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Mobilisons-nous pour la place Henri Frenay

PROCHAINS ATELIERS/RENCONTRES

La place Henri Frenay, vous connaissez ? Si vous avez déjà pris un train à la gare de Lyon, vous l’avez peut-être arpentée sans le savoir. C’est là que vous croiserez toutes sortes de gens : voyageurs, habitants, enfants, parents, petits et grands, marginaux, badauds, patineurs et hockeyeurs, urineurs sauvages, jeunes et moins jeunes en errance, en souffrance, paisibles ou moins commodes. Une vraie mixité sociale. Un vrai mélange de gens !
Parmi ces gens, vous rencontrerez des habitants du quartier et de l’arrondissement qui fréquentent nos associations : le Relais 59, Mom’Frenay, Aurore-La Halte Sociale, La Halte Femmes, La Corde Raide, Soleil.

Par temps humide, les piliers des arcades de la place Henri Frenay ne ruissellent pas que de pluie

Par temps humide, les piliers des arcades de la place Henri Frenay ne ruissellent pas que de pluie

Un spectacle singulier

Ce n’est un secret pour personne, la place Henri Frenay ne jouit pas d’une très bonne image ; particulièrement les arcades, situées sous les immeubles d’habitations, où nos structures  (Relais 59 et Mom’Frenay) accueillent du public. Des gens de tous les âges, de tous les horizons : enfants, adultes, personnes âgées.

Chaque jour, dans cet abri que sont les arcades, se déroule sous nos yeux une scène pour le moins singulière. Un théâtre d’incivilités commises par des groupes d’individus se donnant rendez-vous devant nos vitrines pour pratiquer des activités plus ou moins licites : jeux d’argent, alcoolisation et consommation de stupéfiants, tapage, urinage et défécation sauvages. Une ambiance… pour le moins singulière !

Deux fois par jour, matin et soir, se joue un autre ballet. Celui des services de la voirie qui passent avec leur camion-brosse et leurs jets sous pression pour nettoyer les détritus et les excréments qui jonchent les dalles et les piliers qui soutiennent les arcades.

Quand le ton monte, certains peuvent en venir aux mains et il arrive que nous nous retrouvions malgré nous à jouer les modérateurs. Dans des cas heureusement plus isolés, nous devons faire face à des individus pas très plaisants qu’il n’est jamais aisé de raisonner.

Inutile d’expliquer que ce quotidien, lorsqu’il dure depuis des années, est difficile à vivre et à supporter. Nos usagers y sont évidemment sensibles et ne manquent pas de nous faire part de leur interrogations, de leurs craintes ou de leur ras-le-bol.

Comment leur donner tort ? Comment accepter que se joue aussi souvent un tel « spectacle » sous nos yeux et sous les yeux des enfants ? Comment pouvons-nous, par notre simple indifférence, laisser une telle situation s’installer pour longtemps ? Devrons-nous attendre qu’un incident plus conséquent survienne pour envisager des solutions plus durables ?

Le bon sens nous oblige à répondre par la négative. Il n’y a certes pas de solutions prêtes à l’emploi et la raison nous invite naturellement à unir nos énergies pour améliorer les conditions de vie de la place et à pacifier l’environnement des arcades. La raison conseille également de ne pas stigmatiser aveuglément les personnes qui fréquentent les arcades et la place Henri Frenay. Enfin, la probité veut qu’une concertation s’engage entre tous les acteurs de la place pour qu’un véritable vivre ensemble s’installe.

Agissons ensemble… tous ensemble

Il faut pour cela réagir. Nous ne pouvons plus rester isolés, livrés à nous-mêmes. Nous ne pouvons plus fermer les yeux et attendre que le prochain camion-brosse ne passe. La ronde de correspondants de nuit est utile, mais ne suffit pas à engager un travail de fond. Nous devons co-agir pour apporter des réponses durables, car ces nuisances bien connues sur la place durent depuis sa création dans les années 1990.

C’est pourquoi nous devons TOUS nous mobiliser,pour rendre ce lieu plus vivable :

  • Habitants de la place et des rues adjacentes ;
  • Usagers de la place ;
  • Associations ;
  • Sociétés et commerçants ;
  • Institutionnels, autorités locales, élu(e)s parisien(ne)s ;
  • Autres : collectifs, conseil de quartier Aligre-Gare de Lyon, médiateurs de quartier et partenaires du 12e arrondissement.

