Archives de Catégorie: Mémos et tutos

Impression 3D, toutes les techniques #2 : le liage de poudre

Dans notre panorama sur les techniques d’impression 3D, penchons-nous aujourd’hui sur le liage de poudre. Comme son nom l’indique, cette technique repose sur un matériau qui se présente sous forme de poudres très fines et très variées qui, selon le procédé, seront tantôt agglomérées tantôt fusionnées à chaud. On peut distinguer trois grandes familles utilisées aujourd’hui dans le liage de poudre :

  • Le procédé Three-Dimensional Printing (3DP) ;
  • >Les procédés par « frittage laser » (SLS et DMLS) ;
  • Les procédés par lasers à électrons.

Le procédé Three-Dimensional Printing (3DP)

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Impression 3D, toutes les techniques #1 : la photopolymérisation

Macaron jaune

On a vu dans notre article consacré à une brève histoire de l’impression 3D que cette technique ne vient pas de nulle part et ne date pas d’hier. D’abord utilisée par l’industrie, l’impression et les imprimantes 3D entrent, ces dernières années, dans d’autres sphères plus proches du grand public.

Dès qu’on parle d’impression 3D, on associe très vite les mots « révolution », « disruption » et plein d’autres néologismes qui deviennent de véritables tartes à la crème. Agaçant ou grotesque. Soit. Mais restons honnêtes, la révolution adviendra et l’aspect disruptif de ce nouveau mode de production s’imposera comme une évidence. La question centrale est de savoir à partir de quand, comment et en combien de temps les choses s’organiseront et feront norme dans nos sociétés.

C’est justement parce qu’on en parle de plus en plus que je souhaitais aujourd’hui dresser un panorama des techniques existantes pour y voir clair et comprendre où, nous, les particuliers, nous nous situons.

Une nouvelle façon de fabriquer

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Impression 3D : quelques repères historiques

Je vous avais récemment parlé de ma formation de Facilitateur fablab au Faclab pendant six mois (de mars à septembre 2016). Comme je ne peux décidément rien garder pour moi, je vous ai dit mon désir de partager mon expérience dans un feuilleton sur ce même blog. Chose promise, chose due. Commençons par un grand classique des fablabs : l’impression 3D qui, on l’ignore souvent, ne date pas d’hier !

portrait-300x252

 

Utilisée d’abord dans l’industrie, l’impression 3D servait originellement au prototypage et à l’outillage rapides. Avec ses trente ans d’existence, ce procédé de fabrication se démocratise depuis sept ans environ.

1984-2006 : De la recherche à l’impression industrielle

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Umap : syntaxe pour formater les éléments du champ description

 Petit rappel pour les amnésiques

logo-uMap

Umap vous vous souvenez ? Allez un petit effort neuronal, on vous en avait parlé ici même. Si votre mémoire a des problèmes à l’allumage, il s’agit d’un chouette outil libre de storymapping (ou « récit carto-interactif« ) qui s’appuie sur le non moins chouette Open Street Map (OSM).

Dans Umap, il est possible de créer ses propres cartes sur des fonds et des données déjà présents dans OSM, l’union fait la force et la richesse et dans le Web collaboratif ce n’est pas une gageure.

Une fois votre projet de carte créé, vous pouvez en faire une histoire, un récit, une chronologie. C’est une autre façon de raconter, de faire récit. Pensez simplement à la remarquable émission « Le Dessous des Cartes » animée par Jean-Christophe Victor sur Arte. C’est un étalon en la matière qui n’avait pas attendu l’arrivée du numérique. Le présent est une inlassable réinvention du passé !

Des outils comme Umap sont donc du pain béni pour les enseignants, formateurs, conférenciers, chercheurs, mais aussi étudiants ou élèves ayant un projet d’exposé.

Le principe de Umap est simple : on peut placer des points sur une carte, les relier si besoin, les rendre interactifs en proposant une fenêtre descriptive dans laquelle peuvent intervenir différents éléments :

  • Textes
  • Images
  • Vidéos
  • Liens (URL)

Voici un bel exemple d’un récit carto-interactif en cours de réalisation d’un couple de voyageurs à vélo (projet Cyclolenti)

cyclolenti

Chérie ? Où ai-je mis ma syntaxe ?

