Archives de Tag: pouvoir d’agir

Comment recycler ses déchets DEEE intelligemment ?

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Faire du neuf avec du vieux. « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » comme disait le bon chimiste. Avec les déchets issus de l’informatique et de l’électronique, y’a du boulot !

Qui ne possède pas chez lui d’anciennes disquettes, des CD et DVD usagés, un vieil ordi, un clavier has been, une bonne vieille souris à boule que l’on a les boules de jeter parce qu’on a mauvaise conscience d’envoyer tout ça aux oubliettes ou que, par principe, on préfère garder, car on ne sait jamais, ça peut toujours servir ?

Ces monceaux de DEEE (Déchets d’équipements électriques et électroniques) qu’on accumule sans cesse partent – quand on prend le soin de les trier ! – on ne sait où ? Que deviendront-ils ? Seront-ils démantelés puis recycler : dans leur ensemble, en partie ? Seront-ils brûlés, stockés dans des décharges « spécialisées » ou simplement abandonnés au triste sort de populations indiennes, chinoises ou africaines ?

Créons des objets avec les déchets informatiques et électroniques (DEEE)

C’est pour sensibiliser aux questions que posent les DEEE et pour proposer une réponse ludique (mais néanmoins modeste) que nous voulons organiser en 2017 des ateliers de création d’objets de décoration avec des déchets issus de l’informatique et de l’électronique.

Quelques exemples pour nous mettre en appétit (si vous en avez d’autres, nous sommes preneurs !) :

Recherchons bénévoles créatifs pour animer des ateliers

Si la question des déchets issus du numérique vous touche et que vous êtes créatifs, pourquoi ne pas venir animer des ateliers chez nous ?

Nous souhaitons lancer des ateliers hebdomadaires de 2h de février à juin 2017 :

5 sessions de 4 ateliers ouverts à 5 participants max.

Si l’aventure vous tente, n’hésitez pas à nous contacter.

A bientôt à l’@nnexe

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Classé dans La vie de l'EPN, Le coin des bénévoles

#NotreBudget : agir sur le cours de sa ville

Budget Participatif - Proposer ses idées

L’Internet prend tout son sens quand il nous rend ACTEURS, quand il nous (re)donne du pouvoir d’agir sur le plan local. Ça tombe bien, il existe aujourd’hui plein d’outils numériques pour (re)prendre notre destin local en main.

Vos idées, vos projets pour changer Paris

Agir sur le cours de sa ville : n’est-ce pas un super pouvoir dont on rêve un jour où l’autre ?

Depuis quelque mois, une dynamique est lancée à Paris pour permettre aux habitant-es de passer à l’action : le budget participatif (v. l’épisode précédent de septembre 2014).

Jusqu’au 15 mars prochain, on franchit un cap : cette fois, les Parisien-nes proposent leurs propres idées sur le site idee.paris en vue d’un prochain vote en septembre.

Chiche on le fait !

Et si on prenait la balle au vol ? Et si on proposait, nous aussi, des idées pour mieux équiper notre ville, notre arrondissement, notre quartier ?

Des ateliers Web gratuits pour changer Paris

Venez découvrir avec nous la plateforme idee.paris pour, vous aussi :

  • découvrir les projets que des habitant(e)s proposent (+ de 1000 à la date de publication de cet article)
  • soutenir des projets qui vous plaisent
  • proposer vos propres idées, vos propres projets

12 ateliers gratuits sont à votre disposition pour prendre en main la plateforme, mettre en forme vos idées, réagir aux projets des autres.

Calendrier des ateliers

Calendrier des 12 ateliers du 18 février au 15 mars 2015
3 MARDIS
14h-16h
3 MERCREDIS
18h-20h
2 JEUDIS
14h-16h
4 VENDREDIS
14h-16h
24 février 18 février 26 février 20 février
3 mars 25 février 12 mars 27 février
10 mars 11 mars 6 mars
13 mars

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On peut vous aider !

