atelier

C’est le chapitre le plus douloureux ! Lors de nos cours habituels sur les tablettes, nous avions choisi, pour aborder le sujet du Web, de se faire la main sur le vote participatif. C’était une fausse bonne idée. Avec nos six stagiaires, nous avons mis environ 1h15 pour que tout le monde valide son vote. Les embûches ont été nombreuses, car la plateforme de vote et son ergonomie n’ont pas été pensées pour les appareils tactiles (tablettes et smartphones).

Remplir le formulaire Paris Connect n’a pas été une mince affaire, surtout pour les tablettes de petit format. Le clavier cache le reste des champs de saisie et il faut une sacrée dose de courage pour ne pas abandonner. Encore bravo à Anna qui est allée jusqu’au bout !

Autre gag. Viviane réussit à remplir le formulaire Paris Connect. Elle va dans son webmail Orange pour valider son inscription. Dans le message reçu, un lien à cliquer. Rien d’original, sauf que le lien n’est pas cliquable ! Comment donc faire un copier/coller avec la tablette lorsque le texte n’est pas éditable. Pas évident. Elle a été contrainte de finaliser son vote chez elle à partir de son ordinateur.

Anna, elle, avait passé le cap du formulaire Paris Connect. Comme elle travaille sur sa propre tablette 7 pouces, elle accède facilement à son appli de messagerie et clique sur le lien pour accéder aux quinze projets. Elle commence par actionner le bouton sous le premier des projets choisis. Du vert, le bouton passe au bleu « J’ai voté ». Jusqu’ici tout va bien. Ce n’est qu’à partir des choix suivants que les choses se compliquent. Anna m’appelle : sur son écran, les bouton affichent trois couleurs :

  • Vert « Je vote » : les boutons sous les projets non choisis
  • Bleu « J’ai voté » : un bouton d’un projet choisi
  • Rouge « J’annule mon vote » : les boutons des autres projets choisis

Je lui viens en aide et j’essaie de comprendre cette anomalie. Au bout d’un certain moment, j’opte pour un problème d’actualisation (« rafraîchissement ») de la page Web. Je force l’actualisation de la page. Je le fais plusieurs fois. Après un certain temps, petit à petit, les boutons rouges passent finalement au bleu. Sauvés !

Premières conclusions en vue d’une V2

Nous espérons que ce retour permettra aux service techniques de la ville d’améliorer la mécanique du vote en général et du vote électronique en particulier en vue d’une version 2, réellement accessible, pensée en amont pour faciliter l’inclusion des publics fragiles.

Réduire les différences entre les versions (papier et électronique)

Pour résumer, notons qu’il existe une grande disparité entre les votes : papier et électronique. Le vote papier n’est pas contraignant par rapport au vote électronique qui, lui, est très complexe, car très (trop ?) foisonnant en informations secondaires : plusieurs formulaires à remplir, nombreux messages de confirmation/validation/abonnement à des newsletters et alertes pas toujours compréhensibles pour des utilisateurs-trices non averti-es. Nous conseillerions de limiter au maximum les messages et de se concentrer sur l’objectif principal : je veux choisir un ou plusieurs projets et je veux que ça ne dure pas trop longtemps. Après avoir voté, on peut me demander si je souhaite recevoir des alertes, être abonné-e à une ou plusieurs newsletter, avec des explications circonstanciées.

Une version spécial tactile

Autre fait important : pour les prochains votes, une version spécifique pour les appareils tactiles, sous forme d’appli, s’impose. Cela facilitera grandement la démarche et limitera les abandons. Plusieurs de nos usagers ont « zappé » le vote après avoir commencé sur un ordinateur ou un appareil tactile.

Un mode d’emploi

C’est une tarte à la crème, mais il a son importance et montre, quand il existe, qu’on a pensé aux « moins sachants ». Pour les utilisateurs et les médiateurs numériques, un tutoriel en français facile sous forme vidéo et textuel agrémenté de captures d’écrans seront appréciés. Cela rendrait la chose plus accessible à :

  • des publics seniors
  • des publics handicapés
  • des publics dont la langue française n’est pas la langue maternelle

S’agissant des enfants, qu’il ne faut pas oublier, il nous paraît indispensable qu’un adulte puisse accompagner/expliquer le vote par la voie papier. C’est ce que nous avons fait au Relais 59

Une prise en main du site simplifiée

Nous en parlions plus haut, la page consacrée au vote mériterait d’être repensée, simplifiée.  Quelques pistes :

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† Microlithe est morte. A qui le tour ?

microlithe

Le sort de Microlithe est désormais scellé. Pétrifiée l’association de quartier. A pu. Finie. Effacée du paysage parisien. En seize années de bons et loyaux services à Belleville et dans le 20e, la petite pierre avait pourtant bien roulé sa bosse.

La rumeur courait qu’ils avaient des difficultés et qu’ils allaient mettre la clé sous la porte. On en parlait depuis un bon moment. La rumeur… Qui m’en avait parlé d’ailleurs ? Impossible de me rappeler. La rumeur quoi. J’y pense et puis j’oublie.

Bizarrement, le truc me revient à l’esprit en septembre et c’est là que j’attrape mon téléphone. 01 46 36 70 13.  Je laisse sonner. J’attends. J’attends. A la 7e salve, une jeune voix féminine m’accueille :

Bonjour,
Vous êtes bien sur le répondeur de Microlithe. Après seize ans d’existence, l’association a définitivement fermé ses portes.

Ma gorge se serre et ça me descend sur le ventre.

Pour plus d’informations, nous vous invitons à communiquer vos demandes par mail à l’adresse contact@microlithe.fr. Au revoir.