Dans ce document, nous avons identifié les acteurs susceptibles de créer un cercle vertueux autour de la place Henri Frenay.

Reprenons tous ensemble ce territoire trop longtemps en proie aux incivilités.

Quelques propositions en guise de réflexion

Au quotidien, la place Henri Frenay n’est pas un parangon de vie ni d’animation. Cependant, quelques initiatives spontanées ou organisées sont à saluer, preuve qu’il est possible de créer une dynamique sociale intéressante, même dans un quartier de gare.

Des exemples d’activités existantes…

…pérennes et régulières…

Si vous avez traversé la place en allant prendre un train de grande ligne, vous avez peut-être croisé des gens faire du patin. C’est parce que le lieu est un des meilleurs spots à Paris pour pratiquer le roller et le hockey de rue.

Dans ce même hémicycle vivent aussi quelques arbres. Leurs pieds ont été cultivés il y a quelques mois par les enfants de Mom’Frenay avec l’aide de l’association Plantes et planète, partenaire de Mom’Frenay.

En dehors de ces quelques animations, la place est un simple lieu de passage ou d’oisiveté.

…éphémères

La place Henri Frenay est aussi ponctuellement l’objet de rencontres ou de manifestations formelles ou informelles.

Le 24 janvier dernier a eu lieu sur la place un match de football de rue organisé par l’association des Cités du Secours Catholique. Les équipes,  volontairement mélangées, étaient constituées de candidat(es) parisien(ne)s de tous les partis et de sans abris. L’événement baptisé « Ensemble pour le même but » visait à impliquer les candidat(e)s aux élections municipales parisiennes à s’engager sur des mesures concrètes pour lutter contre la précarité et le mal logement à Paris. Cette partie ayant débouché sur la signature de la charte « Ensemble pour le même but ».

Entre le 27 et le 29 septembre 2013, la communauté parisienne protestante a installé un véritable village de tentes, dans le cadre de leur événement « Protestants en fête, Paris d’espérance« .

En juin 2012, la compagnie rhodanienne Acte (danseurs et chorégraphes) a effectué la performance « Lieu d’être » avec la population locale : habitants de l’immeuble de la place Henri Frenay, usagers, bénévoles et salariés du Relais 59.

En décembre, un marché de Noël des Centres d’Aides par le Travail (CAT) est souvent organisé ces dernières années sur la place.

De nouvelles activités sont possibles

Toutes ces initiatives, aussi simples ou aussi ponctuelles soient-elles, prouvent qu’il existe un potentiel trop peu exploité dans cet espace singulier de notre arrondissement.

Un jardin collectif pour embellir le lieu

Les associations Relais 59, Mom’Frenay, situées aux premières loges, travaillent depuis un an à la création d’un jardin collectif en vue de lutter contre les incivilités et d’améliorer les conditions de vie et d’hygiène des arcades de la place. Depuis quelques mois, elles sont accompagnées de Toits Vivants qui apporte ses compétences pour la création d’une structure à cultiver.

Nous considérons que la mise en place d’un jardin collectif, en collaboration avec les riverains de la place, apportera une réelle plus-value aux arcades et à l’ensemble de la place. Il permettra d’embellir le lieu et de générer de nouveaux échanges entre les riverains : habitants, commerçants et associations, personnes de passage, populations en errance.

Tables de culture devant les vitrines

Première modélisation de structures de jardinage devant la vitrine de l’espace numérique du Relais 59 – Maquette : Toits Vivants – Tous droits réservés

Ce projet émanant du Relais 59, de Mom’Frenay, et de Toits Vivants a été soumis en décembre 2013 à la mairie du 12e arrondissement et à la RIVP qui ont toutes deux répondu favorablement à cette initiative. D’autres partenariats sont en cours avec d’autres structures locales.

Pour prendre connaissance du Jardincroyable et suivre son avancement, consultez les articles que nous publions régulièrement sur notre blog.

Ce futur jardin pourra créer des liens avec le potager de la gare de Lyon, mis en œuvre récemment dans le hall Méditerranée. Ce potager, situé juste à côté du salon grands voyageurs, n’est malheureusement pas ouvert au public. Il est géré par un cheminot à la retraite et accueille les enfants de l’école maternelle et élémentaire de la rue de Bercy.