Au Relais 59, on a l’habitude de monter des projets et de les faire avancer à l’échelon local. Si vous avez des idées (vous, vos enfants, des parents, des ami-es…), mais que vous n’êtes pas à l’aise pour les mettre en forme ou que l’outil informatique et Internet vous pose un problème, nous sommes là pour vous aider !

N’hésitez pas à nous solliciter ou à venir (seul-e ou en famille) à nos ateliers Internet gratuits.

Soutenez le Jardincroyable sur idee.paris

Anne Hidalgo nous retweet "Soutenez le jardincroyable"

Même sur tweeter, la mobilisation continue !

Le projet de Jardincroyable, jardin collectif ouvert sous les arcades de la place Henri Frenay est proposé sur le site idee.paris, dans le cadre du prochain vote du budget participatif de Paris.

Nous invitons tous les habitants du quartier de la gare de Lyon et du 12e arrondissement à soutenir ce projet jusqu’au 15 mars 2015, date de clôture de la collecte des projets.
RENDEZ-VOUS SUR IDEE.PARIS

N’hésitez pas à commenter et amender ce projet. A venir nous aider si vous souhaitez prendre part directement au projet.

Merci de votre soutien et de votre participation.

Les conditions pour participer

  • Habiter Paris
  • Pas de limitation d’âge ni de nationalité
  • Proposer un projet d’investissement (équipement d’intérêt général)
  • Proposer un/des projets individuellement ou collectivement

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Classé dans Chantiers collaboratifs, Le coin des usagers

Réaménagement de l’@nnexe #10 : Olivier, un gars doué !

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Un switch fixé sous un poste informatique avec des techniques de Géo Trouvetou

Rien de tel que le contact ! Les relations de proche en proche. En jargon numérique on dirait « de P2P » (peer to peer,  » de pair à pair »). Le réaménagement collaboratif de notre espace fête en ce moment sa première année. Tout est chantier chez nous. Mais on ne se trompera pas en disant qu’entre la V1 et la future V2, l’@nnexe a connu de substantiels changements.

Si vous avez suivi les épisodes précédents, vous savez qui est Michelle, Jean-Luc, Claudine, Muriel, Lourdes, Liliana, Sheila, Francis, François… et tant d’autres petites abeilles qui alimentent la ruche  ! L’une a fait un audit du lieu avec des recommandations, l’autre a réalisé les plans de l’@nnexe version 1.9. D’autres encore ont cousu les rideaux qui nous protègent de l’aveuglement, apporté des coups de main et des gâteaux, des ondes positives, des encouragements et des gentillesses.

Chez les râleurs on trouve de bons bricoleurs

Aujourd’hui, c’est Olivier[1] qui a droit à son quart d’heure de célébrité, mais ne lui dites surtout pas, car il ne voudrait pas qu’on en parle ! Le contact, le proche en proche, je vous dis.

C’est parti simplement sur une remarque. Olivier fréquente régulièrement les accès libres. On se connaît. On s’apprécie, on parle de temps à autre, mais ça ne va pas plus loin.

Je me retrouve à aider quelqu’un sur un poste quand j’entends râler Olivier sur l’organisation des tables de la petite salle informatique. Soupe au lait comme je suis, je prends ça pour moi et pour celles et ceux qui ont sué avec nous pour améliorer l’espace. Je lui explique que c’est facile de critiquer, mais que nous avons passé un temps de damnés pour démonter, déplacer et remonter les tables. Que nous avons passé des semaines à trouver des solutions, à faire les plans… le tout, avec les moyens du bord : des bouts de ficelles. Je tais l’épisode de la découpe des tubes en alu, mais je le pense fortement et dans un mouvement romantique de la main, je lui lance un « si tu veux nous donner un coup main, tu es le bienvenu ! ». Oui, j’avais oublié de préciser que je le tutoie, car on a le même âge et quelques anecdotes en commun. Le proche en proche je vous dis. Et notre Olivier, d’un œil vif et malicieux de renvoyer : « ah ben ouais, OK, moi j’ai du temps, ça dépend de vos besoins ».

