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Avec Olivier, je vois Paris en 3D

lunettes 3D

Résumons : à ma droite Google Maps, un projet Google qui rend des services, mais génère des dollars dont je ne vois ni la couleur ni l’odeur. A ma gauche, OpenStreet Map (OSM) qui ne m’apporte rien en euros sonnants et trébuchants, mais qui m’offre l’opportunité d’améliorer en permanence la qualité des informations sur une carte, de rencontrer des gens passionnés  par le partage et, si je suis un développeur avisé, de créer de nouveaux objets capables d’aider mon prochain, qu’il soit développeur ou simple quidam du Web et d’ailleurs.

Sur « le cas OSM« , lisez (ou relisez !) notre article Google Maps versus OpenStreet Map qui vous éclairera sur la richesse de ce projet. Tellement riche, qu’un dénommé Olivier, notre plus ancien bénévole à l’@nnexe (non pas le plus âgé, mais le plus fidèle !), nous a fait l’honneur ce jeudi, lors d’un « Vous êtes libre ce soir ? », de nous présenter deux projets en lien direct avec la plate-forme de cartographie participative :

Précisons d’emblée que le deuxième projet n’a pas de nom officiel et que nous l’avons baptisé ainsi pour ne pas l’appeler « Tartempion » ou « Pinco Pallino« . Nous invitons du reste notre aimable communauté de lecteurs et de libristes à faire des propositions. Eh oui, on est participatif ou on ne l’est pas, alors du nerf !

F4map présenté par Olivier

Nous n’allons pas répéter sur F4map ce que nous avons exposé dans notre excellent article. Le but ici est de mettre à votre disposition, en exclusivité mondiale, la présentation d’Olivier, effectuée, s’il vous plaît, avec HTML Slidy. Cet outil respectueux des standards du Web sert à créer des diaporamas sous forme de pages Web. Il suffit de cliquer sur la page pour faire défiler chaque diapositive (appelée souvent slide d’où le nom) ou élément de diapositive.

Pour celles et ceux qui ont raté la présentation en live, voici la version en diapos, c’est toujours mieux que rien. Merci encore à l’ami Olivier qui nous l’a mis gracieusement à disposition, à condition de respecter les conditions de la Licence Creative Commons Attribution – Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.

Si vous téléchargez la version compressée, décompressez-la et dans le dossier « presentation », lancez le fichier epn-osm.html dans votre navigateur. En bas de la page, figure un index permettant de naviguer dans l’ensemble des diapositives.

Un architecte proche de mes pas

Inondation de Paris en 1910

Le deuxième projet présenté ce jeudi par Olivier fut son propre travail dédié à l’architecture. Lors de ses déplacements et balades parisiennes, Olivier aime à repérer les immeubles portant des plaques avec le(s) nom(s) du/des architecte(s). Chaque fois qu’il en trouve une, il reporte sur la carte d’OpenStreet Map le nom de l’architecte (mais pas encore son ventre !) et l’année de construction de l’édifice. On dit qu’il « taggue » le bâtiment dans OSM : il attribue le mot-clé architect à l’adresse du bâtiment représenté sur la carte.

Ça, c’est la première étape du boulot : celui du flâneur averti qui renseigne, une fois chez lui, la base d’OSM. La seconde étape est plus technique et nous ne la dévoilerons pas puisque nous en sommes bien incapables ! Il faudrait demander cela directement à l’homme de l’art. Toujours est-il que grâce à cette application dérivée des données d’OSM, Olivier nous donne l’opportunité de savoir quel(s) architecte(s) peuple(nt) notre proximité à un instant T. Lorsqu’on ce connecte à cette adresse http://osm.ascolteo.fr, on nous demande gentiment « Voulez-vous partager votre localisation avec http://osm.ascolteo.fr ?« . En répondant « Partager sa localisation« , l’application calcule notre position de connexion. Attention, un petit temps de réponse est nécessaire.

osm-ascolteo

Après quelques secondes, les coordonnées en latitude et longitude apparaissent. On peut ensuite choisir le rayon de recherche de 200m à 10km. On peut aussi trier par « proximité », « architecte » ou par « rue ». Faites un petit essai à partir des coordonnées de la place Henri Frenay :

  • Latitude : 48.84481
  • Longitude : 2.37671

Amusez-vous à jouer avec les différents réglages et tris et vous obtiendrez des liens vers les positions de chaque plaque sur la carte.