Seulement voilà, lorsqu’il s’agit de remplir le champ description, on se sent seul au monde. Comment formater les contenus ? Pas de boutons, pas d’outils pour mettre le texte en forme, ajouter des images… pour habiller dignement cette fenêtre. Snif ! Alors c’est ça le super outil qu’on m’a vendu ? Pourtant, j’ai vu des cartes vraiment bien réalisées avec Umap, alors pourquoi pas moi ? Il y a sûrement une syntaxe spéciale, comme celle utilisée dans la rédaction d’un article Wikipedia (wikicode). Vite, aller sur le guide de référence de Umap (wiki hébergé sur le site d’OSM). Plein d’infos utiles, mais pas de trace de la syntaxe. Je regooglise encore et encore. Je trouve un très bon tutoriel sur Umap effectué par la DSDEN du Rhône, publié sur le site de l’Académie de Lyon. Plein de bonnes choses à manger, mais toujours pas de syntaxe en vue ! Fichtre.

Regarde dans ta Botte !

Je retourne sur le guide et rien de rien. Par un détour que je ne m’explique plus, je vais sur la version anglaise du guide et là, mon œil est attiré par un lien en italien :

Il pointe vers le blog de Maurizio Napolitano dit « Napo » qui écrit aussi dans un webzine Che Futuro! (« Quel Futur ! »). Merci, une nouvelle fois à la sérendipité.

A la fin de l’article, je découvre la pépite : tous les éléments de syntaxe pour formater les contenus du champ description. Bellissimo, grazie Napo!

Mais où Napo a-t-il pêché l’info ? Je laisse un commentaire sur son blog. Dans les 5 minutes qui suivent arrive Olivier. Je lui parle de mes déboires et sans hésiter une seule seconde, il m’assène un tu cliques sur le point d’interrogation au-dessus du champ description. Vraiment trop fort le Maestro. Quelque temps plus tard, je reçois la réponse identique de Napo. Une épiphanie !

Umap : formatage des contenus du champ description

Enrichissement

  • *simple asterisque pour italique*
  • **double asterisque pour gras**
  • pour un séparateur

Niveaux de titre

  • # un dièse pour titre 1
  • ## deux dièses pour titre 2
  • ### trois dièses pour titre 3

Liens

Images

Vidéos et autres éléments embarqués

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Vers une sobriété numérique heureuse ? Prolégomènes

Décharge en Chine (Guiyu) de DEEE (photo Greenpeace - Tous droits réservés)

Décharge en Chine (Guiyu) de DEEE (photo Greenpeace – Tous droits réservés)

L’@nnexe fait sa COP21 ! En marge de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, qui se prépare dans l’angoisse d’un fiasco, nous diffuserons régulièrement sur notre blog le travail que nous menons sur la nécessaire prise de conscience que le numérique – et les industries et les technologies qui le porte – est un incroyable vecteur de pollutions dans le monde, de désintégrations sociales et environnementales sur des territoires souvent loin de l’Occident (donc invisibles) et de troubles sanitaires majeurs pour des populations déjà fortement abîmées et précarisées. C’est le côté pas sexy des nouvelles technos, la réalité ni cool ni virtuelle pour celles et ceux qui la subissent. C’est ce qu’on trouve régulièrement exprimé sous la forme de « la face cachée du numérique« .

Le numérique est-il propre ?