L’affaire n’en reste pas là. Nous nous isolons un instant et nous faisons le point sur ses envies et ses savoir-faire. J’apprends qu’il aime bricoler, qu’il sait souder et pour le reste, je l’ai découvert plus tard. Rendez-vous est pris. J’aime mettre les gens au pied du mur pour savoir ce qu’ils ont dans le ventre ; ce que vaut leur parole. Les « challenger » comme on dit maintenant.

Avec Olivier, on aime bricoler

Une semaine plus tard, Olivier est là, le jour J à l’heure H. On commence par concevoir comment habiller un de nos chariots métalliques avec du bois. L’idée, c’est d’en faire une armoire roulante pour stocker nos carcasses et autres pièces informatiques détachées. Nos DEEE[2] quoi.

Nos caisses de 12 bouteilles de grands crus de bordeaux pourront répondre à une partie de nos besoins. Le reste sera assuré par des planches de palettes.

Olivier se met donc au travail. Comme convenu, il fixe deux caisses sur le côté sur chariot en guise de casiers de rangement. Joli coup ! Il bosse bien Olivier et en autonomie. Le rêve !

Cachez ces câbles que je ne saurais voir

Cette première mission en appelle d’autres. Depuis le redéploiement de notre mobilier dans tout l’espace, opéré pendant les vacances de Pâques 2014, je n’arrive pas à trouver du temps pour sécuriser et rationaliser les câbles de toutes sortes qui jonchent le sol des salles informatiques et débordent dangereusement de l’arrière des postes. J’ai bien essayé de motiver quelques personnes chez nous pour s’y coller tous ensemble, mais rien à faire. A part moi, le bricolage ne passionne pas les foules à l’@nnexe. Dommage…

Un superbe exemple de basse technologie : bande métallique galvanisée, tube de mousse de protection pour les tuyauteries en guise de passe-câbles

Un superbe exemple de basse technologie :
bande métallique galvanisée, tube de mousse de protection pour les tuyauteries en guise de passe-câbles. Une barrette en fer blanc récupérée sur une PC pour fabriquer une patte de fixation.

Je branche donc Olivier sur les câbles. Il ne fait aucune résistance. Le matériel nécessaire était prêt depuis des mois pour faire le job. J’avais phosphoré sur comment rassembler les câbles ensemble, les guider dans des goulottes. Le tout, bien sûr, à moindre coût. Pour trouver la solution j’avais donc à nouveau convoqué mon cerveau de hacker[3]. Un rouleau de 10 mètres de bande perforée en galvanisé d’une largeur de 8mm environ (autour de 10 euros) + des tubes de mousse à calfeutrer les tuyaux d’eau pour éviter le gel (moins de 1 euro le tube) feraient bien l’affaire.

Je vends donc la solution à Olivier qui tente vainement de m’emmener vers des matériels professionnels inabordables pour l’association. Je tiens bon, malgré les derniers coups de boutoir. Un test est décidé sur 2 postes. Le résultat est probant. Olivier termine la petite salle de 6 postes et attaque courageusement la grande salle où il faut fixer un switch[4] et ranger au mieux les câbles réseau. Une rangée sert de test. La rigueur et la patience d’Olivier fait le reste. Le switch est posé avec des techniques à la MacGyver : des vis improbables et des plaquettes en fer blanc carottées sur nos carcasses informatiques.

Nous en sommes là. Encore 6 postes à traiter et les deux salles informatiques (15 postes) seront pleinement fonctionnelles.

Nous attendons prochainement un lot de machines que nous hériterons de l’Institut du Cancer. Cela donnera à notre parc informatique un petit coup de jeune et améliorera, une fois de plus, les services que nous pouvons rendre à nos usagers.

