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Comment insérer des caractères spéciaux (4 méthodes)

* Compte tenu de la longueur du texte, vous pouvez télécharger cet article en format pdf : cliquez-ici !

Il y a plusieurs méthodes d’insérer plus ou moins aisément les caractères spéciaux dans des textes, mais également dans un message e-mail, dans un blog, etc. Pour commencer, veuillez d’abord vérifier :

  1. sous quel système d’exploitation travaillez-vous ? Windows (de Microsoft) ou GNU/Linux (Ubuntu, Open Accès) ?
  2. est-ce que vous avez un clavier français ? Le nom du clavier français est AZERTY, correspondant aux 6 premières lettres (de gauche à droite) de la première ligne alphabétique du clavier.

Les quatre méthodes présentées dans cet article sont :

Avertissement : parfois, les claviers ont leurs propres secrets et il peut arriver qu’ils réagissent d’une manière imprévisible. Dans un tel cas le seul rendement : testez les touches avec les différents méthodes (notamment s’il y aurait des problèmes avec la méthode 1 ou 2)…

Et maintenant les détails :

1re méthode : avec la touche « Alt » et le clavier numérique (pour Windows)

C’est la méthode la plus simple et souvent la plus rapide et elle marche pratiquement partout (sauf sur les systèmes d’exploitation Linux, Ubuntu…) aussi bien pour les traitements de textes, les tableurs et l’Internet (mails, blogs, etc.).
Regardons d’abord notre clavier :

  • il y a la touche « Alt », située en bas du clavier, juste à gauche de la grande touche « Espace »,
  • et il y a le clavier numérique, généralement dans la partie droite du clavier

Et voilà la méthode : En appuyant – sans la relâcher ! – sur la touche « Alt », et en tapant un code numérique sur le clavier numérique et enfin en relâchant « Alt », on obtient instantanément le caractère recherché sur l’écran.

On s’assure avant que le clavier numérique est bien en mode « numérique » et pas en mode « flèches ».

Le code correspond, dans la majorité des cas, au code ASCII (American Standard Code for Information Interchange).

Un petit test ?

Appuyez sur la touche « Alt », tapez le code 128, lâchez « Alt », et hop : le Ç apparaît.

Ou encore : Alt-1Très intéressants deviennent notamment les codes avec un ou deux chiffres (rapidité imbattable !) : Alt-2C’est pratique, n’est-ce pas ? Faut seulement connaître le code !

C’est fait :

Tableau-Alt-newTéléchargez le tableau (en format pdf) :  Cliquez ici !

 

 2e méthode : avec les touches « Alt Gr » et « Shift » (pour GNU/Linux, Ubuntu, Open Accès…)

C’est aussi une méthode très simple et rapide et elle marche pratiquement partout au monde «libre accès» de Linux (Ubuntu, Open Accès) aussi bien pour les traitements de textes, les tableurs et l’Internet (mails, blogs, etc.).

Regardons encore une fois d’abord notre clavier «AZERTY» :

  • il y a la touche « Alt Gr », située en bas du clavier, juste à droite de la grande touche « Espace »,
  • et il y a la touche « Shift », située sur la deuxième ligne aux deux côtes, à l’extrême droite et gauche. Tout le monde le connaît !

Le clou est maintenant qu’aux touches ne sont pas seulement attribués les caractères figurants au-dessus  – en Majuscules – dont tout le monde sait qu’on doit utiliser la touche « Shift » pour les obtenir (sinon, ils apparaissent en minuscules !), mais également deux autres caractères !

Et si l’on regardait avec attention les touches, on aperçoit que les caractères – en Majuscules – se situent plutôt dans le coin haut/gauche de chaque touche. Et il y a les touches avec 2 caractères : par exemple le «1» (en haut/gauche) avec le «&» (en bas/gauche), et même avec trois : par exemple le «4» (en haut/gauche), le «en bas/gauche) et le «{» (en bas/droite).

Seulement le quatrième caractère ne figure nulle part !

Mais avec une combinaison des touches, on peut accéder aux quartes caractères de chaque touche :

  1. la touche toute seule : on obtient les lettres en minuscule ou encore les caractères spéciaux figurants en-dessous les chiffres : c’est la position bas/gauche,
  2. la touche « Shift », avec la touche : on obtient les lettres en MAJUSCULE ou encore les chiffres (tout le monde le sait !) : c’est la position haute/gauche,
  3. la touche « AltGr », avec la touche : on obtient les caractères M ~ # { [ | ` \ ^ @ ] } € ¤ (presque tout le monde le sait !) : c’est la position bas/droite,
  4. et les touches « AltGr » et  « Shift », avec la touche : on obtient les caractères soigneusement cachés (et personne ne le sait !) : c’est la position haute/droite.