La question « le numérique est-il propre ?« , nous la posons souvent à nos usagers et stagiaires qui viennent à l’@nnexe et que nous rencontrons lors d’ateliers et de conférences extérieures auxquels nous participons[1].  Nous nous la posons aussi à nous-mêmes. Pour tout dire, elle nous obsède. Car elle nous place dans une position bien inconfortable, nous les médiateurs numériques. Notre travail est de faciliter les usages du numérique auprès des publics les moins familiers avec les TIC. Cela fait-il de nous des évangélisateurs du numérique ? Certes non. Nous pensons que nous avons, nous aussi, la capacité de porter un regard critique sur la révolution numérique et technologique qui est en marche. D’aucuns, dont nous sommes à l’@nnexe, pensent que nous ne devons pas être des chantres du numérique, mais des montreurs et des décrypteurs, des agitateurs capables de susciter la réflexion et le questionnement sur ce qui nous est proposé sur Internet, dans le débat public et sur les innombrables lieux de vente et de promotion des outils numériques.
Une injonction paradoxale point immédiatement : nous aidons à l’utilisation du numérique alors que nous connaissons l’entropie qu’il génère. Comment préconiser un aliment quand on sait qu’il comporte des substances toxiques ? Alors quoi faire ? Quoi répondre ? Usage ou non usage ? Où se situer ? Comment trouver une voix juste et sage ne prônant ni la promotion ni  le refus ? C’est toute la complexité lorsqu’on ne veut pas se laisser enfermer dans un discours bien binaire et réducteur de « pour ou contre », « bien ou mal »… beaucoup plus simple à gérer sur le plan de la communication, le confort mental, les petits intérêts et le fond de commerce à défendre.
C’est donc dans cette tension que nous voulons initier notre nouvelle série « Vers une sobriété numérique heureuse ?« . Cette interrogation, – posée, nous semble-t-il, sous forme d’oxymore -, alimentera notre réflexion au long cours pour déboucher sur une sorte de guide : ce que nous nommons, pour le clin d’œil, un eco libris du numérique.

Une série grand public

L’histoire que nous allons vous raconter dans cette saga est déjà connue d’un certains nombre de personnes sensibilisées à la nécessaire sobriété dans le champ informatique et numérique. Vous savez comme à l’@nnexe nous aimons nous intéresser aux pourquoi des comment, aux coulisses de notre réalité (physique et virtuelle), au décorticage des pensées uniques et des discours tout faits, surtout en matière de numérique. Ceux qui nous fréquentent et suivent nos cours et ateliers savent que nous ne sommes pas des techno-béats et que faire marcher son esprit critique dans le monde merveilleux des octets n’est pas une mince affaire tant la fascination des machines et des technologies est grande.
Nous prions donc nos aimables lecteurs avisés, libristes, hackers, informaticiens de l’ancienne école, philosophes des sciences et des techniques, chercheurs et journalistes en tous genres ne versant pas dans l’orthodoxie du progrès, citoyens fouineurs et éclairés… de lire cette série du coin de l’œil et de ne s’arrêter que sur les points qui leur sembleront nouveaux. Leur avis et analyses d’experts seront évidemment appréciés pour corriger ici un chiffre, là une donnée ou là encore un paramètre technique. Car, déformation de l’éduc pop oblige, notre saga entend s’adresser, en premier lieu, au plus grand nombre ; à la majorité silencieuse, comme on dit, mais qui consomme du numérique en masse.
Il fut un temps – que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître ! – où les mémoires étaient faibles, les capacités de stockage rares et chères, les équipements peu abondants et… l’imagination et la sagesse au pouvoir dans le domaine de la programmation et du déploiement de solutions matérielles et logicielles. Aujourd’hui, où le quick and dirty associé à l’obsolescence programmée dominent, tout est fait pour consommer sans modération du numérique avec tout l’appareillage qui va avec.
Acquérir des réflexes et des gestes plus responsables, des pratiques et des alternatives plus sobres et plus respectueuses de tous les environnements (minéraux, végétaux, animaux et humains) telles sont les motivations de ce travail. Notre volonté est de partager notre expérience et de montrer que l’action est à la portée de toutes et tous ; elle n’est pas réservée à une petite frange d’initiés ou de militants survitaminés.
Quelle belle occasion de lancer notre série pendant la COP21 ! Nous espérons qu’elle vous plaira et qu’elle suscitera des réactions et des commentaires servant à enrichir le débat fort complexe autour de la sobriété énergétique. Alors, COP ou pas COP pour devenir des écolibristes[2] ?

Notes :
[1] Nous avons notamment organisé le 13 juin dernier, un atelier consacré au gaspillage et aux déchets de l’industrie numérique pendant le week-end Italia Sostenibile sur la place Henri Frenay et, le même jour, une conférence pour la journée du libre de Vincennes avec nos amis et partenaires Antanak.