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Notes :

[1]. Il ne s’agit pas d’Olivier D., mais d’Olivier B. Eh oui, nous avons désormais deux Olivier dans notre fertile et beau tiers lieu !

[2]. Les DEEE (ou D3E) désignent les Déchets d’Équipement Électrique et Électronique qui sont difficilement recyclables, mais néanmoins très polluants, car ils contiennent toutes sortes de métaux lourds, de plastiques et autres composants chimiques ayant un impact important sur l’environnement et les milieux naturels.

[3]. Le hacker est une personne qui aime comprendre en détail le fonctionnement interne d’un système (informatique ou pas) ou d’un objet en général. En maîtrisant ce fonctionnement, il peut ensuite détourner l’objet de son usage initial pour en créer un nouveau. Il existe des hacker dans tous les domaines et, surtout, plein de hackers et de hackeuses qui s’ignorent à travers le monde !

NB : dans le champ informatique, ne pas confondre hacker et pirate.

[4]. Un switch (ou commutateur) est un boîtier électronique qui est utilisé dans le domaine des réseaux pour redistribuer une connexion réseau ou une connexion Internet. Grâce à un switch, un seul câble, qui apporte la connexion Internet, peut être démultiplié en plusieurs câbles (4, 6, 8 ou plus, selon la taille du boîtier) pour alimenter plusieurs ordinateurs. C’est comme une multiprise, mais pour la connexion Internet.

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Classé dans Chantiers collaboratifs, La vie de l'EPN

28 février : Repair Café Paris 12e #3

Un gâchis bien organisé

L’obsolescence programmée. Ça vous parle ? Un petit indice : tous ces objets qu’on achète et qui tombent en panne, s’usent ou se cassent rapidement parce que les fabricants l’ont savamment organisé. Maintenant vous y êtes.
C’est aujourd’hui une norme pour que le consommateur achète, jette et rachète. C’est bon pour le commerce, du pain béni pour le marketing (puisque ça rime), mais c’est moyen moyen pour la nature et pour les pigeons que nous sommes.

Ce vaste gâchis dénoncé par une poignée d’écolos de la première heure, de décroissants et de gens de bons sens de tous bords, est aujourd’hui considéré par un plus large public. Il était temps. Même si nous sommes encore loin d’une masse critique, il faut bien commencer et encourager, le plus possible, toutes les initiatives qui veulent inverser cette tendance lourde à l’entropie.

A l’époque du bon vieux temps, une chemise, une paire de chaussures, un meuble… pouvaient faire une vie et même constituer un patrimoine pour la descendance, un trousseau, une dot. Au moindre accroc intervenait – selon ses compétences et la division des tâches – papa, maman, grand-papa ou grand-maman. Dans d’autres cas, il y avait des cordonniers, des couturier-es, des réparateurs de TV… C’est maintenant beaucoup moins commode de transmettre un meuble Ikea, un manteau Zara, une chemise H&M (sic) !

Réparer plutôt que de jeter

C’était le bon vieux temps que la hollandaise Martine Postma a eu la bonne idée, en 2009, de réactualiser à Amsterdam en proposant un Repair Café pour s’inscrire concrètement dans cette dynamique de réparer plutôt que de jeter.

Le mouvement des foires et des cafés à la réparation était lancé. Aujourd’hui, il en existe partout dans le monde. A Paris, c’est en 2013 qu’un collectif crée les Repair Cafés Paris.

L’idée principale des Repair Cafés c’est de réparer collectivement des objets en panne ou endommagés, avec l’aide de réparateurs bénévoles (voir la charte des Repair Cafés). Chaque participant peut apporter un objet à réparer.

L’engagement de l’@nnexe

En récupérant, en réparant et en réutilisant du matériel de toutes sortes (ordinateurs, matériel informatique, matériaux divers, caisses, mobilier, plantes, etc.), l’@nnexe a toujours pratiqué et défendu cette nécessaire frugalité et ce besoin de revaloriser des ressources et des déchets pour, à son niveau, juguler cette ignominie. Chez nous, la récup, c’est… comment dire… une seconde nature et un virus très contagieux !