Un potager en carrés dans un espace fermé

Un potager en carrés dans un espace fermé – Photo Stéphane Manet © 2014

Si vous avez manqué les précédents épisodes :

Un jardin à l’@nnexe #1 – Zé, João et Maria
Un jardin à l’@nnexe #2 – De quoi en faire des caisses
Un jardin à l’@nnexe #3 – bons baisers de la gare de Lyon
Un jardin à l’@nnexe #4 – Le printemps des possibles
Un jardin à l’@nnexe #5 – Premières réunions projet
Un jardin à l’@nnexe #6 – La rue nous soutient !
Un jardin à l’@nnexe #7 – Caisse qu’elle est bien cette structure !
Un jardin à l’@nnexe #8 – URGENT : recherchons terre végétale
Un jardin à l’@nnexe #9 – Quels bois récupérer ?
Un jardin à l’@nnexe #10 – Deux nouvelles pousses
Un jardin à l’@nnexe #11 – Réunion avec le collectif Babylone
Un jardin à l’@nnexe #12 – Le plan de la structure de jardinage

D’autres propositions

Un club de mölkky

Le mölkky est une sorte de jeu de quilles venu du froid (Finlande). Ce jeu est simple à jouer, convivial, populaire et ne nécessite aucun moyen. Deux espaces peuvent être envisagés pour organiser des parties de mölkky :

  • La place Henri Frenay elle-même (l’hémicycle)
  • L’allée piétonne et arborée (en réalité la rue Roland Barthes) qui prolonge la place Henri Frenay vers la rue de Rambouillet

La création d’un club local permettrait de mettre en place des rendez-vous de jeu réguliers, ouverts à tou(te)s.

Votre aide et vos propositions pour aller plus loin

Vous vivez sur la place Henri Frenay ou à proximité ? Vous habitez le 12e arrondissement ? Vous êtes membre du conseil de quartier Aligre-Gare de Lyon ? Vous pensez, comme nous, que ce lieu mérite d’être investi pour créer une vie de quartier digne de ce nom ?

Nous avons besoin de vos avis, de vos réflexions, de vos propositions, de vos (petits et grands) coups de main pour faire de cette place un cadre de vie agréable et chaleureux. Cela redonnera, du même coup, des couleurs à Henri et honorera sa mémoire !

Ateliers/rencontres d’expression collective

Nous vous invitons donc régulièrement à des ateliers/rencontres :

Participer à un atelier d’expression collective :

Atelier 1 :  le lundi 28 avril de 18h30 à 20h30 à l’@nnexe

Pensez aussi à laisser vos commentaires sur le blog

Venez aussi nous rencontrer lors de moments et de manifestations que nous organiserons pendant toutes les phases de préparation des projets.

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Un jardin à l’@nnexe #12 – Le plan de la structure de jardinage

Structure de jardinage

Depuis notre dernière réunion avec le collectif Babylone (11 décembre 2013), nous n’avions pas communiqué sur les nouveautés du projet de jardin sous les arcades. Il faut dire que cette période de deux mois a correspondu à la trêve des confiseurs (quinze jours environ), mais surtout à l’affinage de nos réflexions pour concevoir une structure capable d’accueillir des espaces de jardinage devant nos vitrines en évitant un maximum de dégradations (détritus et urinages sauvages notamment). Un silence donc, mais un silence des plus féconds ! Jugez plutôt.

Une proposition sérieuse

A force de phosphorer en commun, à coup de réunions plus ou moins éclair et d’échanges en « collèges invisibles », nous avons accouché d’une solution qui tient aujourd’hui la route. Avec l’aide et le dynamisme de Sylvain Rousseau et de Sébastien Goelzer, tous deux membres de Babylone et de l’association Toits Vivants, nous disposons d’un plan et d’une estimation des coûts de fabrication que nous pourrons prochainement soumettre à des financeurs, à commencer par la RIVP, notre bailleur, qui a manifesté son intérêt pour le projet.

Structure en chevrons vue de côté

Structure en chevrons vue de côté – Plan Toits Vivants

La structure que nous proposons est en deux matériaux : bois et métal. La partie métallique concerne des panneaux de façade censés réduire les risques d’urinages sauvages. L’angle créé évitera au maximum que ces messieurs des arcades ne se soulagent sur nos jardinières. Tout le reste de la structure sera réalisée en bois traité classe 4. Dans le jargon des boiseux,

un bois « classe 4 » est un bois qui peut résister à une exposition prolongée aux intempéries et à l’humidité. Seul le Pin peut être traité « classe 4 ». La méthode la plus efficace pour rendre le Pin « Classe 4 » est de lui faire subir un traitement autoclave (source : CNDB).