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OpenStreet Map versus GoogleMaps

Bosser pour Google ou pour le reste du monde ?

Google Maps, tout le monde connaît ou presque. C’est (l’incontournable ?) service de cartes, plans et itinéraires proposé par la société de Mountain View. Du pur mainstream donc où chaque utilisateur rase gratis pour l’Ogre qui monétise votre cognitariat. Plus sympathique en revanche, un projet de cartographie vraiment ouvert et collaboratif, comme on les aime chez nous : OpenStreet Map ou OSM pour les intimes. Certes, là encore votre travail n’est pas rémunéré, mais il a le mérite d’être pleinement conscient et personne (ou presque) ne fera du beurre sur votre labeur.

Ouvrir les chakras des données pour la cartographie

OpenStreet Map s’inscrit dans la lignée de ce que l’on appelle les « données ouvertes » ou, plus fréquemment, les open data. Ces données permettent, à ceux qui le désirent – donc des particuliers, des organisations à but non lucratif, mais aussi des sociétés privées voire des administrations – et qui en ont les compétences, d’être reprises et exploitées sous diverses formes (sites Web, applications mobiles, bases de données…) pour générer d’autres services, des statistiques, etc.

Ce monde des données ouvertes explose littéralement ces dernières années et les services publics, gros pourvoyeurs de données, génèrent par ricochet une myriade de projets dans le monde des logiciels libres et des start-up de tous poils. OpenStreet Map, projet mondial est de ceux-là.

Œuvrer pour le Bien Commun

En reprenant un certain nombre de données disponibles à tous, comme par exemple celles de notre bon vieux cadastre, OpenStreet Map, permet à de multiples contributeurs de cartographier le monde, nos villes particulièrement. Ce travail de petits ruisseaux qui font les grandes rivières est non seulement précieux, car il aide à améliorer l’exactitude des informations présentes sur une carte, mais aussi innovant puisqu’il offre de nouvelles données jusqu’ici absentes des cartes classiques. Les données ouvertes fabriquent ainsi de nouvelles données ouvertes qui agissent pour le Bien Commun. Voilà comment le Web et les logiciels libres permettent une fertilisation et des échanges plus riches et durables qu’un monde fait de brevets et de licences qui sont autant d’octrois à passer dans un univers que l’on nous dit pourtant globalisé.

Voyons d’autres exemples de retombées positives de l’ouverture et du partage des données. Disons que vous êtes en fauteuil roulant et que vous voulez savoir quels seront les lieux qui vous seront accessibles dans votre ville. Comme vous êtes pragmatique, avant de vous déplacer, OpenStreet Map pourra vous donner un certain nombre d’informations que vous ne trouverez nulle part ailleurs. Juste parce qu’il y a des bonnes âmes qui ont (pour une fois) pensé à vous. Certains de vos concitoyens – voire des étrangers qui passaient par chez vous – ont eu l’amabilité de prendre un peu de leur temps pour renseigner quelques infos sur votre ville, votre quartier, votre rue.

Bien sûr, vous ne trouverez pas tout, mais c’est mieux que rien et les choses avancent avec le temps, là où, ailleurs, elles se complaisent à stagner (les personnes handicapées ou leurs parents savent malheureusement de quoi nous parlons).