Samedi 28 février : tous à Reuilly !

Allez, maintenant il faut PASSER A L’ACTE ! Le samedi 28 février, nous nous associons au Centre d’animation de Reuilly qui organise son 3e Repair Café de 14h à 17h en partenariat avec Repair Cafés Paris.

Si vous avez un objet à réparer, n’hésitez pas à venir nous voir au Centre d’animation de Reuilly.

Venez nous aider à réparer

Si vous êtes sensible à notre démarche et que vous êtes en capacité de réparer des objets, vous êtes le/la bienvenu-e samedi 28 février ;-)

Pour ce type d’événement, mais aussi pour nos autres activités tout au long de l’année, nous recherchons régulièrement des bénévoles :

  • Makers et bricoleur-ses de tous poils
  • Bidouilleurs en électricité et en électronique
  • Informaticien-nes et développeur-ses à tendance social
  • Formateur-trices informatique
  • Couturier-es professionnel-les ou amateur-trices
  • Artistes et designers sensibles à l’upcycling et au réemploi de matériaux
  • Toute personne qui souhaite participer à l’aventure de notre centre social !

L’accueil des réparateurs et réparatrices bénévoles se fait le matin et les séances de réparation avec le public c’est l’après-midi de 14h à 17h.

Si vous souhaitez rejoindre notre équipe de joyeux-ses bénévoles, contactez Yann Vandeputte, médiateur numérique et responsable de l’@nnexe.

Plan d'accès à l'Annexe

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2014 : générique d’une année exceptionnelle

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On est dans les temps, alors on en profite. Dans les temps et dans le bilan de l’année 2014 que l’on vous annonce excellente. C’est donc un grand plaisir de partager avec vous cette fierté.

Bravo et merci pour 2014 !

Le bilan de l’année 2014 est en cours de rédaction. Échéance ? J-29. Avant de l’achever1 et de le rendre public, nous pouvons dévoiler que cette mouture ouvrira une nouvelle forme de présentation. Dorénavant2, nos bilans commenceront par un générique. Oui, comme dans un film. Et puis quoi ? Une année n’est-elle pas un grand film ? Un film de 8760 heures où de nombreux protagonistes, seconds rôles, figurants et autres personnages, événements, rebondissements, dénouements, épilogues, s’enchaînent, se télescopent, se répondent, s’articulent, s’aiment et se déchirent… En somme, une dramaturgie avec ses codes et ses thèmes récurrents, une symphonie humaine et technologique qui se joue avec bien des mains et des cerveaux pour alimenter les communs de l’intelligence collective.

Voici donc, en avant-première, le générique de l’année 2014, en guise de modestes remerciements à toutes celles et tous ceux qui ont tenu leur pupitre dans la grande partition de l’@nnexe.