Tables de culture devant les vitrines

Tables de culture devant les vitrines – Modélisation Toits Vivants

Les parties métalliques (en marron sur le dessin) pourront être personnalisées. Ce sera donc l’occasion d’organiser des ateliers de décoration avec les enfants du centre de loisirs.

Si vous avez manqué les épisodes précédents

Un jardin à l’@nnexe #1 – Zé, João et Maria
Un jardin à l’@nnexe #2 – De quoi en faire des caisses
Un jardin à l’@nnexe #3 – bons baisers de la gare de Lyon
Un jardin à l’@nnexe #4 – Le printemps des possibles
Un jardin à l’@nnexe #5 – Premières réunions projet
Un jardin à l’@nnexe #6 – La rue nous soutient !
Un jardin à l’@nnexe #7 – Caisse qu’elle est bien cette structure !
Un jardin à l’@nnexe #8 – URGENT : recherchons terre végétale
Un jardin à l’@nnexe #9 – Quels bois récupérer ?
Un jardin à l’@nnexe #10 – Deux nouvelles pousses
Un jardin à l’@nnexe #11 – Réunion avec le collectif Babylone

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Un jardin à l’@nnexe #11 – Réunion avec le collectif Babylone

Le mercredi 11 décembre a eu lieu à l’@nnexe une réunion technique pour avancer sur la question des structures à installer devant les vitrines du Relais 59 et de Mom’Frenay sur la place Henri Frenay.

Pour cette réunion, nous avons invité le collectif Babylone qui fait partie de notre réseau et qui est constitué de paysagistes, de jardiniers, d’architectes, d’urbanistes, de designers, de menuisiers, de geeks et bidouilleurs, de collectifs (Toits Vivants, Dant, Vergers Urbains)…

Étaient présents ce soir-là :

Ordre du jour

  • Présentation du projet Jardincroyables
  • Brain storming sur des solutions techniques et des partenaires (financiers, techniques, etc.)

Déroulement de la réunion (20h-22h30)

  • Présentation du projet de jardin collectif, porté par les structures Relais 59 et Mom’Frenay et rappel des faits.

Rappel des faits

Le constat

Mauvais état de la place Henri Frenay et des arcades notamment devant les vitrines de l’@nnexe et de Mom’Frenay : déchets, beuveries, petits trafics et incivilités, bagarres, etc.

Déchets et incivilités sur la place Henri Frenay (Paris 12e)

Dans quel état seraient nos vitrines sans le passage quotidien (matin et soir) des services de la voirie ?

De grosses contraintes techniques

1) La place est sur dalle. Elle ne peut pas soutenir des énormes charges. Un embryon de projet de jardin partagé avait été amorcé en 2008, sur l’initiative de feu l’association Cœur des Haltes faisant aujourd’hui partie du groupe Aurore. Une réunion avait eu lieu à la gare de Lyon en présence de la Mission Solidarité de la SNCF, Graine de Jardins (tête de réseau des jardins partagés d’Ile-de-France), la mairie du 12e, le Relais 59 et l’association Cœur des Haltes.

2) Nos arcades et certains recoins de la place sont régulièrement arrosés par des urineurs sauvages.

Les initiatives déjà menées

Mom’Frenay, en collaboration avec l’association Plantes et Planète, a végétalisé et entretenu des pieds d’arbre sur la place et dans la rue Jean Bouton (face à l’école primaire), située derrière la place Henri Frenay.
Le Relais 59 a monté un jardin collectif d’intérieur avec des plantes et caisses en bois de récupération pour annoncer le projet de jardin sous les arcades.

Objectif du projet Jardincroyables : embellir ces arcades pour limiter ces nuisances et rendre l’espace plus agréable à tous.

Actions : création d’un jardin collectif sous les arcades sur le modèle des Incroyables Comestibles (Incredible Edible) initié en Angleterre qui s’est aujourd’hui étendu au monde entier.

Lundi 2 décembre : rencontre du Relais 59/Mom’Frenay avec la mairie du 12e et le bailleur (RIVP, Régie Immobilière de la Ville de Paris).

La RIVP est favorable au projet. Elle est prête à financer en 2014 du matériel : jardinières à installer sous les arcades et petit matériel de jardinage.
Une condition : pour être financé par la RIVP, nous devons obtenir des co-financements (v. Plus bas « Pistes de financements »).