[2] Rejoignez notre brigade d’agents très spéciaux : les COPS 21 !

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Les bons tuyaux des COPS 21 : fabriquer un pouf poire

cops21

COPS 21 : des héros du quotidien sortent de l’ombre

Depuis sa création, l’@nnexe a l’insigne privilège de compter dans ses rangs une brigade spéciale de défenseurs de la nature et des écosystèmes qui se mobilise autour des problèmes environnementaux liés au numérique et aux hautes/nouvelles technologies, très énergivores et souvent peu soucieuses des désastres écologiques, sociaux et sanitaires qu’elles laissent sur leur passage à travers la planète.

Ces forces très spéciales, engagées à l’échelon d’un territoire hyperlocal (gare de Lyon, Paris 12e), ont à cœur (et hacker !) de faire du neuf avec de l’ancien, de bricoler des solutions orientées débrouille et basses technologies (dites low-tech, ça fait plus initié et distingué) pour résoudre des problèmes tantôt pratiques tantôt parfaitement inutiles, pour le simple plaisir de se prendre la tête autour d’un projet d’intelligence collective.

Nous nous sommes dit, puisque la conférence des Nations Unies sur le changement climatique était sur tous les supports et dans tous les agendas, que nous voulions rendre hommage à ces hommes et ces femmes, à ces héros et héroïnes du quotidien qui usinent dans l’ombre et qui méritent au moins la même reconnaissance que les plus illustres hérauts de l’environnement.

Pour matérialiser cet engagement et le repos auquel ces nobles guerriers aspirent légitimement, nous proposons de vous présenter un objet emblématique : LE POUF. Il fallait bien cela si nous voulons réduire nos émissions de gaz à effet de serre et nos déchets en tous genres : du farniente, de la glande, de l’oisiveté, de l’ennui ou, dans un autre genre encore, du non faire.

Un pouf pour le repos. La poire pour la forme

Notre contribution d’aujourd’hui repose donc sur la fabrication d’un pouf poire pas cher, doux et moelleux pour la planète et pour nos nobles échines.

Le sujet des poufs est beaucoup plus complexe et plus riche qu’il n’y paraît. Saviez-vous que le pouf, à l’origine, servait à flatter la tête plutôt que le séant ? Puis il est descendu à hauteur de la taille, donnant du volume aux robes et a continué sa chute vers le sol en quittant la mode vestimentaire pour rejoindre celle de l’ameublement.

Des poufs, pour s’asseoir, il en existe de toutes les formes, de toutes les tailles, dans toutes les matières, de tous les noms possibles et imaginables. Comment donc s’y retrouver dans ce foisonnement ?

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Comme nous pensions à un objet pour nous affaler juste avant le collapsus que peuvent produire de longues journées d’écran, nous nous sommes dirigé spontanément vers le pouf en forme de poire.

Trouver la bonne garniture

recup-bouchonsNous collectons, depuis longtemps, des bouchons de liège dans notre espace. C’est trop drôle, car ça fait parler, ça suscite la curiosité de nos visiteurs et usagers. « Mais que vont-ils faire avec tous ces bouchons de liège ? », pensent-ils. Facile : à garnir notre futur pouf ! Pourquoi du liège ? Car c’est plus écologique que les infâmes billes de polystyrène qui coûtent horriblement cher, qui collent aux mains par électricité statique, comme le sparadrap du Capitaine Haddock, et qui vont finir dispersées dans l’environnement et se recombiner au vivant, lorsqu’elles seront réduites en fines particules (merci les nanos !).

Rester frugal, penser recyclage

En utilisant une ressource naturelle, déjà prélevée et gérée durablement, nous évitons des dépenses inutiles d’énergies fossiles et la production de CO2, blabla… vous connaissez la chanson.
Nous avions bien pensé à d’autres matériaux naturels de remplissage :

  • les différentes balles issues de céréales ou graminées : balle de sarrasin, balle d’épeautre, balle de millet…
  • les noyaux de cerises
  • la laine de chanvre
  • la laine de mouton
  • le kapok

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Tout cela est bien joli, mais quand on a de petits moyens, qu’on est un urbain et qu’on a pas de champ ni de bêtes ni rien de tout ça dans son voisinage ni son environnement proche, on fait comment pour le fabriquer le joli pouf, hein ? On fait encore marcher son cerveau.