Regardons par exemple la touche « C » :

La-touche-CC’est pratique, n’est-ce pas ? Faut seulement connaître les codes derrière les touches !

C’est fait :

clavier-azerty

 

3ème méthode : avec le bouton « Insertion »

C’est la méthode de chercher les caractères spéciaux par le bouton « Insertion », généralement situé tout en haut sur la première barre de menus (dans WORD à la deuxième position de gauche). Cette méthode est indispensable dans le cas où on ne trouve pas le caractère recherché selon les méthodes 1 ou 2.   

Ensuite la procédure est différente pour chaque traitement de texte ou de tableur :

  • dans Word ou EXCEL, il s’ouvre une barre de menu dans laquelle on trouve, tout à droite le bouton « Symbole » avec le symbole « Oméga » *,
  • dans Libre Office, il s’ouvre une longue liste dans laquelle on peut trouver l’option « Caractères spéciaux ».

* Justement, le symbole de « Oméga » Omega n’est ni présent dans le tableau ASCII (méthode 1), ni sur le clavier AZERTY (méthode 2) !

Une fois cliqué sur « Symbole » (Word) ou « Caractères spéciaux  » (Libre Office), une fenêtre s’ouvrira, dans laquelle un long tableau vous offre une multitude des caractères…
Faut ensuite s’affranchir de deux problèmes :

  • assez souvent, le caractère cherché ne se trouve pas en haut, mais plus bas dans le tableau. Faut alors le chercher en défilant vers le bas. Parfois un peu fastidieux,

  • en travaillant sur différents ordinateurs et sur différents traitements de texte, le tableau n’est jamais le même.

Une petite aide quand-même : généralement, les derniers caractères spéciaux ou symboles sont enregistrés par le logiciel et apparaissent – quand l’on recherche à nouveau – dans une barre ou un tableau à part. On évite donc un nouveau défilé…

On jouant un peu sur les différents « Polices » et leurs « Sous-ensembles  », on constate une grande diversité des offres. Faut encore se souvenir.

Voilà quelques exemples pour Word :

Et quelques-unes pour GNU/Linux, Ubuntu, Libre Office :

Vous le voyez bien : on trouve tout et n’importe quoi. On constate :

  • quelques « palettes » sont assez petites, restreints,
  • quelques palettes très drôles (par exemple le célèbre « Webdings »),
  • d’autres immenses (par exemple « MS Mincho »).

Regardez seulement ce que Microsoft offre :

Polices de caractères de Microsoft Windows

Latin, grec et cyrillique

Arial · Arial Unicode MS · Calibri · Cambria · Candara · Comic Sans MS · Consolas · Constantia · Corbel · Courier New · New Franklin Gothic Medium · Gabriola · Georgia · Impact · Lucida · Lucida Console · Lucida Sans Unicode · Microsoft Sans Serif · Palatino Linotype · Segoe · Tahoma · Times New Roman · Trebuchet MS · Verdana

Hébreu

Aharoni · Arial · Courier New · Lucida Sans Unicode · Microsoft Sans Serif · Tahoma · Times New Roman

Arabe

Arial · Courier New · Microsoft Sans Serif · Segoe UI · Tahoma · Times New Roman

Thaï

Microsoft Sans Serif · Tahoma

Chinois

Chinois simplifié : Microsoft YaHei · SimHei · SimSun
Chinois traditionnel : Microsoft JhengHei · MingLiU

Coréen

Batang · Dotum · Gulim · Malgun Gothic

Japonais

Meiryo · MS Gothic · MS Mincho

Autres

Cambria Math · Ebrima · Euphemia · Gautami · Marlett · Nyala · Sylfaen · Symbol · Vrinda · Webdings · Wingdings

On est servi.
Un conseil : pour la bonne reconnaissance d’un texte – important pour les adresses internet, par exemple : b ou 6  ? – on choisit plutôt une police à « chasse fixe » (tous les caractères ont exactement la même largeur). Toujours vérifier la lisibilité !

 

4e méthode : télécharger des polices

Sur internet, vous trouvez une multitude des sites proposant un univers de polices, parfois gratuitement. Du très sérieux au plus farfelus. Je m’arrête maintenant et je vous donne seulement deux liens que j’ai regardé juste pour m’amuser un peu. A vous à jouer. Deux propositions (il y a des dizaines sur le web) :

 

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5 Commentaires

Classé dans Le coin des usagers, Mémos et tutos

J’explore mon clavier : beurk ! Un p¤u sur mon clavier !