La mairie du 12e est attentiste. Elle est favorable au projet et sur le principe d’étendre la zone de végétalisation au-delà de l’emprise RIVP (arcades). Cela prendrait la forme d’un espace clos, un peu comme celui du café voisin l’Esplanade. La mairie du 12e attend clairement les résultats de notre action sous les arcades pour envisager de modifier administrativement la partie qui relève de son emprise et de donner une autorisation aux deux associations. Elle serait aussi disposée à fournir des grandes jardinières avec la terre afférente. Elle n’est pas contre le principe de faire grimper des végétaux sur les piliers des arcades situés devant nos deux vitrines.
Si notre projet avance correctement dans les prochains mois, nous pourrons revenir vers la mairie pour développer ce projet d’extension.

Sur la question de l’urinage sauvage, nous avons interpellé le représentant de la mairie. Nous avons suggéré l’installation d’une sanisette supplémentaire. La seule existante est située à l’extrême gauche de la place, face à la chapelle Agneau de Dieu. Celle-ci est régulièrement en panne. Nous avons aussi évoqué l’installation d’urinoirs en PVC le long du Canal de l’Ourcq, dans le quartier de la Villette. Ces installations mobiles permettent à trois hommes d’uriner. Elles sont autonomes et ne nécessitent pas de branchements. Comme les collecteurs de verre usagé, les urinoirs sont régulièrement vidés.
Il nous a été répondu que cette solution était coûteuse, ponctuelle et réservée aux zones touristiques à forte fréquentation.

Le potager de la gare de Lyon :
La SNCF a ouvert il y a deux mois « Le potager de la gare de Lyon ». C’est un jardin situé à côté de l’espace Grands Voyageurs, à quelques mètres de nos vitrines (entre l’extrême gauche du hall Méditerranée et le bâtiment de l’Agence Française du Développement). Ce jardin a été créé et est géré par un cheminot à la retraite que nous serons amenés à rencontrer. Il est ouvert une fois par semaine aux enfants de l’école de la rue de Bercy.

Réflexions sur les points de blocage

Parmi les deux principaux points de blocage on trouve :

  • Les déchets et incivilités devant les vitrines
  • L’urinage sauvage

L’équation à résoudre est la suivante : quels types d’installation de jardinage seraient susceptibles d’empêcher (ou de résister) à des dégradations : déchets, vandalisme, urinage sauvage…

La question de l’urine dans l’espace urbain est une question déjà traitée dans d’autres villes telles que Amsterdam. Des recherches récentes ont montré que l’urine présentait des avantages dans différents domaines :

  • La fertilisation des sols
  • La production d’énergie

La ville d’Amsterdam a organisé dans l’espace public une sensibilisation du public, en partenariat avec Waternet, la compagnie des eaux de la ville.

En s’inspirant de cette initiative, il serait intéressant d’aller voir Eau de Paris pour lui proposer un projet à peu près similaire. Voir, si dans nos réseaux, nous pouvons contacter quelqu’un dans cette société.

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Références à lire et à voir :

Dans le réseau du collectif Babylone, Gaspard, ex-étudiant en design, a travaillé sur cette question. Il s’agit d’urinoirs intégrés à des structures de végétalisation (ou l’inverse, c’est selon !). En voici quelques images :

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Si ce type de structure est viable, cela représente une piste intéressante à exploiter.

Avis des présents sur le projet Jardincroyables

Bruno : l’approche d’impliquer l’éco-système est positive. En revanche, sur le point de vue technique c’est à voir. Vérifier la validité des solutions concernant les urinoirs.
Végetaliser les colonnes, est ce possible ? Le bailleur est favorable
Quelles structures pour ce jardin : bacs, urinoirs végétalisés ?
Vérifier si l’immeuble est classé.

Sébastien : Sara Renaud, sculptrice qui crée des structures de jardinage en métal au Jardin d’Alice. Ce jardin ira probablement dans la caserne de Reuilly. Voir avec elle si elle peut faire des propositions

Plan d’action

Mobilisation de tous les acteurs du quartier

Pour que ce projet réussisse et soit durable, il est nécessaire d’impliquer un maximum d’acteurs de la place et du quartier :

  • Habitants de la place
  • Habitants des immeubles situés juste derrière la place
  • Commerçants
  • Sociétés
  • Institutionnels

En premier lieu, cela prendra la forme d’un tractage des immeubles de la place et du quartier.