Nous avons donc pensé aussi au papier déchiqueté provenant de certains bureaux qui détruisent régulièrement leurs documents sensibles. Là, c’est cadeau. Il suffit de repérer quelques entreprises qui larguent leurs énormes sacs remplis de fines lanières de papier et le tour est joué ! Sauf que nous avons encore fait marcher nos neurones et nous nous sommes dit : « OK, c’est peut-être une fausse bonne idée, car le papier va finir par se tasser à force de s’asseoir ». Difficile de l’affirmer, car nous ne l’avons pas expérimenté. Cela reste donc une piste.

En poursuivant la réflexion, nous nous sommes dit que ces lanières de papier pouvaient être remplacées par des lanières de tissu. Pas de problème de tassement et, en grand nombre, les déchets de tissu peuvent donner un très bon moelleux. Une piste de choix, mais où trouver la ressource ? Si vous avez la réponse, laissez-nous un commentaire.

Liège : contourner un bouchon de taille

L’option liège, comme matériau de garniture, a donc gardé l’estampille « faisable ». « D’accord », répondent certains, « mais mettre des bouchons dans un pouf, ça ne sera pas vraiment agréable : les morceaux sont trop gros » ; ce à quoi nous rétorquons : « évidemment. Nous avons imaginé de les réduire en petits bouts qui redonnerait au liège sa souplesse… » et recréerait l’effet granularité que nous retrouvons dans tous les matériaux énumérés ci-dessus.

Autre appel à la cantonade : où trouver une broyeuse capable de réduire en grains nos chers bouchons ? On a bien fait quelques recherches, mais nous n’envisageons pas d’utiliser ça ! Une espèce de gros mixeur devrait pouvoir faire l’affaire. Attention toutefois de ne pas fumer le moteur.

C’est bien beau, mais pour garnir un gros pouf (un patapouf !) il faut des kilos et des kilos de liège. Pour le moment, nous n’avons qu’un stock de bouchons qui ne représente que l’équivalent de deux caisses à vin de douze bouteilles. Broyés, cela devrait augmenter le volume, mais nous sommes encore loin du compte.

Le liège est la matière que nous affectionnons le plus, vous l’avez compris. Ce matériau est des plus sympathiques et il pourrait créer chez nous de nouvelles richesses, de nouveaux emplois. Nous ignorons qu’il fit, dans des temps plus anciens, vivre de nombreuses personnes dans l’Hexagone.

Certains pays le collectent déjà et le réutilisent sous différentes formes comme de l’isolant écologique. La France a, une fois de plus, du retard à l’allumage, mais la Fédération française du Liège commence à s’organiser. Encourageons-la !

Fabriquer le pouf

Désolé, d’avoir poussé le bouchon aussi loin avec le liège, mais la ressource est un sujet inépuisable. La partie fabrication sera, elle, plus réduite, car notre pouf n’a toujours pas vu le jour, car conditionnée par la garniture. En un mot, le fond prime sur la forme !

Pour aller jusqu’au bout de notre démarche écologique, nous devrons prochainement trouver des tissus de récupération ayant les propriétés suivantes :

  • tissus de grande longueur
  • tissus très résistants pour assurer une bonne longévité
  • tissus issus de fibres naturelles

Encore un cahier des charges très pointu que nos cops 21 ne manqueront pas de relever !

Après maintes pérégrinations, nous avons fait une sélection de tutoriels qui nous semblaient adaptés à notre besoin et que nous voulions partager avec nos aimables lecteurs et lectrices. Vous verrez en passant que la dimension écologique n’a pas effleuré leurs créateurs. Les dérivés pétroliers ont encore de beaux jours devant eux (sic).

Le fruit de nos recherches est rassemblé dans un mini-guide de fabrication d’un pouf poire bilingue français-anglais à télécharger.

Avant de vous lancer dans la lecture de ce document de 15 pages, composé de photos et de schémas (patrons) pris sur différents sites francophones et anglophones, nous vous conseillons de regarder cette vidéo très efficace qui parlera très vite aux couturiers et couturières.

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