Les données sans cesse recyclées

Juste retour des choses, certaines municipalités exploitent à leur tour les données d’OSM pour fabriquer leurs propres cartes, leurs propres plans. Bel exemple d’économie circulaire en vérité. Avec mes impôts je permets aux pouvoirs publics de produire des données ; ces données peuvent elles-mêmes être reprises et enrichies par des citoyens (au sens planétaire du terme) ; avec ces données enrichies, d’autres pouvoirs publics peuvent créer de nouveaux objets, de nouvelles données. La roue tourne, même celle du fauteuil roulant et c’est bien ça qui nous plaît !

Citons par exemple la région de Brest, haut lieu du numérique citoyen en France. Non loin de cette métropole bretonne, la ville de Plouarzel, charmante bourgade côtière donnant sur la mer d’Iroise a refait son plan grâce à OSM et au travail d’habitants de la commune lors d’une cartopartie. Tel Plouarzel, plein d’autres villes françaises ont choisi d’utiliser OSM. La liste ne cesse de s’allonger, comme celle des administrations qui utilisent les logiciels libres. Il était temps, merci la crise !

Notons en passant que la France fait partie des pays les plus actifs dans les contributions sur OpenStreet Map (les Allemands étant les recordmen). Rendons ici un vibrant hommage à l’association OSM France qui fait un boulot remarquable tant dans l’effort de cartographie de notre territoire que dans la promotion du projet auprès du public et des administrations. Nous les avons reçus, le 6 mars dernier, dans notre atelier « Vous êtes libre ce soir ? » (VELCS), en la personne de Christian Quest, son président. Merci à lui ^_^

De la cartographie à la cartopartie

Vous le savez, dans le libre on aime partager. On a pour habitude de se rencontrer en faisant des boums, des rencontres conviviales quoi, que l’on nomme des « parties » (cf. l’anglais party). Ainsi, dans l’univers des rencontres du libre, vous pourrez participer à des install parties, des cryptoparties (ou chiffrofêtes) et bien sûr, des cartoparties. La liste est loin d’être exhaustive tant les idées, les initiatives et les rencontres foisonnent. Une terre fertile, quoi.

Si vous souffrez de solitude, les rencontres liées aux projets collaboratifs peuvent être une bonne piste d’ouverture aux autres. Paradoxalement, l’histoire commence souvent derrière son écran, quand on se met à ajouter ou à corriger des éléments sur la carte d’OpenStreet Map. Avec le temps, il n’est pas rare qu’on fasse de vraies rencontres en chair et en os (ou en chair et en OSM, je sais, elle était facile) et ce, de mille et une façons :

  • en contactant un autre contributeur via la plate-forme d’OSM  ;
  • en assistant à des rencontres organisées par OSM France ;
  • en se rendant à des cartoparties ;
  • en suivant des ateliers chez nous comme « Vous êtes libre ce soir ? » (encore un peu de pub, mais c’est pour le Bien Commun !) ;
  • en montant avec d’autres joyeux contributeurs, amateurs ou éclairés, des groupes de cartographes collaboratifs.

OpenStreet Map fait des petits

OSM, c’est comme les lapins : ça fait beaucoup de petits ! Entendez plein de projets connexes. Nous parlions plus haut des handicapés qui peuvent bénéficier de certaines infos présentes uniquement sur OpenStreet Map. C’est un exemple, mais il y en a d’autres et nous n’en sommes qu’au début. Pour le moment, nous nous contentons de vous donner quelques liens, mais nous publierons, à l’avenir des billets sur chacun de ces projets :

N’hésitez pas à nous faire connaître d’autres projets frères en laissant des commentaires. Merci d’avance !

 

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Antibuzz #03 : l’Open Data : l’ouverture des données

Si vous êtes, comme nos stagiaires, parisien et que souhaitez consulter les données ouvertes de la Ville de Paris (Open Data), rendez-vous leur site : http://opendata.paris.fr

Autres liens utiles

Open data de grandes villes de France

Open Data de départements et régions françaises

Carte de l'Open Data en France

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