Parallèlement, un appel à la mobilisation à destination des habitants et des usagers des deux structures pourra prendre la forme d’articles de présentation du projet sur les sites du Relais 59 et de Mom’Frenay : sites, blogs, réseaux sociaux, plate-formes collaboratives…

A la suite de ces différents appels par voie papier (affiches, flyers…), par voie électronique (articles, mailing), par bouche à oreille, etc. nous organiserons des réunions publiques pour lancer officiellement le projet et compter nos troupes. L’idéal serait de le faire en janvier.

Modélisation 2D ou 3D de l’espace à végétaliser

Afin de présenter au mieux le projet et les solutions envisageables, une modélisation en 2D ou 3D serait des plus utiles. Dans le collectif Babylone, deux personnes ou entité seraient en capacité de nous aider : Sébastien et le collectif d’architectes designers Dant.

Pistes de partenaires

Comme partenaires potentiels nous pourrions avoir, dans le quartier :

Associations

Sociétés et commerçants de la place

Institutionnels

Collectifs

Autres

L’implication d’artistes et de performeurs pourrait être intéressante pour sensibiliser les riverains de la place aux problèmes d’incivilités et de nuisances. Des installations et happenings permettraient d’entrer en contact avec les publics nomades.

Les précédents épisodes :

Un jardin à l’@nnexe #1 – Zé, João et Maria
Un jardin à l’@nnexe #2 – De quoi en faire des caisses
Un jardin à l’@nnexe #3 – bons baisers de la gare de Lyon
Un jardin à l’@nnexe #4 – Le printemps des possibles
Un jardin à l’@nnexe #5 – Premières réunions projet
Un jardin à l’@nnexe #6 – La rue nous soutient !
Un jardin à l’@nnexe #7 – Caisse qu’elle est bien cette structure !
Un jardin à l’@nnexe #8 – URGENT : recherchons terre végétale
Un jardin à l’@nnexe #9 – Quels bois récupérer ?
Un jardin à l’@nnexe #10 – Deux nouvelles pousses

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Un jardin à l’@nnexe #10 – Deux nouvelles pousses

Le projet de Jardincroyable suit son cours et les réflexions vont bon train.

Quoi de neuf depuis le dernier épisode ? Plein de nouvelles perspectives. Récapitulons :

1re pousse : le jardin d’intérieur

Depuis mai 2013, nous avons créé dans notre local un jardin collectif d’intérieur. Il accueille des plantes issues de sauvetages et de dons divers et variés (plants, boutures, graines). Ce jardin miniature vit sa vie, au gré des saisons, au gré des variétés vivaces ou annuelles, potagères, aromatiques ou ornementales.

Si vous avez manqué un épisode :

Un jardin à l’@nnexe #1 – Zé, João et Maria
Un jardin à l’@nnexe #2 – De quoi en faire des caisses
Un jardin à l’@nnexe #3 – bons baisers de la gare de Lyon
Un jardin à l’@nnexe #4 – Le printemps des possibles
Un jardin à l’@nnexe #5 – Premières réunions projet
Un jardin à l’@nnexe #6 – La rue nous soutient !
Un jardin à l’@nnexe #7 – Caisse qu’elle est bien cette structure !
Un jardin à l’@nnexe #8 – URGENT : recherchons terre végétale
Un jardin à l’@nnexe #9 – Quels bois récupérer ?

2e pousse : le jardin sous les arcades

Ce projet de jardin sous les arcades est, de loin, le plus ambitieux, car le plus complexe à mettre en œuvre.

Le point de départ : un environnement fortement dégradé

La volonté de créer un jardin collectif urbain part d’une réaction toute simple face à l’état déplorable  de notre environnement immédiat : les arcades de la place Henri Frenay où notre second local est implanté.
Les incivilités y sont quotidiennes : alcoolisation, consommation de stupéfiants, épanchement d’urine et de fèces sur la voie publique, tapage, jets de déchets divers, jeux d’argent, etc.
Déchets et incivilités sur la place Henri Frenay (Paris 12e)
Depuis que nous louons notre deuxième local au 8 place Henri Frenay (automne 2008), nous vivons quotidiennement ces tristes scènes au  pied de notre vitrine. Cet environnement fortement dégradé qui entretient un climat d’insécurité génère de multiples nuisances. Cela  a des effets immédiats sur nos activités de formation et sur l’accueil de nos usagers qui craignent souvent la fréquentation de nos  vitrines.

Malheureusement, ces événements sur la place Henri Frenay sont bien connus des habitants et des riverains de la place, des autorités  territoriales, des bailleurs, des associations, des commerçants… et le nettoyage deux fois par jour ne suffit pas.