Et là une autre voix féminine, bizarrement plus familière qui me redonne un peu d’allant :

Après votre message vous pourrez le modifier en tapant dièse.

Je reste comme un flan, incapable de dire quoi que ce soit. Je chope mon navigateur et j’envoie www.microlithe.fr. Rien n’indique le naufrage. Sur la page d’accueil, la mention « A propos de Microlithe » me retient. Je vais avoir des précisions, on va tout m’expliquer :

En tant que structure de quartier, Microlithe a su tisser des liens avec des partenaires références dans le domaine social et de l’insertion (centres sociaux, réseau d’éducation spécialisée, associations locales). Lire la suite

Ah, je vais savoir la suite, je vais tout comprendre ! Mais rien, pas de suite, pas de droit de réponse, pas de précisions. Aucun récit de ce que j’imagine avoir été une lente agonie. « Page 1 sur 2 ». Ouf, j’ai pas assez lu, c’est donc en page 2 que je vais comprendre le fond de l’affaire. Je clique sur « Suivant ». Rien. Ou plutôt si : les horaires d’ouverture (sept jours par semaine, sic), l’adresse, le téléphone. Tout ce qu’il faut pour s’y rendre, comme au bon vieux temps.

La rumeur était donc fondée. Je trouve alors leur page Facebook, moi qui ne suis pas Facebook pour un sou. Je lis :

L’ASSOCIATION MICROLITHE NE DOIT PAS DISPARAÎTRE !
Après 15 ans d’existence l’association Microlithe est menacée de fermeture.

La date : 21 novembre 2013. J’apprends dans ce billet qu’une pétition existait en ligne, comme pour le Relais Ménilmontant quelques temps auparavant. Je n’avais pas eu cette information. J’ai honte. J’aurais pu relayer. En parler autour de moi, auprès des confrères, des consœurs, oh oh, ce serait le bonheur… Désolé, c’est les nerfs.

In memoriam

– Je n’y étais malheureusement pas allé souvent à Microlithe. L’accueil et le lieu étaient toujours chaleureux.

– Je me souviens du côté cosy, des tableaux aux murs et des efforts de déco pour que le lieu soit un petit nid de quartier

– Je me souviens de l’ambiance arcade et des écrans encastrés

– Je me souviens des chouettes trucs qu’ils faisaient avec les enfants

– Je me souviens de la discrétion et de la douceur de Denis, le coordinateur de l’EPN

– Je me souviens du courage des dirigeants qui régulièrement engageaient leurs fonds propres pour maintenir à flot l’association

Temps mort.

A quand le prochain ?

Les EPN deviendront-ils un vague souvenir dans l’esprit des Parisien-nes ? Depuis quelques années, leur liste fond comme neige au soleil. Ils étaient vingt en 2007, quand je suis entré au Relais 59. A cette époque, une coordination des EPN existait encore. En 2014, il en reste seize (20% de moins) et la coordination n’est plus.

Cette diminution épouse le mouvement national : de très nombreux EPN ont été rayés de la carte de France ces dernières années. La fracture numérique aurait-elle disparu ? Non, bien sûr. Mais, c’est bien normal, elle évolue. La nécessité de faire de la médiation numérique est toujours d’actualité. C’est notre devoir à nous EPN, notre mission. Nous nous y attelons tous les jours.

Lors de sa participation aux Assises nationale de la médiation numérique, la nouvelle secrétaire d’État chargée du numérique, Axelle Lemaire, semble confirmer ce besoin et entend créer un label. Un label de plus ? Gageons que non.

Et le réseau alors ?

Dans ce processus de disparition, quelle est notre part de responsabilité à nous autres du réseau parisien qui continuons à ne pas faire réseau ?

Le trépas de Microlithe relance à nouveau la question de notre capacité à nous regrouper, à faire des choses ensemble. A être visibles sur l’ensemble du territoire parisien. A faire comprendre au grand public qui nous sommes, le travail que nous faisons au quotidien et l’aide que nous pouvons lui apporter.

Comment faire pour mieux se faire connaître ? Comment montrer la richesse de nos activités, la diversité de nos publics, l’utilité sociale et professionnelle de nos structures ? Question lancinante. Serpent de mer.

Fin 2007, lorsque j’ai pris mes fonctions de coordinateur de ce qui n’était pas encore l’@nnexe, j’avais créé un site sous SPIP pour que tous les EPN puissent publier leurs infos, se rendre visibles. Rappelons qu’à cette époque une grande majorité d’entre eux n’avait pas de site propre.

J’avais lancé l’annonce auprès de mes homologues. Pas de réponses, malgré les réunions de coordination que nous avions plusieurs fois dans l’année. J’ai vite compris que ce n’était pas une priorité pour eux et qu’ils étaient trop occupés ou ne se sentaient pas concernés. J’en avais fait mon deuil.

Sept ans après, tel un zombie, je remets le couvert. Je relance l’annonce à mes confrères et consœurs, car la situation me paraît encore plus urgente. Je remonte un site et j’appelle tout le monde à y insérer des informations sur leur structure et leurs activités. Si le silence est de mise, tant pis. Je l’alimenterai seul. Il faudra bien qu’un jour on nous voit et qu’on sorte tôt ou tard la tête de nos guidons pour former un vrai peloton de tête et pas d’exécution !

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Sala kahle Madiba!

Au revoir Mandela !

Un des pères de l’empowerment vient de rendre son dernier sourire. Mieux que personne Mandela a, par sa vie et ses actes, incarné le Pouvoir d’Agir, la Force du Faire. Tous les makers de la planète devraient lui ériger une statut, un autel, même simplement virtuel. Dans les moments de doute ou de découragement nous retiendrons sa leçon.

Ngiyabonga Madiba!

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