Sont intervenu(e)s à l’@nnexe en 2014, par ordre alphabétique :
Équipe de formation
Équipe technique
Équipe des décors
Alexandra P. – Formatrice
Alexis B. – Formateur
Anne B. – Formatrice
Anne K. – Blogueuse
Armand S. – Formateur
Catherine D. – Formatrice
Christian Q. – Développeur
Cyril D. – Formateur
Danielle B. – Formateur
Denis A. – Formateur
Élise J. – Formatrice
Franck P. – Développeur
Jacqueline P. – Formatrice
Jean S. – Formateur
Jean-Claude B. – Formateur
Jean-Claude B. – Formateur
Jean-Jacques D. – Formateur
Jean-Marc R. – Formateur
Jimmy A. – Formateur
Lakshmi H. – Formatrice
Lucia D. – Formatrice
Mercedes S. – Formatrice
Nicolas R. – Développeur
Nicole P. – Formatrice
Olivier D. – Formateur
Patrick G. – Formateur
Philippe M. – Formateur
Romain C. – Formateur
Stéphane G. – Développeur
Sylvain N. – Formateur
Thierry T. – Formateur
Thomas F. – Bibliothécaire
Yohan B. – Développeur
Ahmed C. – Aide technique
Brandon M.L. – Assistant technique
Damien B. – Développeur
Francis D. – Aide technique
Gérard D. – Encadrant
Jean-François S. – Assistant technique
Jean-Luc L. – Aide technique
Jean-Michel S. – Graphiste
Jérôme – Geek
Marie-Antoinette K. – Accueillante
Réjane V. – Assistante
Walid J. – Assistant technique
Walid M. – Assistant technique
Claudine C. – Couturière
Liliana S. – Couturière
Maria de Lourdes M. – Couturière
Muriel C. – Couturière
Sheila S. – Couturière
Marie-Claire D. – Couturière
Copyleft l’@nnexe 2014 – Tous droits partagés

Au nom de tout le Relais 59, nous tenons à remercier chaudement tous ces acteurs et actrices3 pour le travail et l’aide qu’ils/elles ont apporté à l’@nnexe et à ses usagers en 2014.

Tout ce boulot et cette énergie sont précieux pour faire vivre le lieu et pour lui donner une dimension humaine, conviviale et participative. C’est une des « marques de fabrique » de l’@nnexe, c’est l’image et la réputation que nous renvoient souvent les usagers qui nous connaissent ou que nous accueillons pour la première fois.

Grâce à cette dream team, nous pouvons mener (souvent à bien) la lourde mission d’éducation populaire dans le champ du numérique qui nous est confiée par la Ville de Paris. Grâce à elle, nous pouvons aussi mettre en place de nombreuses expérimentations qui conduisent parfois à de réelles innovations dont nous sommes fiers.

Encore mille mercis à elle !


[1] Dans la douleur, comme toujours !
[2] Pourquoi n’y avons-nous pas pensé avant ?
[3] Et tou(te)s celles et ceux que nous avons probablement oublié(e)s

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Classé dans La vie de l'EPN

E2C : une ACA de bonheur

C’était un après-midi comme je les aime. Comme dans les kinder, avec une surprise à l’intérieur. J’étais invité vendredi par les Écoles de la 2e Chance (E2C) de Paris à la remise des ACA (Attestations de Compétences Acquises).

Briser les plafonds et les murs de verre

Le rendez-vous avait lieu au siège du groupe La Poste, proche de la gare Montparnasse. Dans une cathédrale de verre tellement transparente qu’en descendant l’escalier menant au rez-de-jardin, je ne trouvais pas l’accès à l’auditorium. Une impasse vitrée. Un plafond de verre vertical. Une vitrine qui me permettait d’appréhender l’espace où je voulais me rendre, sans pouvoir y accéder.

Mon inconscient venait de créer par l’absurde la situation que vivent des milliers de jeunes dans notre pays : assister, impuissants, à la vie qui se joue devant leurs yeux, sans pouvoir prendre part à la scène.

Sentir les portes se refermer devant soi et se dire :
Mon instinct s’est évanoui, il ne reviendra pas c’est fou
J’ai eu ma deuxième chance en même temps
L’attente a été longue, très longue et stressante
J’ai brûlé mes plus belles années comme ça, mais bon me voilà… (Akhenaton – « Deuxième Chance » – Universal Music © 2014)

Rester calme. Chercher. Me donner une deuxième chance et… trouver l’ouverture. Ouf , compris. Pousser la lourde porte. Descendre. J’y suis !

De décrocheur à prescripteur

J’ai manqué le début. C’est la pause avant la remise des attestations. 360 degrés. On sent la tension des jeunes et de leurs supporters. La bonne adrénaline.

Je m’informe : cette place est réservée ?