Les arcades de la place Henri Frenay forment un territoire insalubre. Un couloir de non droits laissé à l’abandon qu’il est urgent de réinvestir.

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Vers de nouveaux espaces de jardinage ?

Des espaces que l’on peut dédier au jardinage collectif existent dans notre quartier. Ce ne sont pas des terrains à proprement parler, mais des espaces qui pourraient se prêter à une forme de jardinage urbain, celle de la culture en carrés. Ce type de culture est, nous semble-t-il, possible et peu onéreuse à réaliser sous les arcades de la place Henri Frenay (devant nos vitrines) et sur les pieds d’arbres dont certains sont déjà investis par notre voisin l’association Mom’Frenay, en collaboration avec l’association Plante et Planète.

La mairie du 12e arrondissement et notre bailleur la RIVP sont informés de notre projet depuis le printemps 2013. Tous deux se sont montrés intéressés, car ils sont sensibilisés aux problèmes rencontrés sur la place Henri Frenay depuis sa création au milieu des années 1990.

Pour information, les arcades de la place sont situées sur l’emprise RIVP. Au-delà des arcades, c’est la Ville de Paris qui gère l’espace. Néanmoins, depuis bien longtemps, un accord a été trouvé entre les deux parties. La Ville de Paris se charge quotidiennement du nettoyage des arcades.

Un projet qui suit son cours

Nous aurons le 2 décembre prochain une première réunion collective qui réunira différents partenaires :

Cette réunion permettra de poser in situ les premiers éléments de travail et les conditions de financement d’un tel projet.

3e pousse : le jardin de la cour Malot

Dans la cour du 1, rue Hector Malot (adresse de notre siège social), le Relais 59 dispose d’un espace pour les enfants de la halte-garderie. Cet espace est peu utilisé. Tout au plus quelques jours par an, généralement en été.

Sur cet espace et sur la rampe d’accès (photos ci-dessus), il est possible de créer des cultures en carrés que les habitants de l’immeuble pourraient entretenir.

En échange de l’obtention d’un lieu pour jardiner collectivement, les jardiniers pourraient entretenir les plantes ornementales situées sur la partie haute (autour de l’espace enfants).

Notre bailleur pourrait ainsi faire l’économie du service d’entretien des espaces verts existants confié à une société extérieure.

La création de ce deuxième espace extérieur de jardinage sera abordé avec la RIVP lors de la réunion du 2 décembre.

Retrouvez tous les épisodes du feuilleton Jardincroyable sur ce blog :

Un jardin à l’@nnexe #1 – Zé, João et Maria
Un jardin à l’@nnexe #2 – De quoi en faire des caisses
Un jardin à l’@nnexe #3 – bons baisers de la gare de Lyon
Un jardin à l’@nnexe #4 – Le printemps des possibles
Un jardin à l’@nnexe #5 – Premières réunions projet
Un jardin à l’@nnexe #6 – La rue nous soutient !
Un jardin à l’@nnexe #7 – Caisse qu’elle est bien cette structure !
Un jardin à l’@nnexe #8 – URGENT : recherchons terre végétale
Un jardin à l’@nnexe #9 – Quels bois récupérer ?

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Un jardin à l’@nnexe #9 – Quels bois récupérer ?

Les traitements du bois de palettes et d’emballage

Marquage des bois de palettes et caisses

Marquage des bois de palettes

Les palettes et autres emballages en bois massif (caisses, cageots, bois de calage, tambours d’enroulement de câbles, plateaux de chargement, protections pour le transport, etc.), généralement en résineux (pin) ou en feuillus, sont soumis à des traitements phytosanitaires spéciaux, réglementés sur le plan international (norme NIMP 15 établie par l’IPPC, une branche de la FAO). Le but de ces traitements est de limiter la dissémination d’organismes nuisibles véhiculés par le bois (insectes, champignons, maladies diverses…) à travers les échanges mondiaux.

Repérer les types de traitement

Lorsque nous récupérons des bois issus de l’emballage et du transport, nous nous devons de vérifier le mode de traitement qu’ils ont subi. Juste précaution pour éviter de respirer dans notre air intérieur (déjà bien mis à mal avec les COV ambiants).

Globalement, deux grands types de traitement existent :

  • un traitement à chaud (traitement thermique) ;
  • un traitement chimique.