Signe monétaire, currency signDans la gamme des bizarreries du clavier et des touches qui font causer, notons la touche triple, composée des signes $ (dollar), £ (livre sterling) et ¤ (symbole monétaire). Arrêtons-nous un instant sur le troisième, le plus ballot et le plus inutile. Stupide ? Pas tant que ça ! Joueur ou trublion devrions-nous plutôt dire. Jugez plutôt.

Ce caractère censé représenter une pièce de monnaie brillant de tous ses feux au soleil, que les anglophones surnomment joliment sputnik (« spoutnik »)  currency (« monnaie »), currency sign (« signe monétaire ») ou louse (« pou »), a une histoire directement liée à la guerre froide. Rien de plus normal pour un spoutnik, me direz-vous !

Une touche de discorde

Plus sérieusement, retenons qu’avec leur code ASCII (American Standard Code for Information Interchange) nos amis Américains n’avaient vu midi qu’à leur porte, car leur jeu de 95 caractères imprimables (sur les 128 au total) était adapté à leurs besoins locaux et à ceux leurs informaticiens (voir à ce sujet l’article de Jacques André « Caractère, codage et normalisation. De Chappe à Unicode« ). Encore aujourd’hui, cette table de caractères ne comporte, comme symbole monétaire que celui du dollar (36e position dans la table) et, cela va de soi, aucun caractère accentué.

Lorsque l’ASCII dut rejoindre, à la fin des années 60, la norme de l’International Organization for Standardization (ISO), les comités d’experts de plusieurs pays refusèrent de laisser le signe du dollar américain dans la norme ISO/CEI 646. Plutôt que de reconnaître le dollar comme parangon de la monnaie, il fut donc décidé de créer un caractère neutre, capable de symboliser la monnaie, au sens large. Une façon élégante de damer le pion à l’hégémonie du billet vert yankee !

C’est par ce truchement que le symbole monétaire entra, à partir de 1972, sur les claviers d’ordinateurs, remplaçant le caractère du dollar. Même s’il est plutôt vu comme un intrus, un caractère inusité, le symbole monétaire devait théoriquement servir lorsqu’il n’existe pas de caractère pour représenter une devise. Au détour de certains documents, on peut aussi le voir apparaître en substitution d’un caractère spécial qui ne peut être affiché.

Ce n’est que par la suite que le fameux S barré réapparut sur la touche, sans pour autant évacuer le pou qui le grattait. Mais ce différend ne régla pas pour autant les affaires des langues européennes utilisant un alphabet latin étendu.

Eh oui, la portion d’ISO/CEI 646 partagée par tous les pays n’est constituée que des lettres de l’alphabet latin de base permettant de couvrir les besoins de l’anglais moderne. Les autres langues utilisant un alphabet latin plus étendu ont donc eu besoin de créer des extensions et des variantes nationales de l’ISO 646 dans le but d’utiliser les lettres spécifiques à leurs langues (source Wikipedia). Pour le français, la variante porte le doux nom de ISO-IR 069.

En pratique, comment l’obtenir

  • Raccourci clavier : Alt+ 0164
  • Code ISO : ¤
  • Code HTML : ¤

A lire

1 commentaire

Classé dans Mémos et tutos

J’explore mon clavier : le caret, pour dire qu’il nous manque

Drôle de petit chapeau que celui qui figure sur la touche du « 9 » et drôle de petite histoire. Ce caractère que les débutants confondent avec l’accent circonflexe se trouve juste à côté du C cédille. On l’obtient grâce à la touche AltGr (Alternate Graphic, « caractère alternatif »).

Ce signe porte le nom latin de caret qui signifie « il manque » . Il est utilisé dans la typographie et l’édition et en informatique. Aux États-Unis, il est employé dans les corrections typographiques comme point d’insertion. Jadis utilisé en France, il correspond aujourd’hui au lambda d’insertion (que l’on note ), cher aux correcteurs et aux éditeurs. D’après l’article « Petite histoire des signes de correction typographique » de Jacques ANDRÉ, paru dans les Cahiers GUTenberg n˚31, en décembre 1998, le caret aurait été initialement employé comme point d’insertion auquel on aurait prolongé la première barre oblique formant une nouvelle sorte de lambda grec (noté λ), mais inversé. D’où le nom de « lambda d’insertion ». Effectivement, il faut être vigilant, car entre (lambda d’insertion) et λ (lambda), tout est une question de sens !

Dans le domaine de l’informatique, il est employé comme point d’insertion ou de remplacement.

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