Non, vous pouvez la prendre, ils ne viendront plus, me dit gentiment une membre de l’équipe administrative de l’E2C.

Remise des ACA 2014 (Attestation de Compétences Acquises) - E2C ParisJe suis dans la tribune des partenaires. Aux premières loges. Je peux voir les visages, leurs expressions et le non verbal qui s’animent sur la scène. Toutes ces coulisses qui ne disent pas leur nom.

Je suis ému de voir ces gens émus. Sofiane, Kumar, Antoine et les autres.  Je repense aux jeunes que nous accueillons en stage depuis cinq ans à l’@nnexe qui veulent se diriger vers un métier de l’informatique [1]. Des jeunes qui donnent, pour la plupart, satisfaction. Des jeunes curieux, qui s’intéressent souvent à ce qui les entoure dans un espace public numérique : les gens.

Quand ils s’impliquent, ils réalisent que l’informatique ça peut être ça aussi : aider celles et ceux pour qui le numérique n’est pas une seconde nature. Alors ils conseillent, ils assistent, deviennent prescripteurs, passent de l’autre côté de la barrière, réalisent qu’ils peuvent être utiles. Que les rôles peuvent s’inverser et qu’on est toujours le « décrocheur » de quelqu’un. Cette fois c’est eux qui aident à raccrocher, à braver la tempête qui submerge les naufragés du numérique que nous recevons quotidiennement.

Revisionner la vie en général

J’étais en échec scolaire depuis la 6e. J’en ai pas honte aujourd’hui. Comment accueillir les paroles de Johanne qui, en recevant son attestation aujourd’hui, montre qu’elle a court-circuité bien des systèmes ? Peut-être par les mots du discours de clôture de Denis Bouchard, président de l’E2C Paris : une société qui ne donne pas la deuxième chance est une société qui meurt ? Ou peut-être encore par ceux de Charles (ex-décrocheur de 1re année de CAP menuiserie) embauché en CDD et en passe de devenir animateur : revisionner la vie en général ?

Remise des ACA - Attestations de Compétences AcquisesJe fais un songe : presser le bouton rewind pour revoir le match. Analyser au ralenti les actions de cette vie où le poids de l’habitude et des clichés fait, chaque année, tant de victimes collatérales. Cette vie qui enferme encore trop de jeunes (et de moins jeunes) dans des boîtes solidement verrouillées : « décrocheurs », « éléments perturbateurs », « mauvais élèves« …

Briser ces schémas mentaux pour éviter d’avoir des plans de secours au cas où (dixit Charles), c’est une des missions périlleuses que les E2C et leurs partenaires ont accepté de conduire. Des missions périlleuses ou démission périlleuse ? La langue a l’ironie solidement chevillée dans ses sons.

Il était temps ! Il était temps que la société française, à travers ces dispositifs parallèles (initiés à la fin des années 90) commence à s’intéresser à ces jeunes. A « ses cancres ». Il était temps qu’elle leur donne la chance d’enrichir leur GPS personnel [2] afin qu’ils puissent engager un travail de résilience. Il était temps qu’elle leur présente un étrier pour qu’ils puissent chevaucher un avenir meilleur et crier au monde leur haka de bonheur.

En bon entraîneur, cette énergie, Denis Bouchard sait la faire passer. On sent chez lui la force de l’indignation. Il galvanise la salle par un dernier accrochez-vous ! qui donne le frisson et par une sentence qui sonne comme un avertissement : l’École de la Deuxième Chance ça doit être l’École de la Réussite.

Je reprends la télécommande. Je mets un instant sur la pause de la réalité. Une petite voix libriste me chuchote à l’oreille la route est longue, mais la voie est libre pendant que Mohamed me vole la conclusion : tout le travail doit venir de nous.

Notes :
[1] Je remercie Franck Le Billon de l’E2C Éole qui nous fait confiance et nous oriente régulièrement des jeunes
[2] C’est un des témoignages recueillis pendant la remise des attestations

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