Le traitement thermique (HT et KD)

C’est le traitement qu’il faut préféré, car sans conséquences sur notre santé. Le bois est chauffée à une température minimale de 56°C mesurée au cœur du bois et maintenue pendant 30 minutes au minimum. La mention qui figure sur le bois est HT (de l’anglais heat treatment). Une variante existe à ce traitement, celui du séchage à l’étuve. Dans ce cas, on trouve la mention KD (kiln drying).

Le traitement chimique (CPI et MB) :
attention danger

L’autre traitement adopté est l’imprégantion chimique sous pression : chemical pressure impregnation (CPI).

L’imprégnation chimique sous pression (notée CPI pour chemical pressure impregnation) n’est admise que si les températures exigées sont atteintes, ce qui n’est généralement pas le cas.

La fumigation au bromure de méthyle (notée MB, comme methyl bromide en anglais) est une autre méthode autorisée, également soumises à des exigences de concentration, de durée et de température. Le bromure de méthyle (ou bromométhane) est un insecticide et un fongicide puissant et dangereux. Soyons clairs, une belle saloperie ! Il est théoriquement interdit. On le vaporisait (et on le vaporise encore dans certains pays) notamment dans les conteneurs de bateaux ou… sur les bois d’importation.

Les effets sur la santé humaine et animale du bromure de méthyle sont peu reluisants. Voir, à ce sujet l’article qui lui est consacré sur le site Futura Sciences et cette info concernant les ouvriers qui sortent les bois d’importation des conteneurs, frappés de maladies professionnelles liées au bromure de méthyle (article paru sur le site Atoutsante.com).

Décoder les sigles et mentions sur les bois

La norme NIMP 15, si elle est appliquée, exige un marquage sur le bois d’emballage. Ce marquage doit être bien visible et doit contenir les indications suivantes :

  • Le logo de l’IPPC (un épi de blé stylisé) qui est une marque déposée. Son utilisation est réglementée. Seules les entreprises autorisées peuvent l’apposer sur leurs bois.
  • Le code ISO du pays où le fabricant / réparateur est enregistré
  • Le code de la région
  • Le numéro d’agrément de l’entreprise
  • Les mentions HT (heat treatment « traitement thermique ») ou MB (methyl bromide « Traitement au Bromure de Methyle ») et DB (debarked « exempt d’écorce »)
Exemple de marquage

Exemple de marquage

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Télécharger notre fiche mémo sur le marquage du traitement des bois.

Aller plus loin

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Un jardin à l’@nnexe #8 – URGENT : recherchons terre végétale

Faisons rapidement l’état des lieux, des troupes et des ressources.

Nous avons, au 7 mai 2013,

Dans notre stock

Le matériel

  • Une centaine de caisses de vin de Bordeaux (que nous n’avons pas bu, sic et pas hic !) qui serviront tantôt de bacs à planter tantôt de structures pour accueillir des pots et jardinières ;
  • Des dizaines de pots et jardinières, soucoupes de toutes les tailles, formes, couleurs et matières ;
  • 50 kg de sable ;
  • 50 kg de graviers pour le drainage des bacs et pots ;
  • 2 sacs de terreau de 20 litres ;
  • 2 grandes bassines pour faire les mélanges de terre, terreau, sable ;
  • Tout le matériel nécessaire pour fabriquer un lombricomposteur ;
  • Un lot de pierres récupérées dans l’Yonne pour faire une mini rocaille ;
  • 4 plantoirs et 1 griffe.

Les plantes

Les graines

  • Des graines d’angélique du bois de Meudon ;
  • Des graines d’arroche, des graines de haricots à rames ;
  • Des graines de fleurs sauvages variées issues d’une pochette promotionnelle « offerte » par une chaîne de magasins de bricolage.

Nos besoins urgents

De la terre végétale SVP

La terre végétale est la denrée la plus urgente pour commencer à faire nos semis et repiquages. Notre besoin est d’environ un demi mètre cube. Cette terre végétale sera mélangée à du terreau, du sable et, plus tard du lombricompost de notre fabrication (ou plutôt de celle des lombrics !).

Nous avons sollicité hier différents de nos contacts à la Ville de Paris (espaces verts) et à la mairie du 12e.

Nous avons reçu aujourd’hui une réponse encourageante de Laurent TOUZET, Adjoint à la Maire du 12e, chargé des espaces verts, de l’environnement et du développement durable. Conseiller d’arrondissement. Il a eu la gentillesse de nous répondre rapidement et de nous mettre en contact avec une personne clé à la ville.

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